MAGIE, HOODOO, BAYOU ET MYSTERES : LA LOUISIANE A L’ECRAN

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« Bayou Gumbo Ya-Ya »
Parcourir l’État du Nord au Sud et d’Est en Ouest comme un chien perdu sans collier. Après avoir barboté en eaux troubles à New Orleans, humé l’acre parfum chimique des torchères de Plaquemine, caressé les longues jambes d’amazone du delta du Mississippi, ne reste plus qu’à perdre sa propre boussole à l’intérieur même du pays cajun, ses po’ boys, crawfish pies et sa musique diatonique qui porte son âge. Atchafalaya bayou. Fantômes amérindiens. Labyrinthe de rivières et cloaques boueux rendu encore plus vertigineux par le manque cruel de repères, sans oublier les mousses espagnoles qui se balancent à la façon des corps refroidis de Strange Fruit et vous abritent temporairement du soleil assommant.
Quasiment incompréhensible, le patois du gars du coin qui conduit le rafiot et sans lesquels vous ne retrouveriez jamais votre chemin de retour vous persuade une bonne fois pour toute que vous avez bien posé vos deux pauvres burnes sur une planète inconnue. Bruit du moteur et clapotis contre la coque du bateau cachent un silence séculaire brisé par les bruits d’animaux et autres bêtes mystérieuses de la jungle hostile, mais ne peut clairement rien contre le taux d’humidité assez vertigineux qui surcharge vos poumons et mouille votre chemise. Bref, le gars ouvre la bouche, exhibe ses chicots manquants et te raconte cette veille histoire de rougarou (cf. loup-garou) à te faire froid dans le dos, alors qu’il fait 45° Celsius. Mi-humain, mi-loup qu’il est le rougarou… Bon, éthyliquement parlant, le gazier ne donne pas de signe probant de sobriété. Et puis, le cagnard aidant, tout se mêle, tout s’embrouille. En définitive, le rugaru, est-il mi-homme, mi-alligator, folklore du bayou pour péquins ou bien Cavalier sans tête ?

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C’est dans cette nature envoutante et sauvage, très appropriée à retranscrire polars poisseux, histoires fantastiques et autres légendes issues du bayou, que cinéastes américains et européens (autant notoires qu’undergrounds) sont venus quérir ce que seule la Louisiane possède, défend, et ne bradera jamais à qui que ce soit : magie, swamp freaks, mythologies antiques & mystères.
En gros, ça commence en 1948 avec Louisiana Story, film de commande tourné pour la Standard Oil Company racontant l’histoire d’un jeune garçon cajun qui arpente sur sa pirogue le bayou de Louisiane. Cependant, rien de bien mystérieux ni d’écolo dans un scénario écrit à la gloire du capitalisme US. Bientôt, attiré par des bruits de machines qui perturbent le calme d’une nature presque vierge, le garçon aperçoit des ouvriers qui installent au cœur des marais un puits de pétrole. Alors que son père vient de signer avec la compagnie pétrolière un contrat d’exploitation de sa terre, le garçon, intrigué, ne cesse d’observer l’étonnante fabrication du derrick…

 

Jack Palance / Panique Dans La Rue
Jack Palance / Panique Dans La Rue

Précédant d’un an Un Tramway Nommé Désir réalisé en 1951, film mythique basé sur un scénario d’une pièce de Tennessee Williams mettant en scène un huis clos digne d’une tragédie psychiatrique, Panique Dans La Rue (Panic In The Streets) est un des tout premiers films où Elia Kazan s’affranchit du théâtre, de Broadway, et décide de ne plus  être esclave du script. Du coup, il s’en va tourner les scènes dans les rues à bordels, dans les bars louches, sur les quais mal-famés de la Nouvelle-Orléans et finit par imposer la vraie trouvaille de ce film noir: la sale gueule de malfaiteur découpée à la serpette, celle de Jack Palance – Lequel est un pur rookie de la bobine et s’appelle encore Walter.
Sous couvert d’enquête menée par le Dr Clint Reed (Richard Widmark) et le capitaine Tom Warren (Paul Douglas) afin de retrouver les malfaiteurs et tous ceux qui ont approché un homme porteur du virus de la peste pulmonaire et éviter que l’épidémie ne se répande, c’est bien l’idéologie communiste qui est visée par Kazan. Son témoignage devant la tristement célèbre Commission sur les Affaires Anti-Américaines lors de la Chasse aux Sorcières (1953-54) confirmera cette éventuelle propagande anti-rouge.

