Festival : Chill Out, le 19 avril

RENDEZ-VOUS le 19 Avril 2014 pour le Chill Out Festival. En attendant la troisième édition du Chill Up Festival, toute l’équipe de Chilleurs vous attendront dans un décors de folie et en compagnie de nombreuses associations et créateurs (Dievx, Organ SkateBoard, East, Ca Roule ça Fioule, Ilo Graphisme, Pimpiliposa, Fred g, Osmoz colors, Frenchaccrostreet, …) et de nombreux artistes (Symbiz Sound, Jonwayne, Set&Match, Billie Brelok, Le Saloon, Dj Reno, Dj Fonkmaz, Dj MadJohn)

Plus d’info :
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Billetterie :
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Teobaldo va vous causer de … D.O.Z.

Cet article a été publié, à l’origine, sur LeRapEnFrance

A2FCR3W Avec Un [3]Aujourd’hui je vais vous parler d’un rappeur très présent pendant des années sur la scène grignoise (et parfois même en dehors des frontières de son département), plébiscité par ses pairs sur compilations ou albumsD.O.Z. AKA Big Negro Doz.Vous l’avez sûrement déjà entendu, mais un couplet n’est peut-être pas suffisant pour rentrer dans l’univers un peu particulier de ce MC au débit et à la voix reconnaissables entre mille. Parce qu’il faut dire aussi que DOZ c’est un délire. Cet adepte de grosses prods hydrauliques aux basses bien ronflantes n’a fait rebondir son flow singulier que sur un seul album solo, jusqu’à présent, sorti en 2010 : Rimes & raccailleries (Ou du moins c’est ce que je croyais mais après multiples vérifications, j’ai fini par découvrir qu’il avait sorti « Crime en rimes » en 2005. Donc techniquement le 3ème album sortira en 2015_On y croit. Mais comme j’ai pas l’album de 2005, je vais te parler uniquement de celui de 2010). Pour schématiser, le Déozed a, entre autres, une présence à la Daddy Lord C, des tournures de phrase à la Karlito, le tout sur des ambiances façon bon Dr Dre et évidemment comme ça, c’est étrange et pas facile à cerner. Par contre, ça rend curieux donc allons y.

Ceux qu’ont été à l’école me diront que racailles, ça s’écrit pas avec pas 2 c. Et je vois d’ici les plus fainéants dire que c’est sûrement un illettré et prendre cet argument comme excuse pour pas creuser plus loin. Pourtant il n’y a pas à creuser bien loin : sur le tracklist on retrouve Juicy P et Jack Many (de la LMC Click, l’un des groupes le plus wanted de Grigny) et, chose amusante, y a écrit “Jacc Many” avec 2 c.
Donc en vrai, on n’a pas encore commencer à écouter le CD qu’on est déjà dans l’ambiance : DOZ ne peut pas s’empêcher de mettre de la CC partout. Ou alors serait-ce un hasard ? Branlette intellectuelle ? Ou juste cassos analphabète ? En tout cas, ça me fait bien marrer.

Le mot d’ordre est donné dès les premières secondes de l’intro. “Cherche pas le message, on n’est pas des prophètes. Kiffe, mets-toi bien” Haschisch gras dans le crachat, DOZ n’a peut-être pas de message mais il a pas mal de choses à dire comme le second morceau Machine à sous et bar à suceuses le précise d’entrée (Et oui DOZ possède cette science pour nommer ses morceaux). Déjà, ça commence par un petit dialogue avec son collègue Baron G (un taulier de Grigny) où, ensemble, ils s’interrogent sur cette mode de se revendiquer “gangster” avec tous les codes que ça implique, quand eux et leurs proches ont peut-être commis des actes répréhensibles mais toujours par nécessité, sans fierté ni honte. Comme quoi, ne pas avoir de grands messages dans le rap ne veut pas dire être totalement immoral et sans principe.

