La Saint-Valentin de @Spleenter
#phrasedelover « ouais bah en attendant, moi j’ai pas avorté deux fois alors bon, 1 partout balle au centre »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « ce n’est pas une pute, tu ne devrais pas la juger tu ne la connais pas »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « j’espère que les graviers te font pas mal aux genoux »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « va m’attendre dans la voiture le temps que je règle l’addition, et démarre le moteur »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « essaie de pas faire trop de bruit sinon mon coloc va venir s’incruster et vu mon retard sur le loyer il sera dans son droit »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « viens on mate tous les fast and furious cette nuit »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « je veux bien m’excuser mais tu dois quand même reconnaître qu’avec ta sœur vous vous ressemblez vachement »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « écoute, c’est chacun son tour pour la musique, et déjà tu parles pas comme ça de LIM »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « c’est pas parce que t’es cocue que tu dois être grossière »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu peux tirer la tronche tant que tu veux mais c’est moi qui ai la télécommande »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « t’inquiètes pas, c’est juste mes potes.et ça c’est juste un chien »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « je suis peut-être infidèle mais toi t’es rousse »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « mais non, je ferai tourner la vidéo à personne »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « mais c’est quoi cette obsession « rencontrer mes parents » ? moi j’aurais tué pour pas connaître les tiens, tu sais pas »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « comment ça, combien de fois ? j’ai déjà dit que j’étais désolé, on va pas jouer les comptables non plus »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « la paternité, tu sais, c’est un concept très relatif pour moi »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « attends, pas devant les gosses -kevin, charlotte ! barrez-vous, maman va encore faire sa connasse »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « moi je veux bien attendre qu’on aille jusqu’à chez toi mais mon érection elle attendra pas »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu devrais comprendre, toi t’arrives pas à arrêter les sucreries, bah moi c pareil. mais avec les putes, oui »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « -ton père doit être un voleur, il a pris la lune et il l’a mise à la place de ton cul -hein ? -ah merde c’est pas ça »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « attends, je te prends en photo sinon mes potes vont jamais croire que je t’ai niquée »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « ne dis rien à tes parents petit, ou je reviendrai pour eux aussi »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « tes parents sont terroristes ? – pourquoi ? -parce que t’es une rebeu -pardon ? -ah non c’était pas ça attends »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « sailor moon en one-one elle se fait détruire par sangoku. ouais je sais ça a pas de rapport mais fallait que tu le saches »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu peux courir tant que tu veux c’est fermé à clé »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « je te jure, quand j’étais avec elle je pensais à toi, quelque part c’est flatteur parce que t’es quand même bien plus moche »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je peux te dire « I love you » je peux te dire « Je t’aime » mais la langue que je préfère c’est la tienne quand tu me suces »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « j’espère que tu finiras pas comme toutes les autres -elles ont été déçues ? -non, égorgées »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je t’aime plus que tout au monde -ah ? plus que ta collection de… -commence pas à poser des questions piège salope »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « j’ai rêvé de toi cette nuit. et je peux te dire que tu prenais cher »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « si un jour tu dois me quitter, fais le sous la pluie, ça me rappellera quand t’en avais plein qui dégoulinait sur la gueule »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « il y a une question que je veux te poser depuis longtemps, mais j’attendais d’être prêt : tu préfères Rohff ou Booba ? »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « filmer l’accouchement ? moi je veux bien, mais on a déjà tous les Aliens en Blu-ray, tu sais »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « la perfection n’existe pas, et tu me le rappelles chaque jour »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « non mais j’en ai rien à foutre que t’aies tes règles, tant que t’as pas la diarrhée, on est bons »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu peux crier tant que tu veux, personne ne t’entendra et de toute façon les flics sont dans la combine »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu as exactement 2 minutes pour te cacher, après comme j’ai coutume de dire : la chasse commence »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « pour que ça dure plus longtemps, mon secret c’est que je pense très fort à ta mère »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « y’avait plus de lubrifiant alors j’ai pris du rhum »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je suis polygame, car tu vaux toutes les filles du monde. et parce que j’ai deux autres femmes. »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « dis donc t’avais pas dit qu’on partageait tout ? bah je partage notre vidéo avec mes potes, je vois pas où est le problème »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover https://t.co/6Izb2JNY à partir de 1’13 il termine le game, c’est beau
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « c’est vrai que je t’ai assommée, mais c’est vrai aussi qu’on en serait pas là si t’avais arrêté de te débattre »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « ouais, bah t’es peut-être ligotée mais moi j’ai mauvaise conscience. on est à armes égales »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « vu qu’on est plus ensemble, je me suis dit que tu pouvais peut-être aider mon cousin à avoir ses papiers »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « par contre excuse-moi mais ça aurait été plus fair-play de me dire que t’avais tes règles avant qu’on choisisse le restau »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « arrête de hurler, je livetweet ton accouchement, ça va faire un max de RT »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « ne m’oblige pas à choisir entre la franchise et la fidélité »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « t’as déjà choisi le papier peint du salon, crois pas que tu vas choisir le nom de mon gosse non plus »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « toi et moi, c’est le destin. il faut voir au-delà de la différence d’âge, de l’enlèvement et de la séquestration »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « par contre quand ça devient intense ça m’arrive de mettre des patates, c’est juste un réflexe faut pas le prendre mal »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je te l’ai déjà dit, pas pendant ma partie de GTA chérie, on ira à l’hosto quand j’aurai fini la mission »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu as tes parents, j’ai ma Xbox, je t’oblige pas à y jouer avec moi, ce serait bien que t’en fasses autant »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
Too lost in Laura: http://t.co/RkHBEiwg faut voir/écouter jusqu’au bout pour comprendre le lien avec les #phrasedelover #yaunpiège
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « ce que tu appelles le miracle de la vie ça reste un porno gore pour moi, j’aimerais que ça entre en ligne de compte »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « si je devais choisir entre toi & ma vie je choisirai ma vie car ma vie c toi -j’ai pas compris -contente toi de me sucer »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « des enfants ? j’aurais préféré une partouse classique mais… ah, FAIRE des enfants ? ouais mais précise aussi »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « tu connais kaaris ? »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « -quand je t’ai vu, j’ai toute suite su que c’était toi -moi quoi ? -putain mais c’est pas possible t’es vraiment trop conne »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « y’avait plus de capotes alors j’ai pris des clopes »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « sois ma Naffissatou et je serai ton DSK »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « dès que je t’ai vue je me suis dit obligé elle, elle prend dans le cul »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « quand tu m’as épousé, t’as aussi dit oui à ma passion pour le tuning, alors t’assumes maintenant »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « j’aurais aimé te connaître plus tôt, dire que j’ai perdu mon temps toutes ces années avec des chèvres »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je t’aime plus que ma femme »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « je t’aime plus que mes enfants -t’as des enfants ? -tu retiens jamais ce qui faut toi putain »
— spleenter (@spleenter) 30 Ottobre 2012
#phrasedelover « ok j’ai menti toutes ces années, mais reconnais au moins que j’ai grave de l’imagination, tu peux m’accorder ça »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
#phrasedelover « rejoins moi dans la cabine d’essayage du rayon street wear »
— spleenter (@spleenter) 29 Ottobre 2012
Roman : Sélection naturelle, d’Alexandre Grondeau
Tout est parti d’un tweet, la rencontre improbable mais tellement 3.0 d’un auteur, Alexandre Grondeau et de son public lecteur, en l’occurrence moi, lectrice avisée de tweets quotidiens sur l’actualité éphémère et volatile du monde. Lire la suite « Roman : Sélection naturelle, d’Alexandre Grondeau »
Butter Bullets : 3 inédits gratuits
C’est gratuit jeune pince !
Son : Djé feat Mala – O.G.H.N
C’est extrait de la prochaine mixtape de Djé, « Traffic », qui devrait être disponible au printemps, si tout va bien.
Escobar Macson & DJ Hamdi – Home Shoot #02
Y’a aussi Lalcko dans le fond, mais malheureusement il ne vient pas poser un petit seize.
Femmes fatales, sexe et Blaxploitation !

