Narcos : la B.O alternative consacrée à Pablo et son produit phare

Si vous n’avez pas encore regardé la première saison de Narcos, il est temps de vous y mettre. La série produite par Netflix plaira autant à ceux qui connaissent l’histoire d’Escobar par cœur qu’aux curieux.

Pour l’accompagner dignement, j’ai concocté à l’aide de ce brave Jocelyn Anglemort une fine tracklist. Une manière de célébrer dignement le grand Pablo Emillo Escobar Gaviria, son produit et les exploits macabres du cartel de Medellin. Que de la luxueuse cocaine musique, avec ses plus talentueux représentants : Pusha T, Gunplay, Jeezy, Young Scooter, le Trap God himself et bien d’autres. Tendez l’oreille et appréciez, il y a probablement dans le tas des chansons que vous n’avez jamais eu l’occasion d’écouter. N’hésitez pas à vous aider de Rap Genius pour le décryptage, le jeu en vaut la chandelle.
C’est disponible sur le player mixcloud, à consommer sans modération. L’artwork de mauvais goût est signé Bogdan (Zblurk Blog). S/O Yung Joss

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Narcos : Unofficial Original Soundtrack by Jocelyn Anglemort on Mixcloud

Tracklist :

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Vikings c’est comme Game of Thrones, mais en mieux

Le mois dernier, quand les quatre premiers épisodes de GoT ont leaké, j’ai fait comme tout le monde : j’ai téléchargé. Sauf qu’au moment de choisir le fichier à enregistrer sur mon disque dur, mon choix s’est arrêté sur Vikings que je n’avais pas eu le temps de regarder depuis sa sortie 2 jours plus tôt. Au lieu de faire comme tous ces nazis arrivistes qui ne jurent que par GoT parce que la plupart des autres nazis ne jurent que par GoT, j’ai préféré visionné une meilleure série, et en pensant aux nazis je me suis dit que j’allais en faire un billet pour Captcha Mag.

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On ne présente plus GoT, série mondialement connue et reconnue comme étant certainement la plus populaire, et qui a entame sa 5ème saison. Vikings est moins renommée, et ne compte que 3 saisons.

La popularité n’est pas gage de qualité -en témoignent les millions de vues recueillies par les vidéos Youtube d’artistes merdiques qui pullulent sur la toile, il ne convient donc pas de comparer les 2 séries sur ce champ de bataille. Si tel était le cas, GoT prendrait bien évidemment l’avantage. Mais comment peut-il en être autrement quand le diffuseur s’appelle HBO, quand la promo est digne d’un Marvel et quand le livre duquel est un best-seller dans des dizaines de pays ? Vikings est diffusé sur la chaine History, une  canal canadien bien moins côté que la charismatique HBO, et qui offre une communication presque amatoriale comparée aux gros budgets américains. Mais le succès d’estime est là, car la série est appréciée par la plupart des personnes qui osent y rentrer.

Si vous regardez GoT pour les histoires de cul -libre à vous d’aimer les partouzes de nains ou encore l’inceste- vous devriez regarder de plus près ce qu’il se passe chez Vikings. Bon, c’est peut-être un mauvais exemple, il n’y a pas autant de cul … m’enfin, une série ne se regarde pas uniquement pour voir des coïts, rassurez moi ? Parlons d’action, par exemple : Vikings achève à plate couture GoT en mettant en scène des combats digne de Gladiator, et cela de la saison 1 à la 3 actuellement en cours de diffusion. C’est l’une des forces de la série, les combats sont sanglants, épiques, violents, intenses. Leur mise en scène est léchée avec de superbes plans-séquence, ponctués de ralentis pour souligner leur violence.

Si vous trouvez GoT trop long, trop fastidieux, trop complexe à comprendre du fait des trop nombreux clans et familles, alors vous avez toutes les chances d’adhérer à Vikings. Plusieurs clans existent dans un même pays, et les pays se font également face, mais la compréhension y est bien plus abordable que dans GoT. L’intrigue est portée par un rythme soutenu et bien moins entrecoupé d’histoires externes ou parallèles comme c’est le cas dans la série de HBO. De plus, malgré l’aspect fictif de la série, on aurait presque le sentiment de regarder l’histoire se jouer sous nos yeux … ce qui n’est franchement pas le cas quand on voit 3 dragons essayer de croquer un oiseau.

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Je vais passer pour un hater de GoT alors que ce n’est pas le cas, je vous encourage simplement à jeter un œil à Vikings tout en continuant évidemment de regarder Game of Thrones. Vous ne serez pas déçu.

Si les rappeurs français étaient des personnages de Gomorra …

Toujours sur ce concept pompé au Blavog, lui même pompé aux cainris, que j’ai déjà appliqué à Oz. Un concept extrêmement poussé et complexe, qui consiste à trouver des comparaisons foireuses entre les personnages d’une série et les principaux acteurs du rap-jeu français. Aujourd’hui : Gomorra.

On a tous aimé cette première saison de Gomorra. Des personnages super bien foutus et suffisamment complexes, de la trahison, des morts (beaucoup), du suspense, bref, tous les ingrédients d’une bonne série. Conséquence logique, une saison 2 a été commandée, et est déjà en cours de production. Le monde découvre donc que l’Italie sait produire d’excellentes séries, et dans le même genre, je ne peux que vous conseiller d’aller jeter un oeil à Il Capo dei Capi (pour rester dans l’univers mafieux), à Romanzo Criminale, ou à Crimini. Par ailleurs, l’Italie livrera dans les mois à venir deux autres séries très prometteuses : 1992, série politico-policière, et, surtout, Diabolik, basée sur l’histoire du célèbre Don Ciccio, Matteo Messina Denaro.

ATTENTION : Avant d’aller plus loin, assurez-vous d’avoir maté l’intégralité des épisodes de la première saison, car cet article est rempli de spoilers.

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Danielino – Zifou

Un petit gars pas méchant mais un peu naïf, qui s’est vu promettre plein de belles choses et s’est pris au jeu, rêvant de côtoyer les pontes du game et de devenir riche … mais qui s’est fait complètement baiser par le système, qui l’a utilisé et pressé au maximum avant de le jeter comme une petite merde. Devenu embarrassant pour tout le monde, il finit sur le carreau.

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Manu, la petite meuf de Daniellino – La Bambina

Une enfant qui n’a rien demandé et qui finit insultée, rouée de coups et carbonisée par un mec sans coeur.

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Donna Imma – Diams

Une petite meuf qui paye pas de mine à la base, et qui semble juste être là pour kiffer la vibe avec son mec. Puis quand les choses deviennent sérieuses, on se rend vite compte qu’elle n’est pas d’humeur à ce qu’on lui prenne la tête, et elle prouve à tout le monde que dans ce milieu d’hommes, la meilleure meneuse de business, c’est elle. Impliquée dans le social, elle met également en place des deals assez incroyables, et fortifie la main-mise de sa famille. Le succès finit par se retourner contre elle.