“La rue est pleine de déchets, de caniches qui jouent les pits chauds / de bout de choux qui jouent les méchants mais même ceux-là se font puncher.” Et là où on voit que notre Big Negro Doz a vraiment des choses à dire, c’est qu’il ne laissera qu’un seul couplet à Baron G. Et c’est quelque chose qu’il va faire à presque tous ses invités. C’est son album à lui quand même. Résumons. Il a donc la volonté de ne pas te prendre la tête, ne pas te faire la morale, il veut que tu te divertisses en écoutant son CD. Ce qui ne veut pas dire qu’il va te raconter tout et n’importe quoi. Et il met du cœur à l’ouvrage afin d’avoir beaucoup de rimes pour toi. Il est généreux. C’est vraiment un gars bien.

Toujours dans des coups fourrés. Avec des jeunes tass ou des daronnes bourrées” Grand seigneur et magnanime. Il y en aura pour tout le monde. Mais raconter la rue n’est paradoxalement pas toujours la formule gagnante quand on fait de la Gangsta Funk, dans ce pays. Déjà que du rap vraiment typé West Coast, il n’y en a pas beaucoup par chez nous, mais en plus, c’est souvent le côté festif de qui est mis en avant. Le pendant “Gangsta” de la G Funk est souvent délaissé. De loin, ça semble curieux. On croirait que les gars fantasment sur des gangs américains armés et portant des bandanas mais sont choqués quand ils entendent des cailleras bien de chez nous rapper des histoires de fusillades. Les gangsters : oui. les cailleras : non. Ok… C’est dommage. Mais pas surprenant.

C’est un peu à l’image des médias rap frinçais qui ont, depuis longtemps, oublié des grands groupes comme TSN : “Tout Simplement Noir”, Expression Direkt ou encore certains classiques du collectif Mafia Trece.
Et c’est exactement en droite lignée de cet héritage que se situe DOZ. Des histoires de ghetto d’ici avec des sonorités de là-bas, mais sans se prendre pour un chicanos de séries B. Avec en supplément, cette pointe acérée d’humour qui vient parfaire et perforer le tout.
Par exemple, DOZ va jusqu’à faire lui-même les voix des meufs qu’il drague ou des mecs qu’il menace, donnant une interprétation colorée aux différents personnages qui peuplent ses récits en quelques répliques bien senties. Pour bien réaliser, il faut l’entendre au moins une fois prendre une voix aiguë et dire “Allez, va-z-y, lèche moi la shnek un peu”. Le mec y va à fond, il mérite le respect pour ça.

Si t’es une tass qui s’assume. Ça t’ouvre des droits comme à la SACEM.” Les meufs qu’il drague, d’ailleurs, ça revient très souvent. Sous différents angles de vue qui sentent toujours le vécu. Entre le DOZ “fragile” seul en cellule qui pense à sa meuf qui ne lui donne plus aucune nouvelle sur “Coeur carcéral” et le DOZ “macho” qui refuse de lécher sa meuf et lui sommant de lui sucer la bite, maintenant, parce que ça suffit les conneries, sur Arrête de parler on pourrait croire qu’il y a tout un monde. Mais le rappeur est quelqu’un d’entier qui sait jouer avec les différents côtés de personnalité sans jamais avoir l’air contradictoire. À chaque fois il fait mouche et suinte la véracité quand il évoque ses relations au sexe opposée, se voyant tantôt fort, tantôt faible face à la chair. Ni canardise, ni vulgarité à outrance (juste ce qu’il faut). Le mec t’en parle normal. Ce n’est pas donné à tout le monde. “Appelle moi Tarzan, toi Jane. Et me prends pas pour Cheetah, j’ai des potcas dans le jeans. » Mais le summum reste le moment précis où il drague. C’est l’objet de tout un morceau caché dans l’album, juste après le très très bon Ambiance Maquis. Un son bonus qui pourrait facilement s’appeler Expert en séduction.