EASY RIDER (1969)

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Prostituées, sexe dans un mausolée ouvert et prise de LSD font partie des moments cultes de Easy Rider (1969), notoire film « beatnick » qui a pour vedettes nominales Peter Fonda, Dennis Hopper, Jack Nicholson, Luke Askew, mais aussi le tout récent condamné à perpète pour le meurtre de sa dulcinée, Phil « Wall of Sound » Spector – Lequel négocie l’achat de quelques grammes de coco au tout début.
Les scènes de Carnaval montrent la ville aux mille danses sous des aspects les plus champêtres, avant que Peter Fonda et Dennis Hopper filent à l’anglaise avec les filles pour s’adonner aux plaisirs du sexe sous acide. Les scènes sont filmée à l’intérieur du cimetière St Louis N°1, là où se trouve le sépulcre de Marie Laveau, incontournable Reine vaudou qui grimpa dans la société hiérarchique locale grâce à sa vision mainstream du vaudou. Au lieu de confronter son vaudou à la foi héréditaire de la vieille aristocratie européenne, Marie Laveau cuisina un gumbo platonique pour « petits blancs », nécessairement populaire, donc très lucratif… Ici, dans Easy Rider, le Sud y est perçu comme une terre particulièrement hostile, intolérante, réactionnaire. Un endroit où l’autochtone blanc incarné par Cat Man (Hayward Robillard) – celui qui tue Nicholson à coups de gourdin – a droit de vie et de mort sur la fange composée par les négros, fags et autres beatnicks.  Finalement, la petite mort entrevue au Cimetière N°1 va laisser la place à la vraie… Un peu avant que les Yankee queers (sic) franchissent la limite du comté.

VIVRE ET LAISSER MOURIR (LIVE AND LET DIE) (1973)

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Un Bond classique de Guy Hamilton (1973). Plusieurs agents britanniques ont été tués et James Bond enquête à New York, dans le quartier de Harlem, où il affronte un caïd de la drogue, le redoutable docteur Kananga. Envoyé à la Nouvelle-Orléans, pour enquêter sur ces morts mystérieuses, il rencontre Tee Hee qui a une griffe en guise de main, Baron Samedi à la fois maître vaudou et gardien du cimetière… enfin, la mystérieuse Blanche Solitaire et ses cartes de tarot. Il va sans dire qu’un James Bond de cet acabit ne pouvait accepter les acteurs noirs que dans la parodie, la canaillerie, la vilenie.
Afin de remplir sa mission, et pénétrer à l’intérieur de la «cabalistique» Nouvelle-Orléans, James Bond se doit de naviguer à travers les herbes marécageuses, déjouer les sorts perfides jetés par les autochtones, évoluer sur l’eau, comme Jésus, tout ça avec la maestria et désinvolture bondiesques adaptées à ce genre de situations.
Bref, le message est clair : la séculaire magie locale ne fait pas le poids face à la gadgétisation (cf. modernisation) à outrance de Bond.

J.D’s REVENGE (REVANCHE D’OUTRE-TOMBE) (1976)

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Polar fantastique ou bien série B de S.F. voire film d’épouvante blax un peu daté, les cloisons du cinéma de genre sont si poreuses qu’on peut hésiter un brin lorsqu’il s’agit de classifier Revanche d’Outre-Tombe. Le cahier des charges d’Arthur Marks était de filmer une vulgaire histoire de possession comme il en existe des dizaines dans le patrimoine orléanais. De fait, Revanche d’Outre-Tombe conte la vie perturbée d’un jeune étudiant noir qui connaît un dédoublement pour le moins sauvage de sa personne. Peu à peu, dans l’incompréhension la plus totale, le placide Ike (Glynn Turman) pâtit d’un énigmatique phénomène de réincarnation. Adoptant faits et gestes d’une ancienne petite frappe de la Nouvelle-Orléans du nom de J.D. Walker, lequel fut tué au début des années 40 après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis… Ike, entièrement sous influence car possédé par l’esprit du défunt gangster, parviendra-t-il à venger ce fameux J.D. Walker puis à retrouver sa personnalité ?
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DOWN BY LAW (1986)