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Attilio – Fabe

Un mec qu’on pensait voir vieillir, prendre du poids, et devenir important dans le jeu, mais qui s’est arrêté plus tôt que prévu. Ciro le considère comme un exemple et prend le même chemin que lui.

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Salvatore Conte – Hype

Un mec qui te parle de religion et de foi la moitié du temps, mais n’hésitera pas à te casser la mâchoire et te pisser dessus si tu fais un peu trop le malin.

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Michele Casillo – Orelsan

A la base, on se dit que c’est juste un branleur sans ambitions qui aime trainer en boite de nuits. C’était donc pas gagné pour lui au départ, mais à force de persévérance, il atteint de grands objectifs, ferme pas mal de bouches, et peut même se permettre de faire croquer ses potes.

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Ciro quand il boit de la pisse – Les ratpi de Booba

Parce qu’avec un peu de bonne volonté, on peut se convaincre que la pisse du boss est meilleure que le Moët le plus raffiné. Bon, il reste un arrière-gout un peu dégueulasse, et niveau haleine ça laisse un peu à désirer, mais quand t’es un soldat, tu t’exécutes et tu la fermes.

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Ciro quand il est largué au milieu de la Méditerranée par Salvatore Conte – Disiz

Et tu nages, et tu nages, et tu nages, et t’en vois pas le bout.

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Ciro quand il kidnappe la petite meuf de Danielino – La Fouine

« Allez, petite, monte dans la voiture, on va faire un tour tous les deux. Skuuuurt »

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Ciro après la mort de Donna Imma – Pierre Bellanger quand il flagelle une mineure

Ce même regard sadique et machiavélique.

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Malammore – Djé

Un mec qui se contente d’apparitions épisodiques mais qui reste fidèle à son patron du début (et même avant) à la fin (et même après).

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Bolletta – Dam16

Un bon gars respecté par tout le monde, qui n’a jamais trahi personne, mais qui se retrouve dans le collimateur du boss sans trop qu’on sache pourquoi. L’embrouille entre les deux coïncide d’ailleurs indirectement avec la chute de ce même boss. Le karma, frère.

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O Pescivendolo – Le Rat Luciano

Un ancien chahuté par les jeunes, qui se laisse un peu bousculer, mais quand même capable de t’allumer ta mère si tu vas trop loin.

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Zecchinetta – Olivier Cachin

Un vieux de la vieille qui finit dans le collimateur de la nouvelle génération et qui se fait agresser par un mec avec une coupe de cheveux bizarre.

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Massimo (le grand frère de Danielino) – Sefyu

Est-il le gardien de son frère ?

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Gennaro Savastano – Jul

Au début, tout le monde se fout de sa gueule : c’est juste un petit branleur avec un peu trop de ventre et des survets has-been. Mais quand le business devient sérieux, ce petit con met tout le monde à l’amende. Mettant de côté le circuit classique, il établit une connexion directe entre fournisseur et consommateur. Forcément, grâce à lui, son clan s’en met plein les fouilles. Il traine derrière toute une bande de petits gremlins prêts à bouffer le monde.

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Le docteur – Rockin Squat

Les petits vieux lui sont fidèles, et même s’il a perdu de son influence d’il y a vingt ans, il a toujours son petit mot à dire. Il aurait pu monter quelques échelons de plus s’il avait consenti à rallier la cause de plus gros que lui, mais il a fait de son indépendance sa raison de lutter. Forcément, à la fin, il se fait prendre pour un con par la jeunesse, qui lui crache à la gueule (ou à celle de sa fille, littéralement, dans le cas du docteur).

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Noemi – Shay

Elle aime les bijoux qui brillent, les voitures qui en ont sous le capot, et les hommes qui en ont dans le pantalon. Ce chien lui a dit qu’il l’aimait trop, il voulait son cœur, elle voulait sa maille.

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Franco Musi – Doc Gynéco

Un mec qui avait tout pour lui, qui aurait pu finir très haut, mais qui s’est associé aux mauvaises personnes, s’est fait racketter, a tenté le tout pour le tout, et a fini par se faire prendre à son propre jeu.

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Tonino Spiderman – Fababy

Un mec avec une drôle de tête, qui a voulu défier les anciens, a joué au con, et s’est fait remettre en place bien comme il faut.

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Pietro Savastano – Joe Lucazz

Un taulier qui a passé tellement de temps loin du jeu qu’on a finit par se demander s’il allait revenir un jour. Et au moment où on l’attendait le moins, le voila prêt à reprendre sa place. On pourrait le croire un peu puriste, avec ses méthodes héritées de l’ancienne école, mais le boug est juste quelqu’un de loyal, qui a une confiance illimitée envers ses fidèles. Et une fois qu’il est enfin dehors, une seule constatation s’impose : c’est bien lui le plus fort.

RAP EXPLOITATION : Le nanar du mois -CHOICES, THE MOVIE- par Three 6 Mafia

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Nous sommes en 2001, moment stratégique dans l’industrie du rap, c’est là que moult destins sont en train de se nouer. Les nanars distribués par les labels notoires du rap sudiste se succèdent à un rythme effréné. A Memphis, Tommy Wright 3 sort Behind The Closed Doors pendant que ses concurrents directs pour ne pas dire ennemis intimes, Three 6 Mafia, illuminent les écrans des cinémas provinciaux avec leur premier long-métrage: Choices.

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Attention ! Filmé en grande partie dans les quartiers de Dark City qui ont vu grandir et prospérer Juicy J, DJ Paul, La Chat, Lord Infamous, Gangsta Boo & Project Pat, Choices est un long métrage qui véhicule un message de jadis et de naguère. Sommairement interprété par des acteurs de seconde voire troisième zone, à la fois longuet, bavard, filmé avec les pieds, Choices prétend mettre en balance l’éternel conflit entre le bien et le mal, le chemin à emprunter, ou bien celui à éviter etc…. avec comme fil conducteur un ex-taulard alias Poncho Villa (!) auquel la société a donné une nouvelle chance de mener une vie citoyenne tristement conforme, donc remplie de frustrations.

Projet un tantinet ambitieux qui montre les tauliers de Hypnotize Minds Records/Films cabotinant au gré d’un scénario farci de clichés inhérents à ce genre de production. Ce n’est rien de dire que DJ Paul et Juicy J ont les dents en or qui rayent le parquet de Pyramid Arena, vu qu’ils ont fini par écarter du casting l’âme du groupe (Lord Infamous) afin de pondre cette œuvrette qui lorgne d’un œil torve vers la série Zzzz. Autant dire qu’artistiquement le suicide 666 est à cet instant définitivement consommé.

« Je voulais faire quelque chose que mes enfants puissent voir dans quelques années. » dira Paul au sujet de la motivation qui l’a poussé à se faire cadrer et recadrer. Avant de glisser entre ses chicots miroitants : « Nous savions que nous pouvions faire pas mal de blé avec ça. Aussi, dès que nous avons vu que ça intéressait les gens, nous avons décidé d’ajouter un supplément de 45 minutes au film. »

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Aucun doute. Avant de pimper un des trophées phalliques du cinéma US il leur faudra attendre des lustres, cinq ans exactement. Car, ici, c’est bien lui et ses compères qui ont tenu ce putain de stylo qui a dessiné ce putain synopsis, lequel vend de la rédemption à la petite semaine, du braquage mou du chibre, du snitchin’ de pacotille, de la chute de petits caïds au rabais… Bref, on est à des années lumières de l’atmosphère profondément oppressante de Mystic Stylez, quoique par moment on caresse l’absurde, le kafkaïen.

