Jamais 203 : écoute uniquement les couplets de Despo

On a rien de spécial contre Mokless, on aurait même plutôt tendance à respecter sa carrière, mais faut pas se mentir, il vaut pas un orteil de Despo.

Concernant Guizmo, il est peut être super fort, ou peut être pas du tout, franchement j’en sais rien. J’écoute pas ce mec. Je peux pas me respecter moi-même en me disant que j’écoute un mec qui se déguise en Tupac sur les couvertures de magazines.

Et puis tout simplement, y’a pas à tortiller du cul toute la journée : tout ce qu’on veut entendre, c’est un nouveau projet solo de Despo. Pas une association sans queue ni tête avec deux mecs qui sont à des années-lumières de son univers si particulier.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’il fallait bien que quelqu’un le fasse :

Despo Rutti – Jamais 203 (uniquement ses couplets) from Captcha Mag on Vimeo.

Télécharger le mp3 : depositfiles ; uploaded ; bitshare ; ziddu ; asfile

Butter Bullets – Ludwig Guttmann [Clip]

Y’a un nombre incalculable d’enfants de putains qui vont te parler de la nouvelle coupe de cheveux de Sidisid, mais Captcha Mag c’est pas Jacques Dessange.

Alors on va juste retenir la prod toujours aussi folle de Dela, un mec qu’on qualifiait de « génie jaillissant au talent surdimensionné » il y a quelques mois, et qui confirme, beat après beat, que Therapy Music c’est tout sauf le haut du pavé. Peplum était de loin l’album français le mieux produit depuis des années, et le boug continue de marcher sur l’eau. On va pas lui sucer la bite trop longtemps parce qu’on est pas là pour ça non plus, mais putain, cet enfoiré est loin.

Qu’est ce qu’on retient d’autre ? « Le monde nous attend, comme la sextape d’Alizée », « appelle-moi Marquis d’Swagg », « on vous fulguro-fistera comme Goldorak », « j’vous pisse au cul, j’vous transforme en hommes-fontaines » … Sidi enfile les punchlines comme des perles de geisha, avec des références et un style toujours aussi atypiques. S’affranchir aussi facilement des codes ancestraux du rap français, c’est grandiose, putain. Deux petits blancs qui ne payent pas de mine a priori, en France, ça joue les losers à la Orelsan, ou ça ferme sa gueule. Bah non, putain ! On assume cette merde, ces « gueules de petits bourgeois », on affiche son Ralph Lauren et ses références improbables, et on le dit haut et fort, « on vous baise tous » !

Parce que Butter Bullets vous baise tous tellement !