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Après s’être fait la main de belle manière moyennant le format « minimal » en noir & blanc de Stranger Than Paradise (1985), Jim Jarmush trouve ses marques et lance sa carrière de façon irréversible avec Down By Law (1986), toujours en noir & blanc. Un travelling du générique du film parcourt furtivement les housing projects de Magnolia d’où vont bientôt émerger Bounce music et pléthore de rappeurs notoires de la ville. Petit exercice de style qui plante le décor et anticipe la cavalcade effrénée du trio de petits malfrats à la remorque composé de Tom Waits (Zac), John Lurie (Jack) et Roberto Begnini (Roberto). Si certaines scènes dont la fuite rocambolesque du pénitencier sont dignes du cinéma muet, celles filmées dans les marais doivent beaucoup à l’évasion du camp dans lequel a été enfermé Max Sand alias Nevada Smith (Steve McQueen) dans le film Nevada Smith (1966) de Henry Hathaway. Ce moment à la fois crucial et même fatal où Max/Nevada, Bill Bowdre (Arthur Kennedy) et Pilar (Suzanne Pleshette) s’enfuient avec une pirogue à travers les marécages n’est pas sans rappeler les pièges que doivent surmonter les trois lascars de Down By Law pour entrevoir la liberté…

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ANGEL HEART (1987)

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Angel Heart fait parti des « voodoo movies », genre abordé en 1943 par le bien nommé Vaudou de Jacques Tourneur où les personnages tentent d’échapper à leur passé, aux forces du destin. Un combat vain, désespéré. A noter que, contrairement à Harry Angel/Johnny Favorite (Mickey Rourke), détective privé amnésique d’ Angel Heart, le cinéaste d’origine française – fils de Maurice Tourneur – n’a jamais vendu son âme au Diable. Préférant être mis au ban pendant de longs mois par Hollywood qui voyait en lui un « nigger lover » totalement incontrôlable plutôt que de caricaturer les Noirs à l’écran.
Fascination, fétichisme, parodie et même une certaine anxiété, c’est la représentation que Hollywood a souvent fait du culte vaudou, culture populaire énigmatique et peu comprise de la diaspora africaine. Laissant apparaître au grand jour certains traumatismes dans la société des descendants européens tels que les stéréotypes raciaux et la question du racisme, lesquels flottent comme des bouchons de liège à la surface de l’incompréhension. Bien entendu, le jeu de Tarot de Margaret Krusemark, la diseuse de bonne aventure d’ Angel Heart, fait partie intégrante des tours de passe-passe du hoodoo louisianais… Cartes à jouer mettant en balance le côté cartésien de la foi traditionnelle européenne, toutes capables de réveiller craintes latentes et forces obscures qu’elles invoquent.

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BAD LIEUTENANT : ESCALE A LA NOUVELLE-ORLEANS (2010)

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Remake à la fois teuton et mou du chibre du chef d’œuvre d’Abel Ferrara. Interminable, lourd et surjoué (2h2mn) le long-long métrage ne possède pas la fièvre communicative du scénario original écrit par feu Zoë Lund & Victor Argo… Ici, il faut sacrifier à la thématique du sublime pour avaler sans broncher ce genre de polar de Werner Herzog. Je vous convie à (re)voir l’interprétation de Harvey Keitel qui savait donner épaisseur et subtilité à son personnage, tout ça sans se répandre. Non, rien n’y fait, la déliquescence de la ville aux mille danses filmée par Herzog ne fera jamais oublier le New York glauque de Ferrara. Ni les décors naturels, ni le scénario, encore moins les substances que s’envoie Terrence McDonagh (Nicolas Cage) à longue-longueur de film ne parviennent à secouer la partie reptilienne de mon cerveau. Pas même le châssis pourtant cubain de Frankie Donnenfeld (Eva Mendes) ne parvient à sublimer l’action, c’est dire…

TRUE DETECTIVE (2014)
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HBO aime s’implanter en Louisiane afin de profiter des décors naturels et n’hésite jamais à absorber catastrophes et cultures locales pour broder scenarii et intrigues qui font le succès de ses séries les plus populaires – cf. True Blood, Treme –
La dernière en date, la série True Detective, est ce diamant noir taillé avec un soin tout particulier par les producteurs de la firme à installer une intrigue issue de The King in Yellow (cf. Le Roi vêtu de jaune), recueil de nouvelles fantastiques de Robert W. Chambers (1895), au sein même de la pampa louisianaise.
Certainement influencé par le synopsis du Masque de La Mort Rouge d’Edgar Allan Poe (1842), The King in Yellow a enfanté un gnome fantastique :L’Appel de Cthulhu, écrit en 1926 par H.P. Lovecraft dans lequel un anthropologiste découvre un étrange bas-relief représentant une caricature d’homme « à tête de poulpe munie de tentacules surmontant un corps écailleux et grotesque muni d’ailes rudimentaires ». Décidément, rien ne semble différencier le rugaru des marais et l’univers de Lovecraft.
Bayou 13 Paru au début des années 80, le jeu de rôle éponyme inspiré par L’Appel de Cthulhu est à la hauteur du labyrinthique bayou louisianais. Un peu à la manière de Rust Cohle, le zinzin de détective de la série, ce défit vous fera perdre tôt ou tard des points de santé mentale, notamment si vous croisez sur votre chemin le Roi Jaune, avatar d’Hastur qui utilise la pièce de théâtre afin de plonger l’humanité dans le chaos le plus total.