Ça manque de moiteur, de cimetières, de mysticisme rural, de crocodiles de la mort échappés du Memphis Zoo. Ça manque surtout d’un vrai branquignol auquel on puisse s’accrocher pendant 98 minutes, un peu comme on agrippe une bouée dans la tempête. Tobe Hooper aurait été parfait pour cadrer le petit braquage où le staff trépasse à grands coups de tronçonneuse. Néanmoins, ne soyons pas bégueules, ne renions pas notre plaisir, tout n’est pas à jeter aux orties dans Choices. Ci-joint 8 bonnes raisons de reluquer ce désormais classic de la ‘Rap-exploitation’ sudiste :

– Samplé par Project Pat pour le titre du générique, Choice of Colors (1969) de Curtis Mayfield (The Impressions) n’est pas le premier sample emprunté par le groupe à l’artiste chicagoan. Project Pat a déjà samplé Oh, So Beautiful de Mayfield pour Life We Live, Triple 6 Mafia a samplé Give Me Your Love pour Lick My Nuts. Plus tard, Prophet Posse utilisera le sample de Hard Times pour Nothin’ But My Pimp Shit.

– Je sais bien que la mode a évolué, n’empêche qu’en tant que Drug Lord/Petit-fils du Diable, Project Pat est fringué comme un as de pique.

– Comme dans la vraie vie, Paul s’envoie de la coke et Juicy J biberonne la lean améliorée.

– Question numérologie, la fiancée à Poncho Villa fait davantage songer au 69 kamasutresque plutôt qu’à ce 666 satanique dont on nous rabat les oreilles.

– Poncho, justement, miskine, il fait penser à l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’Actors Studio.

– Les deux flics blancs ont des trognes à se faire car-jacker par Tommy Wright 3 & la Manson Family, par une nuit noire, du côté de Smokey City, à la sortie du tournage.

– Désolé, mais La Chat ne sait pas tenir un flingue correctement.

– Memphis y est montré tel qu’il est, c’est à dire un trou obscur, une ville fantôme. Fidèle à sa réputation de ‘Dark City’ telle que l’a nommé Juicy J ?

Éteignez vos portables. En piste !
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Sons of Anarchy VS Le Rebelle : le match des bikers

Genono évoquait il y a quelques jours les 90’s avec des séries parfois oubliées. Aujourd’hui, revenons sur l’une des plus marquantes, qui reste pourtant assez méconnue.

Motos, cuir, courses-poursuites, armes lourdes, cheveux longs, meurtres, règlements de compte, vous pensez de suite à Sons of Anarchy, et vous avez raison. Mais Jax n’est pas le seul biker célèbre : il fut un temps où la terreur du bitume s’appelait Vincent Black (ou Reno Raines). 1992, NTM n’a pas encore appuyé sur la gâchette, Spike Lee sort Malcolm X, et la télévision américaine voit l’arrivée de la série « Renegade » -qui sera traduit par « Le Rebelle » lors de son arrivée en France-.

Le pitch

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Sons of Anarchy, c’est l’histoire d’un gang de bikers prêts à tout pour faire du biff et pour rester les boss de la street. Ça semble un peu réducteur, mais quand on laisse de côté les nombreuses histoires parallèles et intrigues secondaires qui jalonnent la série, c’est ce que l’on retient.

Le synopsis du Rebelle est un brin plus recherché : un ancien flic (et plutôt un bon) témoigne contre d’autres flics corrompus, le « crime le plus grave »… en gros, Raines est une sorte de Serpico cheap. Ces mêmes flics vont tenter de le tuer, mais c’est la femme qu’il aime (sic) qui va être touchée. Ces flics vont par la suite l’accuser de meurtre, il deviendra donc « un hors la loi à la poursuite de hors la loi ». Car oui, Raines devient chasseur de primes dans le Dakota et change de nom : Vincent Black est né.

1 point pour Le Rebelle, scénario digne d’un Luc Besson en très grande forme.

Le style

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Vincent Black, c’est un jean délavé, un gilet noir en cuir et un torse nu mis en avant. Tout à fait normal dans les années 90, mais autant dire tout de suite qu’aujourd’hui ce look aurait sa place sur un des chariots de la gay-pride.

Gilet en cuir orné de blasons de crew, hoodie ou chemises à carreaux, jean large à la Ice Cube, et sneakers blanches, Jax Teller prend aisément l’avantage.

1 point pour Jax.

Les armes

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Il n’y a pas de match : pendant que les différents gangs de SoA croulent sous un armement de guerre, le Rebelle lui ne dispose que de petits calibres, et parfois d’un fusil à pompe. À noter quand même qu’il compense ce manque d’armement par une maitrise parfaite du karaté, à la manière d’un Texas Walker.

Encore 1 point pour Jax Teller. Nous c’est les armes qu’on aime, pas les low-kick.

La meuf

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Crevons l’abcès tout de suite, Tara Knowles la meuf de Jax n’est clairement pas ouf, plutôt banale même, comparée à la milf Wendy, l’ex de Jax (Drea de Matteo pour les recherches Google).

Alors certes, Vincent Black fait coup double avec Cheyenne Phillips (Kathleen Kinmont) puisqu’il la pécho dans la série mais également dans la vie. Mais là aussi nous ne sommes pas en présence de Miss monde, on a connu blonde bien plus plantureuse. Puis un prénom d’indienne avec une tête de suédoise, ça ne tient pas.

Match nul.

Le crew

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Un biker qui fait équipe avec un sioux, Bobby Sixxkiller (double-sic), ça pourrait résumer les Village People. Alors évidemment, face à un gang de motards enragés et surarmés, le combat est totalement déséquilibré.

Victoire par ko, 1 point pour Jax Teller.

L’action

Deux séries à l’américaine, des courses-poursuites en moto, en caisse, en bateau, toutes ponctuées de fights à l’arme lourde, avec otages et carambolages. Idem pour les fusillades, ça tire dans tous les sens pour renforcer ce sentiment d’action pure et dure. Si les mecs payaient vraiment les balles, il est évident qu’ils apprendraient à viser, mais nous sommes aux States donc tirer 8 balles quand il n’en faut qu’une, c’est tout à fait normal et habituel.

Match nul.

L’émotion

Encore une fois, un sujet traité « à l’américaine » : le rapport à la mort. Dans SoA, Jax trouve la paix et la sérénité sur la tombe de son père, où il passe son temps à écrire. Vincent Black, lui, se recueille très souvent sur la tombe de son ex-femme, le genre de scène forte en émotion toujours intéressante à placer au moment propice.