Nous sommes au début des années 70, à vrai dire dans la foulée du mouvement des droits civiques et au beau milieu d’une période de turbulences dans le mouvement radical du Black Panther Party. Il y a quelques temps déjà qu’un nouveau genre de film est apparu, un genre appelé « Blaxploitation », combinaison des mots «Black» et «exploitation», dans lequel acteurs et actrices noirs occupent les écrans des cinémas pour un public Noir ciblé. En raison de la nature des films – milieu urbain, sexualité exacerbée, usage de drogues et d’armes, proxénètes et prostituées – le genre est très critiqué pour exploiter et renforcer les stéréotypes sur les Noirs depuis que le cinéma indépendant afro a succombé face à la rapacité des producteurs hollywoodiens.
Malgré la désapprobation et le fait que Hollywood a supprimé le message politique pour rajouter la caricature, le genre Blaxploitation fournit à cet instant une source non négligeable de valeur culturelle de la communauté noire et de la culture populaire américaine dans son ensemble. Sans exclure le fait que le genre donne l’opportunité aux afro américains d’intégrer une industrie du film US jusqu’alors très hermétique et, chose non négligeable, de faire un maximum d’argent. Un apport culturel notable est aussi en train d’apparaître sous la forme de bandes sonores, grâce aux bandes originales de Sweetback’s Badassss Song, le film « Arty » de Melvin Van Peebles, de Shaft et Cleopatra Jones composées respectivement par Isaac Hayes et J.J. Johnson, ou Superfly (1972) écrite par Curtis Mayfield, film qui glorifie l’histoire d’un trafiquant de drogue de Harlem. Paradoxalement, le message dans la musique de Mayfield n’épouse pas le scénario du film, préférant dénoncer les dangers et conséquences de l’abus de drogues.