Cinéfilou : RebootCop

 

Robocop_2
pas celui-là, l’autre

Donc une fois n’est pas coutume, vu que le DVDRIP est de sortie (parce que oui, on est des clodos, on peut pas le faire pour la sortie du film, mais on va pas non plus attendre celle du dvd), je me suis dit que ce serait cool de partager avec vous les moments privilégiés que j’ai passé avec l’équipe du film Robocop (on pourrait croire que je parle d’une partouse mais pas du tout). Attention c’est pas la version culte de 1987 mais celle du reboot de 2014.
On va pas se mentir la principale qualité de ce film ce sont les vidéos ci-dessous. Il est à noter que ce sera sans doute la dernière intervention des célèbres baskets de Spleenter en milieu cinématographique (j’ai explosé les semelles).

Gary Oldman, the man, the myth, avec une super blague à la fin

Joel Kinnaman, l’acteur principal, avec une super blague au début

José Padilha, le réalisateur, avec une super blague au milieu

et ça c’est Robocop – Our Remake, un film financé grâce à un crowdfunding parmi des fans cinglés (55 réalisateurs au total) qui a logiquement donné un « remake » totalement mongol, avec notamment des partis pris audacieux comme « on s’est dit : dans l ‘original Robocop flingue la bite d’un mec. Comment faire mieux ? On n’a qu’à lui faire flinguer la bite de 20 mecs !« . Je vous passe les autres retouches style la mort de Murphy transformée en comédie musciale, les dialogues absurdes, les scènes d’action à la Hot Shots, les références à des trucs totalement HS, etc. Si vous avez le temps et si vous avez pas de souci avec l’anglais, n’hésitez pas, cette oeuvre porte clairement le #BlavogSealOfApproval

Our RoboCop Remake – (Full Movie) from DaveAOK on Vimeo.

T’as 30 ans et t’es au chômage ? Tu vas aimer La grande aventure Lego.

La grande aventure Lego, c’est avant tout pour toi, si tu passais tes mercredi devant Les chevaliers du Zodiaque, si tu buvais du Tang et si t’as vu les Goonies mille fois. En gros si aujourd’hui tu crames tes Assedic en achetant des magazines et des objets sur le net qui te rappellent ton enfance pour oublier que t’as 30 ans, que t’es au chômage et que, décidément, c’était vraiment mieux quand t’étais un môme sans responsabilité.

Sauf que t’as grandi, que la vie s’est installée, que t’as fini tes études (j’ai pas dit : t’as eu un diplôme, puisque sinon tu dépenserais pas tes Assedic de la manière évoquée ci-dessus). T’as eu une meuf, mais elle comprenait pas qu’au milieu de sa collection Sex & the city, y’avait des jeux de Super Nes auxquels tu jouais plus mais dont tu parlais avec verve et passion lors de tes soirées « Star Wars » avec tes potes. Bien sur, tu prends soin à chaque fois de préciser que tu ne regardes que la trilogie originelle parce que, franchement, Jar Jar Binks est une aberration dans le monde merveilleux de Georges Lucas.

Allez, avoue, si t'avais le choix, tu prendrais celle que tu peux remonter après l'avoir démonté.
Allez, avoue, si t’avais le choix, tu prendrais celle que tu peux remonter après l’avoir démonté.

Du coup, ta meuf en a eu marre, elle s’est dit qu’elle allait pas faire des enfants avec un enfant, ça ferait un peu pédophile d’autant qu’elle a pas la patience d’élever deux gosses alors qu’elle essaie de passer chef de caisse à Cora.

En gros, t’es encore un gosse. Et quand on t’a dit qu’il y allait avoir un film Lego, t’as pensé « jizz in my pants ». En plus dans la bande annonce, il y avait Batman.

BATMAN QUOI.

Ça t’a rappelé comment, le dimanche soir, tu regardais France 3 à 20h20 en attendant que Batman apparaisse sur l’écran. Et je suis d’accord avec toi sur une chose : de tout ce qui s’est fait sur le personnage depuis, le dessin animé Batman des années 90 est ce qu’il reste de meilleur.