Match nul, l’émotion est là (même si c’est toujours un peu trop forcé).

La réalisation

Deux écoles. D’un côté, Le Rebelle est l’exemple parfait de la série des années 90, avec une mise en scène bateau, des acteurs qui surjouent, des cliffhanger qui dépassent le cliché et, fatalement, aucune surprise quant au déroulement des épisodes.

De l’autre, SoA se démarque complètement de son prédécesseur, en prenant exemple sur les séries des années 2000 type 24, The Shield ou Lost. La série, sans être révolutionnaire, s’efforce à se rendre addictive, au moyen de multiples rebondissements et cliffhangers.

1 point pour SoA, sans aucune contestation possible

Conclusion

Victoire pour SoA, mais l’essentiel est ailleurs : j’espère vous avoir clairement coupé l’envie de regarder un jour Le Rebelle, à moins que ce ne soit en dernier recours, à la place d’un The Voice ou autre Danse avec les Stars. Par contre, si vous avez beaucoup de temps devant vous, lancez vous dans SoA. Vous ne serez pas déçus.

The Sopranos : quels acteurs pour le prequel ?

Lorsque Dominic West aka Jimmy Mc Nulty a évoqué l’idée d’un prequel de The Wire, on s’est tous dit la même chose : non, putain de bordel de merde, touchez pas au mythe. Heureusement, ce bon vieux Jimmy a balancé un argument imparable, suffisant pour annihiler tout espoir de voir un Prezbylewski à peine majeur en école de police :

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Du coup, dans l’idée du « touche pas aux mythes », on a aussi pensé que ces enculés d’hollywoodiens pourraient nous pondre un préquel à The Sopranos. A première vue, ça parait beaucoup plus compliqué que pour The Wire, puisque James Gandolfini la légende nous a quitté. Et pourtant, si on veut réellement imaginer un prequel à la série de David Chase, nul besoin de Tony : il suffirait de centrer l’intrigue sur son père, Johnny Boy, ainsi que sur la jeunesse de Corrado, Livia, Paulie, et quelques autres anciens. Avouez que l’idée est alléchante.

John Francis « Johnny Boy » Soprano

Capo de la famille Di Meo, Johnny Boy est apprécié de tous, et particulièrement de son patron, Ercoli Di Meo. Ce prequel serait l’occasion parfaite pour creuser encore un peu plus la relation entre Tony et son père, et revenir sur les évènements qui ont traumatisé le petit T. au point de l’envoyer chez la psy quelques décennies plus tard.

Joseph Siravo étant blanc, il a vieilli depuis l’arrêt de la série, et n’est donc plus indiqué pour interpréter un Johnny Boy trentenaire. Avec quelques kilos en plus et un brin de maquillage, Matthew McConaughey pourrait remplir ce rôle, et représenter une plus-value incroyable pour la série. Pour un tel premier rôle, rien de tel que son aura, son jeu d’acteur exceptionnel, et sa sympathie auprès du public.

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Corrado « Uncle Junior » Soprano

Pendant toute sa jeunesse, Corrado a été le second de Johnny Boy. Son rôle, déjà important dans la série, pourrait prendre encore plus d’ampleur avec ce prequel. Jalousie envers son petit frère, ascension dans la hiérarchie, relations avec Bobby Baccalieri Senior et Feech La Manna … Tous les ingrédients sont là pour en faire l’un des personnages les plus intéressants de notre série fictive.

Dans The Sopranos, le Corrado jeune que l’on entrevoit dans les flashbacks est interprété par Rocco Sisto, un mec qu’on a vu dans Carlito’s Way mais aussi dans Star Trek. Dans notre prequel, l’acteur le plus indiqué pour former un binôme de légende avec Matthew McConaughey s’appelle Cilian Murphy. Un coup de rasoir sur le crane, une paire de lunettes, et le tour est joué. Et puis, Cilian est parfait en mafieux, comme le prouve sa performance sublime tout au long de la première saison de Peaky Blinders.

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Michele « Feech » La Manna

Avant de finir en vulgaire petit racketeur de jardiniers, Feech était une véritable légende du New Jersey. Ce prequel offrirait l’occasion rêvée pour raconter son arrivée en Amérique dans les années 50, le parcours l’ayant mené à devenir l’un des capo les plus respectés de la famille Di Meo, et les évènements qui l’ont conduit à être condamné à vingt ans de prison.

Dans la série, le « Young Feech » n’apparait à aucun moment, on ne connait que sa version old, jouée par le fabuleux Robert Loggia (le Franck Lopez de Scarface). Et pourquoi pas Federico Castelluccio, l’acteur qui interpretait Furio ? Le même (énorme) nez, la même corpulence, et bonus, l’accent d’immigré italien 100% naturel.

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Livia Soprano

Pour interpréter une mère complètement cinglée, rien de tel qu’une maman encore plus cinglée. Jane Kaczmarek (Loïs dans Malcolm) aurait pu parfaitement faire l’affaire si elle n’avait pas -déjà- 58 ans. Sofia Coppola en a quinze de moins, et possède ce petit air sournois qui conviendrait parfaitement au personnage. Et puis, qui de mieux que la fille de Michael Corleone pour tenir le rôle d’une femme de capo ?

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Peter Paul « Paulie Walnuts » Gualtieri

Paulie est l’un des personnages les plus drôles des Sopranos. Ce mafieux pourtant respecté de tous est le prototype du petit vieux bougon et bourru. Issu de la génération de Johnny Boy et Corrado Junior -avec quelques années de moins-, il serait parfait dans le rôle du second couteau, mandaté pour les passages à tabac et les assassinats. Garde du corps de Johnny Boy dès ses 17 ans, Paulie a gravit peu à peu les échelons, sans pour autant accéder au haut panier de la hiérarchie mafieuse. A noter également quatre années passées dans l’armée, ce qui, scenaristiquement, peut amener à pas mal de scènes fabuleuses : Paulie a du mal avec l’autorité militaire, Paulie détourne des armes de guerre, Paulie corrompt ses supérieurs …

Tony Sirico, l’acteur campant Paulie, est un véritable ex-mafieux, associé à la celèbre famille Colombo, et condamné à 4 ans de prison en 1971. Pour reprendre son rôle, il nous faut donc un véritable acteur-mafieux. Giovanni Venosa, camoriste connu pour son apparition dans Gomorra, est le candidat idéal … à condition de faire réduire sa condamnation à 14 années de réclusion pour extorsion et racket (et de lui coller un accent américain véritable).

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John « Johnny Sack » Sacramoni

Un mec qui a longtemps été le second de Carmine Lupertazzi, ce qui n’a jamais semblé lui poser souci, et qui a toujours œuvré pour l’entente entre son clan et celui des Soprano. Un point intéressant à raconter dans ce prequel : sa rencontre avec sa femme, Ginny.

Pour interpréter ce jeune Johnny Sack, il nous faut un acteur avec des belles poches sous les yeux, un nez volumineux, de grandes oreilles, et une mâchoire carrée. Corey Stoll (House of Cards, The Strain) est donc désigné d’office.