Un cinéma super-macho révélant une femme à la fois fatale et forte.

Révélant une nouvelle image de la puissance de l’individualité noire, la Blaxploitation est un cinéma destiné à un jeune public de mâles noirs doté d’un petit budget. Il s’agit donc d’un cinéma couillu, machiste, gorgé de testostérones … du moins jusqu’à l’apparition de Pam Grier. Ancienne miss Colorado venue au cinéma par hasard, Pam Grier se détache illico du rôle rétrograde de la « bitch » ou « hoe », censée refléter la hiérarchie qui existe entre les sexes au sein de la communauté afro, afin de portraiturer la première « femme noire fatale, indépendante et forte » du 7ème Art américain.
Sur l’écran, elle ne recule devant aucun sacrifice pour arriver à ses fins. Créature héroïque à l’énorme potentiel mammaire et à l’érotisme chargé, elle est capable d’actes d’une violence inouïe envers autant les gros bras sexistes du hood que les dignes représentants Blancs d’une société à la fois discriminatoire et corrompue. Tant de caractéristiques attribuées à Angela Davis, Elaine Brown ou Assata Shakur (photo ci-dessous), les figures de proues du Black Panther Party et d’autres mouvements de libération de l’époque qu’on dit être la source d’inspiration pour les personnages féminins de la Blaxploitation.

Projetant le concept de « cinema of vengeance », intrigue quasi immuable du cinéma de Hong-Kong (cf. Shaw Brothers) qui fait autant fureur en Europe qu’au États-Unis, les films de Jack Hill offrent à Pam Grier ses plus beaux rôles. Elle devient rapidement une icône des salles obscures qui venge sa sœur des dealers noirs dans Coffy (1973), qui émascule (toujours par vengeance) le Blanc dans Foxy Brown (1974) … Mais aussi celle qui organise à grands coups de glaive La Révolution Des Gladiatrices (1974), péplum métaphorique qui pousse Roger Corman à réviser l’affiche du film pour la distribution locale sudiste, métamorphosant la guerrière noire Pam Grier en femme blanche pour échapper au boycott.
En réponse au changement de ton et à l’attitude agressive des hommes noirs engagés dans une lutte effrénée à l’égalité sociale et économique, les mouvements de libération des femmes sont dans l’air du temps. A partir de là, vocations, corps sculpturaux, afro indéfrisable et jolis minois convergent et nombreuses sont les actrices noires qui émergent grâce à la Blaxploitation. Si elles jouent des rôles mineurs dans des films plus ou moins bien appréciés, Sheila Frazier, Carol Speed, Gloria Hendry, Brenda Sykes, Marlene Clark, Teresa Graves, Johnnie Hill, Juanita Brown, Lola Falana, Jeanne Bell, Tamara Dobson et autre Vonetta McGee, pour ne citer qu’elles, sont les vedettes hyper sexualisées de Jet, Ebony ou Playboy Magazine (pour celles qui conviennent aux canons de beauté du moment) avant de devenir les reines éphémères d’un genre cinématographique qui va connaître son apogée entre 1973 et 1975.
Entre temps, les groupes NAACP, Urban League et Southern Christian Leadership Conference se sont unis pour créer la « Coalition Against Blaxploitation » qui sera le principal facteur du déclin du genre Blax, jusqu’à son enterrement définitif célébré en grande pompe par l’économie de l’industrie du cinéma en 1976.


Le cinéma Blax et ses sous-genres : le film érotique & porno.
Autant l’ascétique Église noire a une forte tendance à amputer les corps de ses parties génitales, autant la Blaxploitation n’a aucun mal à enfanter des sous-genres :
Films de guerre, de prison, de kung-fu, péplums, westerns, horreur & fantastique, films de motos etc … mais aussi les films érotiques & pornographiques qui profitent de l’explosion de ce genre pour adultes pour percer. A l’instar du pinku eiga japonais (« cinéma rose » ou roman porno), la désormais Sexploitation s’autorise à peu près tout et n’importe quoi en terme de pratique sexuelle sur grand écran. Car, pseudo-acteurs (-trices) et réalisateurs (-trices) underground sont accrochés à leur rêves de chambard. Surtout depuis le succès phénoménal de Deep Throat, porno chic de 25000 dollars tourné en six jours qui fait fonctionner le tiroir-caisse des cinémas X à plein régime et va tantôt rapporter pas moins de 600 millions de dollars.