Alors t’es allé à l’UGC, t’as mis ta carte dans le lecteur CB sauf que, comme t’es a découvert parce que t’as acheté la réplique du sceptre de Gandalf sur Amazon, ton paiement a été refusé. T’as sorti le billet de 20 euros de secours, celui que tu gardes plié en 8 dans ton portefeuille pour la fin de mois, où t’auras nécessairement et impérieusement besoin de :

– clopes
– shit
– bières
– kebab en rentrant de boite complètement bourré

Tu le donnes à la caissière qui te rappelle ta meuf, vu qu’elle est caissière, et tu pénètres dans la salle. Là, tu réalises que 80% du public est composé de jeunes enfants dont l’âge ne dépasse pas 8 ans. Ca tombe bien, tu vas voir que dans le film, les vannes sont écrites pour eux.

Tu t’assois au rang K, place 8 et une voix derrière l’écran t’invite à respecter ton placement pour le confort de tous. M’asseoir à la place P-14 ne va pas empiéter sur le confort de mon voisin, bande d’enculés va.

Le film commence, et force est de constater que c’est beau. C’est animé un peu à l’ancienne, avec des saccades dans les mouvements et tout, mais c’est beau. Et puis dès la 3ème minute, il y a une chanson. Tu comprends – si tu l’avais pas compris avant – que c’est donc un film pour enfant. Pour celui qui sommeille en toi, ou celui qui l’est toujours.

Au fur et à mesure du film, l’univers Lego déroule sous tes yeux, et t’as qu’une envie : aller acheter les bateaux de pirates et les fermes du Far-West au Toys’R’Us en sortant. Les vannes sont écrites pour les gosses. Un personnage tombe ? Ca rit dans la salle. Un personnage se fait mal ? devine ce qui se passe …

Si t'as aimé le film, Captcha Mag t'offre un superbe coloriage à imprimer. C'est tes crayons de couleur qui vont être contents !
Si t’as aimé le film, Captcha Mag t’offre un superbe coloriage à imprimer. C’est tes crayons de couleur qui vont être contents !

Et puis apparaît Batman. Et tu souris. Parce que, au bout de 45 minutes de film, tu commences à te sentir concerné. Et c’est le festival : Superman, Green Lantern, Gandalf, y’a TOUT LE MONDE. Y’a même des persos que t’avais quand t’étais gosse, genre l’astronaute des années 80. Et t’as les yeux mouillés. Parce que si les situations et les vannes sont écrites pour les gosses, les références ont été écrites pour toi, ce trentenaire chômeur qui vibre quand il entend les premières notes du générique de Star Wars. Et t’es heureux parce que d’autres gars, semblables à toi, avec les mêmes références, ont porté à l’écran ton rêve.

Un peu comme si un mec avait tourné du porno avec des meufs qui mangent du poulet frit.

Le film touche à sa fin, t’es heureux d’avoir vu tes héros à l’écran. T’as pas compris les vannes mais c’est peut être normal, vu que les seules qui te font marrer, c’est celles en anglais sur Twitter. Tu regardes Jimmy Fallon, que tu trouves être un génie, et tu te dis que décidément, ses auteurs sont des génies.

Sauf que, quand on te dit la même chose en français, ça te passe à côté du citron.

Tu ressors en te disant qu’il faut que tu le revoies en VO, mais avant, tu vas au Toys’R’Us acheter le vaisseau de Batman que t’as vu dans le film.

Il en reste un dans le rayon. Coup de chatte.

 

Tu vas à la caisse.

 

Paiement refusé.

 

Faut vraiment que tu trouves un job.

Femmes fatales, sexe et Blaxploitation !

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Nous sommes au début des années 70, à vrai dire dans la foulée du mouvement des droits civiques et au beau milieu d’une période de turbulences dans le mouvement radical du Black Panther Party. Il y a quelques temps déjà qu’un nouveau genre de film est apparu, un genre appelé « Blaxploitation », combinaison des mots «Black» et «exploitation», dans lequel acteurs et actrices noirs occupent les écrans des cinémas pour un public Noir ciblé. En raison de la nature des films – milieu urbain, sexualité exacerbée, usage de drogues et d’armes, proxénètes et prostituées – le genre est très critiqué pour exploiter et renforcer les stéréotypes sur les Noirs depuis que le cinéma indépendant afro a succombé face à la rapacité des producteurs hollywoodiens.
Malgré la désapprobation et le fait que Hollywood a supprimé le message politique pour rajouter la caricature, le genre Blaxploitation fournit à cet instant une source non négligeable de valeur culturelle de la communauté noire et de la culture populaire américaine dans son ensemble. Sans exclure le fait que le genre donne l’opportunité aux afro américains d’intégrer une industrie du film US jusqu’alors très hermétique et, chose non négligeable, de faire un maximum d’argent. Un apport culturel notable est aussi en train d’apparaître sous la forme de bandes sonores, grâce aux bandes originales de Sweetback’s Badassss Song, le film « Arty » de Melvin Van Peebles, de Shaft et Cleopatra Jones composées respectivement par Isaac Hayes et J.J. Johnson, ou Superfly (1972) écrite par Curtis Mayfield, film qui glorifie l’histoire d’un trafiquant de drogue de Harlem. Paradoxalement, le message dans la musique de Mayfield n’épouse pas le scénario du film, préférant dénoncer les dangers et conséquences de l’abus de drogues.