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Phil Leotardo

L’ancien capo de la famille Lupertazzi a mangé vingt ans de prison dans les années 80. Avant ça, il était connu pour avoir mené à bien 27 assassinats, et était, un peu comme son boss, peu enclin à négocier avec la famille Di Meo / Soprano. Il serait un antagoniste parfait pour les premières saisons de notre série-prequel.

Difficile de trouver un jeune loup à la hauteur de Franck Vincent la légende. Du coup, plutôt que de chercher un véritable talent, concentrons-nous sur ces sourcils qui caractérisent si bien notre ami Leotardo : Justin Baldoni ferait l’affaire. Qui est Justin Baldoni ? Un mec qui enchaine les petits rôles dans des séries minables. Un CV un peu léger pour briguer un rôle dans une série si prestigieuse mais … qui s’intéressait à James Gandolfini avant les Sopranos ?

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Tony Soprano

Parce qu’un prequel sur la vie de Johnny Boy et Corrado Junior sans jeter un oeil à l’enfance de Tony, ça n’aurait aucun sens. L’occasion parfaite pour revenir sur tout ce qui a façonné le psyché si torturé du Tony que l’on connait, le cheminement qui l’a amené à comprendre les activités de son père, le traumatisme du doigt tranché à la boucherie Satriale, sa relation particulière avec sa mère, Janice, et les autres membres de la famille …

Pour succéder (ou plutôt précéder) à James Gandolfini, il nous faut un gamin avec des bonnes joues : Ryan Malgarini, un petit boy qui a démarré en tournant des pubs à l’âge de 5 ans avant de finir chez Disney. Bon, il commence à être un peu grand pour jouer le rôle d’un gosse, mais là tout de suite, j’ai pas mieux.

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Bobby Baccalieri Senior

Le père de notre Bobby fan de trains électriques était un soldat de Johnny Boy, réputé pour sa propension à tuer sans poser la moindre question ni tortiller du cul un seul instant. « The fuckin Terminator in that respect », comme le dit d’ailleurs Tony dans la saison 3.

Parce qu’ils ont cette même dégaine improbable, et parce qu’il n’y a décidément pas assez d’acteurs de The Wire dans ce papier, le Young Burt Young sera James Ransone, aka Ziggy Sobotka, le mec qui fait pillave un canard avec un collier en diamant dans la saison 2.

bobby

Hesh Rabkin

Hesh conseille la famille Soprano et ses associés depuis la préhistoire. Bien qu’il n’ait jamais eu un rôle véritablement prépondérant dans les six saisons des Sopranos, il pourrait prendre une dimension plus importante dans cette série-prequel, et ouvrir des liens intéressants avec la mafia juive.

Pour jouer Young Hesh, il nous faut un acteur juif. Pas difficile à trouver, me direz-vous, mais la moitié de l’Occident étant antisémite, c’est une remarque qu’il convient de ne pas faire. Du coup, pour redorer l’honneur juif, rien de tel qu’un homme prestigieux. Pas simplement un acteur, non, il nous faut quelqu’un occupant une fonction importante :

hesh

The Wire, Lost, Une nounou d’enfer … A quoi ressembleraient ces séries en 2014 ?

The Sopranos

Hé non, Tony n’est toujours pas mort. Après un bon diner en famille retardé par les difficultés de Meadow à réaliser un créneau, la famille Soprano est rentrée chez elle, et a repris le cours de sa vie. Sept ans et un divorce plus tard, Tony est devenu le principal concurrent à Dan Bizerian dans la course aux followers. S’affichant tour à tour avec une dizaine de poules de luxe dans un jacuzzi, puis armé d’une kalashnikov incrustée de diamants sur son yacht en pleine mer, il est devenu une véritable star, au point d’être élu « gangster le plus élégant de l’année » en 2012 et 2013 par Esquire.

A quoi ça ressemblerait : « Papa, pourquoi tu m’as unfollow ? » (Meadow Soprano, Saison 12, épisode 8)

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Lost

En 2014, ce con de Jack n’a toujours pas retrouvé l’île. Il continue ses recherches, quelque part entre une bouteille de Whisky et une bouteille de Rhum, pendant que Kate le cocufie chaque jour un peu plus avec Sawyer. Hugo a racheté Apple et a lancé l’i-Island, un détecteur d’îles magiques, tandis que Walt, s’est lancé dans le rap, depuis que l’île lui a offert un don incroyable : sa voix est autotunée naturellement.

A quoi ça ressemblerait : « Charlie, arrête de taper dans ma coke ! » (Joeystarr, saison 16, épisode 3)

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The Shield

La vie de bureau, c’est pas facile quand on s’appelle Vic Mackey. Fatigué de devoir pointer chaque matin à 8h30 précises, le LIM américain s’engage dans l’armée, et part défourailler en Irak. Capturé par l’EIIL, il finit par se convertir à l’Islam, et son leadership naturel l’amène facilement à briguer la tête du mouvement. Après avoir éjecté Al-Baghdadi grâce à une habile manipulation de fausses preuves, il déclare la guerre aux Etats-Unis du Président Aceveda.

A quoi ça ressemblerait : « On va faire sauter le train infidèle de la monnaie haram, Abou Ronnie » (Abou Vic, saison 11, épisode 13)


X-Files

L’invasion de la terre en décembre 2012, prévue par le complot américano-extra-terrestre, ayant dû être repoussé « pour des raisons administratives et juridiques indépendantes de notre volonté », Mulder, poussé par sa soif de complots, se rapproche de Thierry Meyssan, et publie le best-seller « World Trade Center, Alien Invasion & Bernard-Henry Lévy ».

A quoi ça ressemblerait : « J’ai des infos sur l’homme à la cigarette, Scully. Depuis le passage du paquet à 7 euros, il se fait appeler l’homme qui vapote » (John Byers, saison 22, épisode 13)

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The Wire

En 2014, finies les écoutes téléphoniques sur des cabines publiques et des bipeurs Tam-Tam. A l’heure des réseaux sociaux, Jimmy Mc Nulty traque Marlo Stanfield sur Instagram, en analysant les hashtags grâce à un savant algorithme inventé par Pryzbylewski.

A quoi ça ressemblerait : « Freamon, Omar a publié un nouveau Vine ! Incroyable, ce petit chien qui marche sur ses pattes arrière ! Appelle Kima, vite ! » (Bunk Moreland, Saison 11, épisode 4)

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Une nounou d’enfer

Déjà quinze ans que Fran a épousé Maxwell. Ce que la série, derrière son air léger, ne dit pas, c’est que Fran est une véritable mante religieuse. Huit mois après l’union officielle, Monsieur Sheffield s’étouffe mystérieusement, et son épouse hérite de toute sa fortune. Une sextape avec Ray-J plus tard, elle devient l’égérie mondiale de Weight Watchers, et épouse Kanye West, qui mourra quelques mois plus tard d’un inexplicable accident domestique.