La vie est une taimp, mais je lui rendrai les coups. Je lui ferai même le cul, si je peux. Si je peux pas, tant pis. Mais ce qui est sûre c’est qu’un jour ou l’autre, c’est elle qui me mettra au tapis” Quand on regarde bien, DOZ a le même rapport aux femmes qu’à la vie elle-même. Une espèce de mélange sain entre amour et haine.
Même sur MACRO où il s’imagine en proxénète prospère, il ne verse pas dans la misogynie intégrale. Je sais que ce n’est pas du tout convaincant dit comme ça mais je vous jure que même dans ce genre de délire assumé, il y a de la tendresse qui transpire chez ce bon Big Negro Doz.

Nan, sans déconner, beaucoup d’humanité chez ce rappeur qui peut pourtant paraître rude en apparence. Loin d’être idiot et insensible, le Dé O Zed n’a aucun mal à débiter sur des thèmes plus introspectifs. Comme pour le reste, il gère habilement sans être trop relou. C’est ça qui est intéressant aussi avec lui, c’est qu’il a plus ou moins les même ingrédients que tous les rappeurs bousillés aux sons de la Côte Ouest, mais pas le même dosage. Peut-être pour ça qu’il s’appelle Doz ? (Personne ne m’a forcé à faire ce jeu de mot, aussi j’en assume l’entière responsabilité et présente toutes mes excuses aux familles des victimes).

Peu importe l’âge, le lâche n’atteint jamais la sagesse.” Au travers de certains titres comme “Conflits et confusions” le grignois évoque sa séparation d’avec sa famille, sa venue en France, il y confesse également ses sentiments d’échecs ainsi que de satisfactions, sachant faire la part des choses. Le rappeur est loin d’avoir une vision manichéenne et simpliste des choses, se gardant bien de juger la plupart du temps. Quand D.O. prend le micro, il raconte ses aventures et laisse soin aux auditeurs d’en penser ce qu’ils veulent. C’est bien, ça me fait une bonne conclusion. Il me reste plus qu’à ajouter qu’il maîtrise très bien le story-telling par-dessus le marché, ce qui consiste justement à raconter des histoires.

C’est dommage que DOZ n’ait annoncé aucun projet solo depuis cet unique essai (transformé, selon moi.) Mais en tout cas, on peut toujours se rassurer en constatant que, bien que plus rare, DOZ est toujours là et n’a pas raccroché le micro. En témoigne son couplet sur la compilation MDRG qui rhabille tous ces gens qui ne jurent que par les vues sur internet en 2 mesures “T’arrêtes pas de frimer parce que sur youtube on t’a cliqué. Tu devrais pas, d’après les commentaires, t’as bad piqué” (bad piqué, ça veut dire que le mec à grave dormi, il n’a pas fait le taff)

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Culture clubbish, strip-tease et rap à Houston

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H-Town, Hate Town, City of Syrup, Screwston, Hustletown … il existe autant de manières de la nommer qu’il existe de manières de danser et rapper à Houston. Art du emceeing et de la secousse corporelle issus des temples périphériques de la culture hip hop, c’est à dire des Fith Ward, Third Ward et South Park, lieux où clubs et strip-clubs ont poussé comme des champignons à partir du moment où le mogul Ray Burnett a décidé de les empiler de la même façon qu’il collectionne les Rolls Royce … A cet instant, DJ Darryl Scott fait office de jeune pygmalion du deejaying avant d’être celui de la « slow down music » locale, exercice de style sur platines qui va séduire un adorateur de musique classique, un certain Robert Earl Davis Jr. alias DJ Screw qui vient de débarquer de son Smithville natal … Tout cela bien avant Jack It Up de Captain Jack, Rock It de K-Rino ou Car Freak des Ghetto Boys, les premiers hits rap de la ville.

DJ Fournier, répression policière et nightclubbing.
DJ Fournier.
DJ Fournier.