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Un cinéma super-macho révélant une femme à la fois fatale et forte.
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Assata Shakur du Black Panther Party

Révélant une nouvelle image de la puissance de l’individualité noire, la Blaxploitation est un cinéma destiné à un jeune public de mâles noirs doté d’un petit budget. Il s’agit donc d’un cinéma couillu, machiste, gorgé de testostérones … du moins jusqu’à l’apparition de Pam Grier. Ancienne miss Colorado venue au cinéma par hasard, Pam Grier se détache illico du rôle rétrograde de la « bitch » ou « hoe », censée refléter la hiérarchie qui existe entre les sexes au sein de la communauté afro, afin de portraiturer la première « femme noire fatale, indépendante et forte » du 7ème Art américain.
Sur l’écran, elle ne recule devant aucun sacrifice pour arriver à ses fins. Créature héroïque à l’énorme potentiel mammaire et à l’érotisme chargé, elle est capable d’actes d’une violence inouïe envers autant les gros bras sexistes du hood que les dignes représentants Blancs d’une société à la fois discriminatoire et corrompue. Tant de caractéristiques attribuées à Angela Davis, Elaine Brown ou Assata Shakur (photo ci-dessous), les figures de proues du Black Panther Party et d’autres mouvements de libération de l’époque qu’on dit être la source d’inspiration pour les personnages féminins de la Blaxploitation.

 

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Projetant le concept de « cinema of vengeance », intrigue quasi immuable du cinéma de Hong-Kong (cf. Shaw Brothers) qui fait autant fureur en Europe qu’au États-Unis, les films  de Jack Hill offrent à Pam Grier ses plus beaux rôles. Elle devient rapidement une icône des salles obscures qui venge sa sœur des dealers noirs dans Coffy (1973), qui émascule (toujours par vengeance) le Blanc dans Foxy Brown (1974) … Mais aussi celle qui organise à grands coups de glaive La Révolution Des Gladiatrices (1974), péplum métaphorique qui pousse Roger Corman à réviser l’affiche du film pour la distribution locale sudiste, métamorphosant la guerrière noire Pam Grier en femme blanche pour échapper au boycott.
En réponse au changement de ton et à l’attitude agressive des hommes noirs engagés dans une lutte effrénée à l’égalité sociale et économique, les mouvements de libération des femmes sont dans l’air du temps. A partir de là, vocations, corps sculpturaux, afro indéfrisable et jolis minois convergent et nombreuses sont les actrices noires qui émergent grâce à la Blaxploitation. Si elles jouent des rôles mineurs dans des films plus ou moins bien appréciés, Sheila Frazier, Carol Speed, Gloria Hendry, Brenda Sykes, Marlene Clark, Teresa Graves, Johnnie Hill, Juanita Brown, Lola Falana, Jeanne Bell, Tamara Dobson et autre Vonetta McGee, pour ne citer qu’elles, sont les vedettes hyper sexualisées de Jet, Ebony ou Playboy Magazine (pour celles qui conviennent aux canons de beauté du moment) avant de devenir les reines éphémères d’un genre cinématographique qui va connaître son apogée entre 1973 et 1975.
Entre temps, les groupes NAACP, Urban League et Southern Christian Leadership Conference se sont unis pour créer la « Coalition Against Blaxploitation » qui sera le principal facteur du déclin du genre Blax, jusqu’à son enterrement définitif célébré en grande pompe par l’économie de l’industrie du cinéma en 1976.

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Jeanne Bell

 

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Tamara Dobson

 

Le cinéma Blax et ses sous-genres : le film érotique & porno.