A quoi ça ressemblerait : « Gracie, ma chérie, tu n’auras pas la moindre miette sur l’héritage de ton père. Pourquoi ne vas-tu pas plutôt t’inscrire pour le casting de Californication ? Et enlève le haut, crois en mon expérience. » (Fran Fine, saison 19, épisode 2)

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Code Lisa

Avec un ordinateur tout pourri sous windows 1.0, Wyatt le petit génie a réussi à imprimer une femme parfaite aux pouvoirs extraordinaires. Deux décennies plus tard, l’association Mac Book Pro + imprimante 3D lui offre des possibilités illimitées. Après avoir éradiqué la faim dans le monde, le Sida, et Lady Gaga, il tombe sur la dernière Keynote. Tous ses super-pouvoirs ne lui suffisent pas à s’offrir un iPhone 7. Déprimé, il s’alcoolise au volant de sa voiture, et renverse une enfant. Wyatt finit en prison avec Chett, qui lui donne immédiatement un excellent conseil : en prison, mordre vaut mieux que sucer.

A quoi ça ressemblerait : « Gary, t’as une armée de meufs-génies à tes ordres, et t’es pas foutu de te faire une coupe de cheveux décente ? » (Principal Scampi, saison 21, épisode 8)


Buffy contre les Vampires

Depuis Twilight, les vampires sont à la mode. Spike n’a donc plus aucune raison de se cacher, et armé d’un ingénieur son calé en autotune, il se lance dans le rap en indé, avec Dans ma paranoia. Angel, de son côté, court les castings et finit par obtenir le rôle principal dans Bones. Mise à la retraite par cette soudaine popularité des vampires, Buffy finit chez Dorcel, et se fait remarquer dans la fameuse trilogie « Les femmes-vampires ne sucent pas que du sang ».

A quoi ça ressemblerait : « Willow, enfile-moi ce pieu ! » (Buffy, saison 12, épisode 14)

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Dexter

Fatigué de tuer Dexter décide de changer radicalement de mode de vie. Pendant deux ans, il enchaine les missions d’intérim, se nourrit exclusivement de pizza, et se gave de vidéos à la con sur youtube. La révélation arrive au cours d’un fabuleux podcast de Norman : Dexter veut devenir youtubeur. Après une longue traversée du désert tout le long de la saison 10 (Dexter ne dépasse pas les 2000 vues par vidéo), sa carrière explose quand Franck Dubosc lui propose un rôle dans Camping 4.

A quoi ça ressemblerait : A rien.

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STOPPEZ LA BRANLETTE SUR GAME OF THRONES | Captcha Mag

Game of Thrones est une série ridicule, pas du tout historique, très mal ficelée et qui ne suit pas du tout le bouquin. Non, vous ne m’entendrez pas dire ça, tout d’abord parce que je n’ai pas lu le livre et aussi parce que j’adore la série. Oui je l’adore, enfin … sur l’échelle de l’adoration sérietographique, ce n’est pas non plus l’extase, soyons clair.

Dernièrement, je parcourais les méandres de Twitter à travers divers hashtags évoquant les meilleures séries, et quelle ne fut pas ma surprise à la lecture des premiers tweets (et j’en ai lu une bonne centaine, en véritable journaliste d’investigation 2.0) : GoT, Malcolm, The Walking Dead, How I Met Your Mother, Grey’s anatomy, Gossip Girl et j’ai même eu droit à …(roulement de tambours)… Soda.

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Des tweets ponctués de ce genre de commentaires :

« Non mais si vous n’avez jamais vu Malcolm, The Walking Dead et GoT vous n’avez rien vu ». En effet, vous n’avez rien vu. Non pas eux, vous, enfin toi. Hein ?

Le suspense des feux de l’amour.

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Remets toi. Si tu n’arrives pas à tenir devant un épisode de GoT, je te déconseille tout de suite de mater 24, les premières saisons de Dexter, ou Breaking Bad : ta vie va devenir un enfer. Imagine (phase d’imagination) – T’as taro une crasseuse, et, manque de bol, la capote a craqué. Tu fais quoi ? Dépistage, attente, recherche doctissimo « MST + symptômes ». 24 c’est la même chose : la fin d’un épisode t’oblige tout de suite à mettre ta vie sociale entre parenthèses pour visionner l’épisode suivant. Breaking Bad, t’as carrément envie de faire partie de l’équipe de production pour connaitre la fin avant les autres. Et tu serais prêt à tuer toute ta famille pour cela.

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Le charisme des queers.

Un nain, un mec qui fornique avec sa sœur, un ado qui n’a pas mué. Et surtout une fille à la tête d’un trio de … dragons, c’est quoi ce délire ? Sasha avec Dracofeu dans Pokemon ? Sans parler de Jaime Lannister, censé être l’un des personnages les plus charismatiques et l’un des meilleurs combattants du Royaume, mais qui ressemble surtout à un surfer gay californien des années 90. Et puis, ces pantalons en cuir, ces capes et ces déguisements, on dirait un clip de la compagnie créole version boite échangiste.

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A propos de charisme … Connaissez-vous les quatre mecs ci-dessous ?

James Gandolfini, Idris Elba, Bryan Cranston, Steve Buscemi.chaar

Quatre acteurs de légende, qui croulent sous les récompenses individuelles. Un peu à l’image d’un Messi ou d’un Cristiano Ronaldo, mais avec de la classe en plus, à en revendre même. Ces acteurs là font gagner Goldens Globes et Emmy Awards aux séries dans lesquelles ils jouent, et quand Breaking Bad repart de la dernière cérémonie des Emmys avec 5 statuettes, Game of Thrones doit se contenter d’une seule, et encore une mineure. Certes les récompenses ne mettent pas toujours en avant les meilleures séries ou les meilleurs acteurs, mais quand elles couronnent chaque année les mêmes séries, il y a bien une raison.

Un saison de GoT = un meuble (choisis la marque que tu veux) en kit.

Quand tu montes un meuble en kit, au début c’est chiant, au milieu c’est chiant, à la fin c’est génial. Une saison de GoT c’est la même chose. Au début c’est long. Au milieu c’est long. À la fin c’est excellent. Pourquoi ne pas commencer la saison dès le 9ème épisode ? On gagnerait du temps, tu gagnerais du temps et tu n’aurais plus aucune raison de ne pas mater d’autres séries.

Des épées, mais pour quoi faire ?

Vikings ou Rome sont des séries où se mêlent des batailles sanglantes et acharnées où seuls les braves sortent vainqueurs. Enfin, vivants. Dans GoT rien de toute ça, les combats ressemblent à des bagarres de cours de recréation, bien loin d’un bon combat à la Gladiator.

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Lannister VS Underwood.

Franck Underwood (House of Cards), en voilà un vrai maitre tacticien à la conquête du pouvoir, une conquête faites de manipulations, de coups bas, de faux copinages et de belles enculeries. Dans GoT, pour être le roi, il suffit d’être l’un des fils de l’ancien roi, ou épouser une reine. C’est tout ? Oui, à peu près. Imagine si Manuel Valls devait épouser la fille de Hollande pour être premier ministre …

Gangsters ou Chevaliers ?