Avant que le rap n’électrise entièrement le hood, circa 1985/86, KB Da Kidnappa veut être joueur de basket-ball, Gangsta NIP quant à lui est une jeune et humble drum-major. Il faut dire qu’il n’existe que deux ou trois clubs dans le Third Ward, le club Riddims dans le Southwest, le Club 808 (South Park), le Northside de son côté possède le club Palladium. C’est là que le hip hop survit dans la marginalité, avec comme seul et unique mandataire un DJ blanc : Steve Fournier. D’ailleurs, Fournier doit débattre avec le chef de la police chaque fois qu’il distille ce rap cellulaire de ses platines, lui qui a déjà passé quelques séjours dans les chiourmes de la ville du fait de son entêtement à jouer cette musique de « négros ».
Récalcitrants à cette pandémie sonore en provenance de New York qui permettent aux Noirs de surmonter le rigorisme reagannien, les flics rednecks enfoncent régulièrement la porte des clubs, ordonnant aux DJ’s d’éteindre les platines et contraignant les night clubbers de s’allonger sur le sol pendant parfois une bonne heure. Deejay multi disciplinaire, Fournier anime le Rap Attack Contest qui rassemblent les tribuns mais aussi les groupes de break et autres arabesques Hip Hop des quatre pôles de la ville. Tout le monde peut autant danser que rapper lors du Contest, mais il est strictement interdit de blasphémer. En fait, chauffé à blanc par le beat, chaque fois qu’un MC enfreint la règle de la sobriété verbale en balançant un truc profane, Fournier le menace de détourner le micro de sa bouche.

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Le système répressif local ne peut cependant rien contre ce Cheval de Troie au galop qu’est le Hip Hop, encore moins contre la renommée grandissante du Grammy’s, club où il faut être si l’on veut bien figurer au sein de la scène rap locale. En 1987, Willie D, futur membre des Geto Boys, y gagne toutes les battles auxquelles il participe semaine après semaine. On y croise le blafard et arrogant Vanilla Ice. Sézigue atteint quelques finales durant lesquelles les MC’s noirs mettent un point d’honneur à lui botter le cul.

Autres grands clubs, autres grands défis. Les clubs notoires du North East tels que le Boneshakers et surtout le Rhinestone Wrangler peuvent accueillir plus de 1300 personnes. Ce dernier est le terrain des affrontements épiques entre Willie D et le duo Royal Flush, entre Romeo Poet et autres MC’s des North, East et Southside qui rappliquent afin de se confronter sur les rythmes binaires du early rap. On y croise J-Prince en train de monter un label de rap : Rap-A-Lot. Celui-ci permet au nordiste Raheem d’enflammer les pistes de danses moyennant le bien-nommé Dance Floor (1988), à jamais son plus grand hit.

 

K-Rino [circa 1980's]
K-Rino [circa 1980’s]

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Pour le moment, à moins d’être un tantinet démerdard, pas le moindre kopek à récolter dans le coin. Les MC’s rappent généralement pour la gloire hormis dans deux clubs : le club Oasis au sud, et le Chocolate Town au nord où il est possible d’empocher entre 1500 et 2000 dollars.
Comme un peu partout, Sucker MC’s de Run DMC a indiscutablement posé les bases de la culture DJ à Houston. Seulement l’apparition des tous premiers amateurs des OG swangers – Fat Pat, E.S.G. et Corey Blount – va changer à tout jamais la donne en ce début des 90’s. D’abord ils sapent puis maquillent leurs rutilantes poubelles comme des putes de luxe (cf. candy paint / El Dorado Biarritz, T-Tops, Regals, Cadillacs), puis installent le gros son dans le coffre de celles-ci. Le carjacking n’est pas encore en vogue, les caméras de surveillance sont inexistantes, aussi les OG’s déambulent dans le hood, coudes à la portière, basses vrombissantes, faisant du moindre parking ou coin de rue des pistes de danse pour le moins improvisées.