Autant l’ascétique Église noire a une forte tendance à amputer les corps de ses parties génitales, autant la Blaxploitation n’a aucun mal à enfanter des sous-genres :
Films de guerre, de prison, de kung-fu, péplums, westerns, horreur & fantastique, films de motos etc … mais aussi les films érotiques & pornographiques qui profitent de l’explosion de ce genre pour adultes pour percer. A l’instar du pinku eiga japonais (« cinéma rose » ou roman porno), la désormais Sexploitation s’autorise à peu près tout et n’importe quoi en terme de pratique sexuelle sur grand écran. Car, pseudo-acteurs (-trices) et réalisateurs (-trices) underground sont accrochés à leur rêves de chambard. Surtout depuis le succès phénoménal de Deep Throat, porno chic de 25000 dollars tourné en six jours qui fait fonctionner le tiroir-caisse des cinémas X à plein régime et va tantôt rapporter pas moins de 600 millions de dollars.

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Le premier film érotico-pornographique à bénéficier d’un éclairage « noir » en cette année  1970 est Africanus Sexualis (Black is Beautiful) de Matt Cimber, un réalisateur italo-américain du genre X qui va bientôt réaliser une petite série de classiques Blax : The Black 6 (1974), The Black Gestapo (1975), Lady Cocoa (1975) et surtout The Candy Tangerine Man (1975) qui oscille entre cabotinage pimp de Black Baron, gadgets « jamesbondiens » et fulgurances admirablement trashy – à noter que c’est film le préféré de Samuel L. Jackson.
Par sa représentation positive des Noirs, Africanus Sexualis (Black is Beautiful) obtient une jolie petite résonance dans la communauté afro américaine. Bien évidemment, d’autres réalisateurs vont s’essayer au genre porno Blax.
Particulièrement Herschell Gordon Lewis, le monarque blanc du genre gore qui tourne le mythique Black Love (1972), long-métrage financé par un propriétaire de salon de crème glacée qui désire tenter sa chance dans le domaine lucratif du cinéma sexy. C’est sous le pseudo « RL Smith » que Lewis filme ce qui est plus une « étude d’un des aspects importants de l’expérience noire » qu’un film porno au sens strict du terme. L’auteur ne faisant que survoler le territoire hardcore d’une façon très furtive.

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The Black Bunch alias Jungle Sex alias Super Sisters alias Vicious Virgins (1973) de Henning Schellerup raconte les mésaventures de quatre filles d’un village africain, seules survivantes d’un massacre effectué par des mercenaires, qui ont juré de se venger. Pour cela, elles séduisent des chasseurs de prime qui sont sur les traces du fils enlevé d’un millionnaire et utilisent les seules armes dont elles disposent : leurs corps …  Bref, une poche de diamants a été sciemment introduite dans un script aussi plat qu’une limande et, nihilisme underground oblige, quasiment tout le monde y laisse la peau à la fin.

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10Impossible de sous-estimer Lalieh (1974) de Barron Bercovichy considéré pendant longtemps comme le premier Blax-porn de la courte histoire avant qu’on découvre ceux qui l’ont précédé. Œuvre tutélaire également renommée pour le jazz & groove de la Bande Originale composée, produite et jouée par l’éminent drummer Bernard Purdie.
En 1976, Niva Rushell — actrice qui joue dans la scène d’introduction de Sweetback’s Badassss Song avec un jeune Melvin Van Peebles âgé de 13 ans — écrit et produit Tongue. Le film détone autant par l’originalité d’un script plutôt sophistiqué que par les scènes de cul non simulées. L’histoire tourne autour des problèmes sentimentaux d’un lascar afro-américain du nom d’Al Poe (Rf. à Allan Poe ?) qui vit seul avec une grenouille depuis que sa fiancée s’est évaporée dans la nature. Particularité du gars, il possède non pas un sexe, mais bien une langue d’une vingtaine de centimètres … Besoin d’autres détails pour imaginer le topo ?

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La même année, Hot Summer in The City de Gail Palmer signe la fin de la brève mais trépidante liaison entre Blaxploitation & pornographie.
Qualifié par l’esprit dérangé de Quentin Tarantino comme le meilleur film porno jamais réalisé, le scénario déviant de Hot Summer in The City met en scène un gang de militants noirs payé par des Blancs pour déclencher une émeute raciale. Pour cela ils ont kidnappé une jeune vierge blanche, la violent, lui imposent diverses tâches ménagères et jouent sa possession au poker. Finalement, les gars trouvent un terrain d’entente (le corps de la Playmate de Playboy de l’année : Lisa Baker), lui dévoilant avec sexe et détails la signification de l’expression en vogue des 60’s, cependant sur le déclin : « Black is beautiful » ! Un film fauché assez malsain qui renvoie à plusieurs lectures. Peut être plus fantasmagorique que raciste voire misogyne. A noter que Black Orchid, l’unique personnage féminin de race noire qui s’est immiscée dans le clan et tente de tuer Lisa Baker, est abattue sur le champ par un de ses partenaires afro …

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La légende de Takeshi Kitano

On se retrouve toujours en bord de mer, sur la plage en train de jouer au soleil ou assis à s’ennuyer pendant des heures interminables sous le climat tropical de l’extrême orient.  Kitano fume sa clope, plus par habitude que par plaisir comme tous les vieux fumeurs.  Il est assis, les épaules voutées du boxeur qui a raccroché les gants dans une vie passée, un tic qui contracte les muscles de sa pommette droite tire le coin de la bouche et cligne son œil, avec cette manière singulière d’être à la rue et en même temps à l’affût .