D’un côté de preux chevaliers à chevaux, de l’autre, des gangsters à la gâchette facile et armés jusqu’aux dents. Avoue que le combat est déséquilibré, et avoue que t’as toujours préféré les cowboys aux indiens, alors pourquoi cette adoration soudaine pour l’équitation ? Dans The Wire et Sopranos, les gangsters se baladent dans des SUV ou dans de grosses berlines avec comme point commun la violence qu’ils s’apprêtent à faire jaillir de leurs calibres.

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Trêve de balivernes : GoT est prenant, GoT est une très bonne série. Mais GoT mérite que ses téléspectateurs aient une culture des séries un peu plus étoffée, afin qu’ils puissent développer ce sens critique qui est apparemment bloqué aux Docteur House ou autres NCIS de bas étage.

Si à 50 ans tu n’as ni vu The Sopranos ou The Wire, alors oui tu auras raté ta vie. Et cela même si tu as la dernière Rolex au poignet (mais tu peux te rattraper avec True Detective, Boardwalk Empire ou encore Fargo).

Les séries qu’on a maté en 2013-2014

Fargo, saison 1

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La série anthologique a le vent en poupe. Une excellente nouvelle : d’une part, on évite les intrigues étirées et distendues sur trop de saisons, et d’autre part, les chaines peuvent se permettre d’offrir des rôles d’envergure à des acteurs qui ne veulent pas forcément s’engager pour plusieurs années. Résultat, on se retrouve avec un Martin Freeman qui affronte un ennemi bien plus dangereux que Smaug : Lorne Malvo. Sans trop en dire pour ne pas spoiler, Lorne Malvo est le tueur à gages le plus [insérer un synonyme de badass] depuis Anton Chigurh (No Country for Old Men), et l’une des principales raisons de considérer cette saison 1 de Fargo comme l’une des plus belles réussites télévisuelles de l’année. Un univers riche et déroutant, une galerie de personnages assez extraordinaire, et un scénario incroyablement bien ficelé : l’esprit des frères Coen hante cette série. Vivement la saison 2. – Genono

Platane, Saison 2

Platane c’est déjà à la base un genre d’OVNI sur la télé française. Eric Judor (tout seul) tentait une première saison très originale sur le thème : Eric Judor raconte sa vraie vie d’après Eric et Ramzy, et fait du cinéma sérieux. Ok, le fil conducteur – le cinéma sérieux – était vraiment, vraiment relou mais l’écriture était vraiment sympa et surtout, surtout, Eric était vraiment excellent en menteur pathétique et loser invétéré. Une vie rêvée bien pourrie dans laquelle il était drôle seulement quand il cherchait à être sérieux. Alors cette saison 2 ? Encore meilleure. Eric a compris que si ça marchait bien seul, ça marchait encore mieux avec Ramzy. Prétexte ? La tour Montparnasse infernale 2. Et ça défonce. L’écriture est encore meilleure, débarrassée des lourdeurs de la saison 1. Reste un Eric encore plus pathétique, Ramzy dans un personnage de célibataire mi connard mi sympa, et des récurrences de la première saison, dont Flex le légendaire beau frère d’Eric. A voir sans hésiter.- Buddy Love

True Detective, saison 1

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Sur True Detective je partais avec des réserves déjà, eu égard à la hype autour du truc qui me faisait dire qu’il devait y avoir de l’enculerie derrière tout ça. Et au premier épisode, la claque. Le rythme, la réalisation,  le jeu d’acteur, tout est juste impeccable. Tout a déjà été dit partout sur cette série excellente. Il faut simplement souligner que l’idée de clore l’histoire à la fin de la saison et de s’arrêter là est une idée de génie. Pas si loin de nous, Prison Break nous avait fait regretter une saison 1 incroyable par un jeu de prolongations qui ont finalement ridiculisé toute l’œuvre. – Buddy Love

La barre est tellement haute, j’ai jamais vu ça à la télévision. J’aurais presque peur de salir un tel chef d’oeuvre en posant des mots dessus, alors je vais me contenter de la fermer. – Genono

Cette série mériterait un article dédié. C’est LA vraie série de cette année, un pur bijou. Même si, j’avoue que j’ai du mal à savoir dans quoi je mettais les pieds lors des deux premiers épisodes, la force du scénario et le jeu des acteurs font mouche immédiatement. L’originalité de cette série est que la saison couvre une seule enquête qui balaye 3 périodes distinctes (1995-2002 et 2014). L’autre bon point de la série, c’est de l’avoir situé dans le Sud des États-Unis, cette zone bien trash et consanguine qui n’est pas sans nous rappeler le Nord de la France. Ce côté White Trash et Country Swag (ndlr : WTF ?!) donne encore plus de noirceur dans l’ambiance de l’enquête. S’il n’y a qu’une série à retenir cette année, c’est bien celle qui nous a offert les 6 minutes les plus classe de la télé. – Mido Ban

Californication, saison 7

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J’ai regardé cette dernière saison de Californication un peu comme si je rendais visite à un vieux copain cancéreux en soins palliatifs : on a bien rigolé ensemble y’a quelques années, mais là, il faut vraiment que ça s’arrête, parce que ça devient dur à vivre pour tout le monde. Pourtant, si on fait fi des ficelles scénaristiques incroyablement subtiles -attention, spoil à venir- et cet ingénieux « tiens, Hank Moody a un fils caché depuis 20 ans ! », cette saison 7 est moins catastrophique que ce à quoi on pouvait s’attendre : les dialogues font encore mouche, et le trinôme Hank-Runkle-Marcy fonctionne toujours bien. Avec un peu de chance, on aura même droit à un épisode final honorable. Étant données les conclusions des deux-trois dernières saisons, c’était vraiment pas gagné. – Genono

American Horror Story : Coven (Saison 3)

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Troisième série anthologique de ma liste, American Horror Story semble peu à peu abandonner le genre horreur pure, pour s’aventurer vers une exploration plus large des bizarreries de la culture populaire. La saison 3 s’aventure du côté de la sorcellerie et du vaudou, dans un décor qui ne déplairait pas à notre Jean-Pierre Labarthe préféré : la Louisiane, son bayou, ses marécages, et ses personnalités historiques : Marie Laveau et Marie-Delphine LaLaurie. Après les nazis, les amputations, les viols et les extra-terrestres de la saison 2, il est évident que les banales histoires d’inceste, de sodomie par un minotaure, et de nécrophilie de cette saison 3 me paraissent un peu fades. Une saison sympatoche, mais pas folle, façon « Buffy contre les vampires sous speed, avec un peu de cul« . La saison 4 se tiendra dans un cirque ambulant des années 50, avec des nazis et, surtout, avec Michael Chiklis, le Vic MacKey de The Shield. Avec un peu de chance, il jouera un nazi extra-terreste nécrophile. – Genono