Autant Pocket Full Of Stones de UGK (1992) est l’écho du changement des mentalités dû au marché du crack récemment implanté par les colombiens de Miami, autant Sippin Codine (1996) est adapté à cette pandémie à la fois mauve, lente et pacifiée contenues dans les cassettes grises que DJ Screw va multiplier comme les pains de Jésus. La screwploitation est en marche, et les danses se nourrissent de la nonchalance des instrus du pontife de la S.U.C. quotidiennement propagés par les ondes radio de 97.9 Screw…The Box.
Puis, provoquée par la forte crue des Remix chopped & screwed des rivaux nordistes Michael « 5000 » Watts et OG Ron C de Swishahouse records (1996), ce sont des fleuves entiers de syrup qui vont couler dans les gosiers texans les plus endurcis. Enfin, du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest du pays US, le twist syrupé de Houston a fini par influencer la musique de club dans son ensemble, faisant du strip-club une des dernières opportunités pour les rappeurs et deejay’s qui ne parviennent pas à se faire entendre.

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Les Strip Clubs

Au début des années 90, lorsque vient le week-end, le pouls de la ville s’accélère, notamment dans le Third Ward où la culture strip club est en train de s’émanciper tandis que se dresse la première chapelle du go-go dancing en tenue d’Ève : The Big House. En fait, The Big House n’est pas un boui-boui ordinaire ouvert à un public mainstream. Ici, les filles qui évoluent sont nues. Sans jeu de mots, il faut être un membre plus que régulier pour y être admis, les autres, les intrus, restent à quai sur le Styx des activités noctambules de H-Town. A n’en pas douter, il leur faudra user de leurs relations sinon redoubler de roublardise pour s’introduire dans un lieu où l’on paie pour voir, mais aussi pour palper, caresser, voire se frotter contre les filles qui s’ébattent sur fond de beats siliceux.

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Étant donné que la fermeture des clubs dits réguliers est fixée à deux heures du matin, ne reste que le dit strip club, dernier endroit où l’on peut boire de l’alcool, fumer de l’herbe, écouter la slowdown music et draguer les filles pour le restant de la nuit. Agrippées à ce mat de cocagne dirty, défiant les lois de la pesanteur, tournoyantes sous une pluie de billets verts, les strip-teaseuses ou pole dancers sont d’excellentes et incontournables ambassadrices en ce qui concerne le son d’un artiste. Le fait qu’elles changent assez souvent de club les contraint à faire suivre une liste de raps sur laquelle elles exercent leur talent. Car pour exceller de la sorte dans leurs derniers retranchements pudiques, ce sont elles qui ordonnent au deejay le choix et l’ordre de titres à jouer. Au final, ce mouvement perpétuel fait office de chaîne carbonée dans le marché underground du disque. Le clip Gangsta Party du pitbull de Boss Hogg Outlawz et membre avéré des Crips, J-Dawg, montre à quoi ressemble ces réunions sensiblement viriles où vibe de la basse, pills et autre « molly » font onduler les corps, durcir les chibres et valser les « greens » ou biftons verts.

Les invérifiables desiderata concernant la musique jouée dans les strip clubs renforcent le contrôle des promoteurs. Ici, nulle loi n’entrave cette belle mécanique de l’entertainment et le flouze coule à flot. Il va sans dire qu’aucun artiste ou producteur n’a le droit de négliger cette filière du business du rap. Si certains producteurs privilégient la manne mainstream, d’autres ont opté à 100 % pour le Mix clubbish et ne sortent que rarement de ce créneau fort lucratif. (cf. BeatKing, DJ Chose et le vétéran DJ Gold de la Screwed Up Click).