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Kitano dans sa vie comme dans ses films c’est d’abord et avant tout l’incarnation du loser. Dans sa vie comme dans ses films il fait rigoler tout le monde, sans doute à cause de cette étiquette de comique collée dans son dos depuis que le Japon le connait.  Avec un compère, il a commencé sa carrière à s’exécuter dans des spectacles burlesques à la télé. Ça a bien marché puisqu’encore aujourd’hui, les spectateurs dans son pays se fendent le citron dès qu’il apparait à l’écran même dans des sujets aussi sérieux que Battle Royale, film qui a largement inspiré la version sucette à la fraise des Hunger Games. Nul n’est prophète dans son pays : ses films ne marchent pas au Japon. La plupart du temps on le retrouve en flic ou en Yakuza. Quand il est flic, il est souvent un flic minable ; quand il est Yakuza, c’est  aussi souvent un sous-fifre qui se fait gueuler dessus par son boss de la mafia.

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Ivre (virgule) au milieu des années 90, un soir il décide de se jeter en mobylette contre un mur, sans doute pour faire taire les voix des différents personnages qui parlaient dans sa tête. Il en ressortira avec la partie droite de son visage paralysée. Il ne s’en plaint pas plus que ça, et quand il s’agit de faire l’acteur, il dit que d’avoir juste le côté gauche pour faire part des expressions du visage ajoute de la sobriété à son personnage ; un peu comme Jean Gabin qui n’en faisait jamais des tonnes et jouait à l’économie. Dans la réalisation des ses films aussi il joue à l’économie : il fait rarement plus d’une prise et si la prise n’est pas bonne au montage, il mettra les rushs de l’essai de la prise ou l’audio avec une autre scène, ou il enlèvera la scène.  Un peu comme si il n’avait pas que ça à foutre. Et il semblerait en effet qu’il n’ait pas que ça à foutre : derrière l’attitude de loser, qui rigole bêtement en haussant les épaules il y a l’homme hyper productif, hyper actif, prolifique en somme : en plus d’être comique à la télé, Takeshi est aussi  animateur de talk show, peintre– on aperçoit souvent ses tableaux dans ses films –, sculpteur, poète, écrivain , créateur de jeux vidéos, et même chanteur ; et bien sûr, réalisateur et acteur dans ses propres films ou ceux des autres.

On est pas sur le même barreau de l’échelle selon qu’on est un voyou, un dur, un caïd ou un O.G. Des voyous, y en a jusqu’en bas de ton immeuble, y en a même dans ta famille ; les durs ils sont plein les salles de muscu à écouter Or Noir de Kaaris en se posant des questions existentielles autour de leur gros doigt de pied ; des caïds y en a partout, des petits, des gros, armés à l’automatique ou un couteau. Mais des gangsters, ça court pas les rues ni les quartiers, les gangsters on en voit rarement et quand on en a vu un, c’est par erreur, ça aurait pas du arriver ; la dernière fois que t’as vu un gangster t’as bredouillé que t’avais rien vu et depuis on t’a plus revu. dolls cerezoCe qu’a réussi à faire Kevin Spacey avec l’interprétation de Keyser Sauze dans Usual Suspect,  Takeshi Kitano l’a fait dans une grande partie de sa filmographie comme dans sa vie et on peux le résumer par cette formule : passer d’abord pour un con pour ensuite passer à tout le monde un savon.

La légende rapporte que son père était Yakuza. La légende raconte qu’une femme par le passé a consumé le cœur de Kitano et cette histoire serait racontée dans le film Dolls, un film qui parle d’amour, de mort et de cerisiers en fleur. La légende dit que Kitano dort dix à douze heures par nuit et que même le tremblement de terre de Kobe ne l’a pas tiré de son sommeil. Quand il dort, Kitano se repose entre les morts. Quand il s’ennuie, Kitano se retrouve au bord de la mer, sur la plage, pendant des heures interminables, sous le climat tropical de l’extrême orient.