
10. Spéciale dédicace (Boulogne Boy) : Lettre ouverte à l’État. Instrumentale intemporelle. Une dédicace à Yvan Colonna. Une autre à JPP (le journaliste du terroir, pas le footballeur). Quelques crachats sur le système judiciaire, sur la politique, sur la police. Un homme désabusé « qui a toujours manqué de tout mais ne demande jamais rien ». L’essence même de Salif.
9. Elle est partie (Chacun pour soi) : Thème très risqué en 2001, à une époque où le sentimentalisme et les histoires d’amour n’ont pas encore percé la coquille d’un rap français cimenté et borné aux limites du diptyque rap conscient / rap de rue. Salif brise les barrières et se raconte avec une sincérité presque flippante tant il nous laisse plonger dans l’intimisme de sa relation de couple et de son alcoolisme.
8. La course à l’argent (feat Exs, l’Asphaltape) : « Il y a là des signes pour ceux qui réfléchissent »
7. Besoin de (feat Exs, Sisi la famille) : Un Salif en grosse grosse forme, qui ne laisse que des miettes à Exs. Parfaitement à l’aise, trop de flow, trop d’humour sale (« besoin de tchatche pour pouvoir péter le miaou de ta soeur », « besoin de protéines, j’déteste l’aérobic », « pour savoir si j’te prends ton shit, besoin d’un échantillon » …).
6. Brabus (feat Exs, Au pied du mur) : Un véritable bijou. Texte grandiose, flow nerveux mais sans surenchère, ambiance racailleuse saupoudrée d’un zest d’egotrip : au-dessus c’est le soleil.
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