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DJ Gold
DJ Gold

 

Nombreuses sont les jeunes filles qui désertent les bourgs des campagnes environnantes, attirées par les lumières de Houston synonymes de narcissisme secondaire et de lucrative renommée … S’il leur faut surmonter les nombreux écueils inhérents à la profession de strip-teaseuse – drogues, viol, sida, prostitution – cela peut devenir un marche-pied pour d’autres activités tout aussi fructueuses (cf. la rappeuse floridienne Trina). Seulement rares sont celles qui entrevoient d’autres horizons que la barre lustrée de leur club respectif. Posséder une plastique de rêve est un élément crucial dans une profession qui réclamera tôt où tard les artifices siliconées pour non seulement être, mais rester un peu plus longtemps dans le coup. S’apparenter esthétiquement à une star du porno accapare les esprits des bitches de l’entertainment, et cela du moindre clip vidéo VIP jusqu’au dernier des infâmes bouis-bouis du Southside. Car à Houston comme ailleurs, avoir le cul à Nicki Minaj et les seins à Rihanna font parti intégrante du Rêve Américain new age. Seulement siliconage et autres remodelages corporels valent la peau des fesses, en conséquence, il n’est pas rare que la grande majorité des strip-teaseuses y laissent leur budget.

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En 2012, la Cour suprême des États-Unis a décidé de ne pas intenter un procès envers l’industrie du divertissement pour adultes – impôt de l’État demandant 5 $ par patron de club de strip-tease – Car après que les législateurs aient adopté le Sexually Oriented Business Fee Act – ou « pole tax » – au cours de la session législative de 2007, les propriétaires de clubs ont immédiatement contesté la taxe en cour, faisant valoir la liberté d’expression voulue par le Premier Amendement .
La taxe visait non pas l’expression de la danse nue, mais les «effets secondaires de la danse nue lorsque l’alcool est consommé ». Quant au produit de la taxe, il devait soutenir les assurances santé à faible revenu et les programmes de lutte contre les agressions sexuelles.
« Le Texas a fait un pas de plus vers une source de financement durable pour les centres de crises pour viol, et surtout, pour soutenir les victimes d’agression sexuelle dans leur rétablissement» avait préalablement déclaré Annette Burrhus Clay, directrice exécutive de l’Association du Texas contre l’agression sexuelle (cf. TAASA).

Pourquoi n’y a-t-il pas de chevreuil dans le clip de Zlatana ?

Zlatana est un hymne passionné à la michtonneuse, la vraie -pas la vulgaire starfuckeuse-, celle qui bosse dans un bar à hôtesse (j’parle pas d’hôtesse d’accueil), qui te flatte quand elle ricane de ton humour à deux balles, et qui envoie SMS, grosse équipe, anticipe. C’est aussi l’un des seuls vrais bons morceaux de PDRG, si on arrive à considérer que le thème n’a pas déjà été traité cent fois, et que le choix d’une face B US était volontaire. Lire la suite « Pourquoi n’y a-t-il pas de chevreuil dans le clip de Zlatana ? »

Gradur – Sheguey 1-2-3-4-5-6 (mix)

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Gradur n’a rien d’original, et n’est peut-être pas le meilleur de sa génération. Il surfe sur l’influence drill, pompe le flow de Migos, et vient occuper le peu de place qu’il reste dans la case trap. Mais tout ça, il le fait très bien. Techniquement à l’aise, il enchaine les punchlines bien lourdes et livre des textes plutôt denses, chose assez rare en ce moment pour être soulignée.

Gradur c’est un mec qui ne se pose pas trop de questions. Depuis le 1er février, il balance chaque semaine un freestyle, et comme il a l’air de pas mal se prendre la tête pour trouver des punchlines toutes plus sales les unes que les autres, il n’a pas le temps de chercher un titre nouveau à chaque fois. Résultat : on en est déjà à six Sheguey. L’occasion de les mettre bout à bout pour créer un super-Sheguey, un genre de Genki-dama du rap.

Tracklist :
1. Sheguey 1
2. Sheguey 2
3. Sheguey 3
4. Sheguey 4
5. Sheguey 5
6. Sheguey 6

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Gradur – Sheguey 1-2-3-4-5-6 (mix) by Captchamagazine on Mixcloud

Lien pour télécharger le mix : http://x6gkpnpd0t.1fichier.com/