The Big Bang Theory, Saison 7

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The Big Bang Theory a réussi une prouesse dramatiquement ratée par sa cousine How I Met your mother : suivre une courbe d’intérêt ascendante. Comprenez : plus le temps passe, plus TBBT devient géniale, les personnages sympas ,et les histoires étoffées. C’est simple : là ou HIMYM s’est perdue au fur et à mesure des années dans des histoires tertiaires dénuées d’intérêt et surtout, dans le meurtre pur et simple de Barney Stinson (les vrais sauront), TBBT a su amener du sang neuf avec de nouveaux personnages. Notamment Amy et Bernadette qui ont réellement apporté une plus value. Amy a permis de mettre Sheldon dans des situations encore plus ubuesques et Bernadette a permis à Howard de quitter sa mère et par le même temps de le placer dans une nouvelle sphère comique. On regrettera la relation Leonard / Penny qui semble au point mort (ses véléités d’actrice … #smh) mais le reste vaut vraiment le coup. Jusqu’ici toute la série reposait sur le génie comique de Sheldon. Il est démultiplié grâce à Amy. Sept ans, c’est le moment fatidique pour une relation. Celle que TBBT entretien avec son public semble définitivement au beau fixe. – Buddy Love

Peaky Blinders, Saison 1

Le genre de série à laquelle tu jettes un oeil uniquement pour le casting : Cillian Murphy, Sam Neil, en attendant Tom Hardy dans la saison 2 … bordel ! Et au final, 6 épisodes plus tard, tu te rends compte que certes, les performances des acteurs sont superbes, mais qu’en plus la BO, le scénario, les décors, les coupes de cheveux, les ourlets sur les pantalons, le battement des ailes des oiseaux en arrière-plan dans l’épisode 4, la manière dont respire le figurant au fond de l’allée à 38’21 dans l’épisode 2 … tout est absolument parfait. Bon, ok, y’a une amourette à la con, et deux-trois conneries dont on se serait bien passé, mais frère, Peaky Blinders c’est grand. – Genono

Homeland, Saison 3

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De base cette série est pour moi un modèle du genre. Le genre de série qui repose sur un pitch tenant sur un bout de papier. Si le concept initial peut être original et emballant, il a souvent du mal à passer le cap de la saison 1 (le fameux syndrome Prison Break). Du coup, cette saison reprend sur un rythme bien bâtard, on a du mal à comprendre où la série veut en venir suite à l’attentat survenu à Langley (et la mort de la moitié du casting). Finalement, on replonge rapidement dans les travers de la série manichéenne post-11/09, avec une stratégie ultra-WTF : placer un agent double de la CIA à la tête du régime Iranien. Bref, on reprend plus ou moins la logique de lasaison 2, Brody est un terroriste en cavale, ensuite c’est un agent double, puis un traitre puis un … Bon, t’as compris l’idée, jusqu’à arriver au cliffhanger de la mort qui tue qui te donne envie d’attendre la saison 4 … sauf qu’on ne m’y reprendra pas deux fois. A éviter. – Mido Ban

House of Cards, Saison 2

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House of Cards première saison du nom j’en avais dit du bien déjà ici même. Ca faisait un peu groupie mais c’était vraiment excellent et original. Pour la saison 2 on retrouve Franck encore plus enculé que précédemment. La folie du gars est à la mesure de son ambition, décuplée alors qu’il touche son rêve du bout des doigts. Du coup, même si la série abandonne un peu l’intrigue politicienne qui la rapprochait d’A la maison blanche, elle développe un côté thriller qui lui va à ravir. Au final, même si j’ai regretté certains raccourcis de début de saison, le tout est homogène, passionnant et impossible de lâcher jusqu’à la dernière seconde. Ça promet une superbe saison 3. – Buddy Love

Là, on passe à autre chose : du lourd, de la haute couture, le retour d’House of Cards. Après une première saison tout simplement parfaite, on retrouve Franck Underwood là où on l’a laissé, et sa soif de vengeance semble s’être atténuée avec l’obtention de son poste de Vice-Président. Seulement, il se retrouve rapidement face à un adversaire à sa mesure, en la personne de Raymond Tusk. Cette saison est donc une sorte de lutte entre deux personnes voulant avoir le champ libre pour manipuler le Président. Des coups de putes à tour de bras, des dommages collatéraux, et une fin de saison somptueuse. Bref, la confirmation encore une fois que la série de Netflix s’impose de plus en plus comme un classique avec un Kevin Spacey grandiose. – Mido Ban

La première saison d’House of Cards était tellement grandiose qu’on s’attendait forcément à quelque chose d’aussi monumental pour la suite. Déception. Franck Underwood est toujours un incroyable stratège et un manipulateur né, aucun souci là-dessus. Le reste, en revanche, c’est peau de zob. Entre un Président des Etats-Unis faiblard et naïf, une théorie du complot matrixée qui n’apporte absolument rien à l’intrigue, et une scène ô combien traumatisante pour tout homophobe qui se respecte … Bref, saison 2 globalement décevante, va falloir arrêter de se laisser griser par le succès et redresser la barre. – Genono

How I Met Your Mother, Saison 9

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J’ai longtemps hésité à ajouter cette série dans cette sélection par pudeur… La pudeur de ne pas mentionner une série que j’aimais bien à ses débuts, et qui est en train de totalement agoniser. Je n’arrive toujours pas à dater à quel moment cette série est réellement partie en couille. En tout cas, les 4 dernières saisons donneraient du crédit à toutes les personnes voulant autoriser l’euthanasie dans ce pays. Pourquoi continuer à la regarder ? Curiosité morbide, peut être. En tout cas, rallonger d’une saison le calvaire n’aura pas été la pire idée des scénaristes … Histoire de rendre encore plus merdique cette saison, ils ont décidé de faire dérouler les 24 épisodes en un seul week-end (le mariage de Barney et Robin). Inutile de dire que la fin de la série est une énorme déception et qu’on a réellement l’impression d’avoir perdu son temps en la regardant. Le pire dans tout ça, c’est que le crime est parfaitement prémédité, car la majorité des scènes finales ont été tournées en 2006 … – Mido Ban

Game of Thrones, Saison 4

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Difficilement pour moi d’avoir un avis objectif sur cette saison, étant lecteur du bouquin. Cette saison correspond au passage le plus marquant de l’œuvre littéraire. Malheureusement quelques libertés prises par les scénaristes me laissent sur ma faim. Même si je n’ai aucun problème avec les modifications en soit je trouve dommage d’avoir coupé des passages (très courts) du bouquin, qui modifient énormément la psychologie des personnages (Tyrion notamment). Cependant la série reste très bonne, même si son succès nous pousse à éviter les réseaux sociaux infestés de fils de putes tous les lundi. La seule grosse déception demeure dans la fin de la saison pour deux raisons : la première, le choix de mettre la bataille du mur en un seul épisode, ce qui la rend moins épique et plus indigeste ; la deuxième, ne pas avoir fini avec l’épilogue du bouquin qui nous faire revenir à la vie un personnage assassiné précédemment … – Mido Ban

Dix épisodes de 55 minutes chacun pour voir l’intrigue avancer d’un demi-pouce de Tyrion. Heureusement qu’il y a eu un viol entre frère et sœur pour sauver un peu les apparences. – Genono