Le premier film érotico-pornographique à bénéficier d’un éclairage « noir » en cette année 1970 est Africanus Sexualis (Black is Beautiful) de Matt Cimber, un réalisateur italo-américain du genre X qui va bientôt réaliser une petite série de classiques Blax : The Black 6 (1974), The Black Gestapo (1975), Lady Cocoa (1975) et surtout The Candy Tangerine Man (1975) qui oscille entre cabotinage pimp de Black Baron, gadgets « jamesbondiens » et fulgurances admirablement trashy – à noter que c’est film le préféré de Samuel L. Jackson.
Par sa représentation positive des Noirs, Africanus Sexualis (Black is Beautiful) obtient une jolie petite résonance dans la communauté afro américaine. Bien évidemment, d’autres réalisateurs vont s’essayer au genre porno Blax.
Particulièrement Herschell Gordon Lewis, le monarque blanc du genre gore qui tourne le mythique Black Love (1972), long-métrage financé par un propriétaire de salon de crème glacée qui désire tenter sa chance dans le domaine lucratif du cinéma sexy. C’est sous le pseudo « RL Smith » que Lewis filme ce qui est plus une « étude d’un des aspects importants de l’expérience noire » qu’un film porno au sens strict du terme. L’auteur ne faisant que survoler le territoire hardcore d’une façon très furtive.

The Black Bunch alias Jungle Sex alias Super Sisters alias Vicious Virgins (1973) de Henning Schellerup raconte les mésaventures de quatre filles d’un village africain, seules survivantes d’un massacre effectué par des mercenaires, qui ont juré de se venger. Pour cela, elles séduisent des chasseurs de prime qui sont sur les traces du fils enlevé d’un millionnaire et utilisent les seules armes dont elles disposent : leurs corps … Bref, une poche de diamants a été sciemment introduite dans un script aussi plat qu’une limande et, nihilisme underground oblige, quasiment tout le monde y laisse la peau à la fin.

Impossible de sous-estimer Lalieh (1974) de Barron Bercovichy considéré pendant longtemps comme le premier Blax-porn de la courte histoire avant qu’on découvre ceux qui l’ont précédé. Œuvre tutélaire également renommée pour le jazz & groove de la Bande Originale composée, produite et jouée par l’éminent drummer Bernard Purdie.
En 1976, Niva Rushell — actrice qui joue dans la scène d’introduction de Sweetback’s Badassss Song avec un jeune Melvin Van Peebles âgé de 13 ans — écrit et produit Tongue. Le film détone autant par l’originalité d’un script plutôt sophistiqué que par les scènes de cul non simulées. L’histoire tourne autour des problèmes sentimentaux d’un lascar afro-américain du nom d’Al Poe (Rf. à Allan Poe ?) qui vit seul avec une grenouille depuis que sa fiancée s’est évaporée dans la nature. Particularité du gars, il possède non pas un sexe, mais bien une langue d’une vingtaine de centimètres … Besoin d’autres détails pour imaginer le topo ?

La même année, Hot Summer in The City de Gail Palmer signe la fin de la brève mais trépidante liaison entre Blaxploitation & pornographie.
Qualifié par l’esprit dérangé de Quentin Tarantino comme le meilleur film porno jamais réalisé, le scénario déviant de Hot Summer in The City met en scène un gang de militants noirs payé par des Blancs pour déclencher une émeute raciale. Pour cela ils ont kidnappé une jeune vierge blanche, la violent, lui imposent diverses tâches ménagères et jouent sa possession au poker. Finalement, les gars trouvent un terrain d’entente (le corps de la Playmate de Playboy de l’année : Lisa Baker), lui dévoilant avec sexe et détails la signification de l’expression en vogue des 60’s, cependant sur le déclin : « Black is beautiful » ! Un film fauché assez malsain qui renvoie à plusieurs lectures. Peut être plus fantasmagorique que raciste voire misogyne. A noter que Black Orchid, l’unique personnage féminin de race noire qui s’est immiscée dans le clan et tente de tuer Lisa Baker, est abattue sur le champ par un de ses partenaires afro …

Les 10 albums rap français qui vont marquer 2014 : Bonus !
Alors d’abord il faut lire l’article complet ici.
Et ça, c’est le bonus, ceux qui ont été coupés au montage :
Sadek – Johnny Niuuum ne meurt jamais
Sadek n’est pas franchement le rappeur français le plus intéressant. Un premier album, pas mauvais, mais plutôt scolaire dans sa conception, quelques apparitions sur des compilations … Sadek sait écrire, sait rapper, mais peine à sortir de ses rails. Pourtant, lorsqu’il se lâche vraiment (91-93 feat Alkpote, Benef feat Zesau), on le sent capable d’aller plus loin et de martyriser le beat avec pas mal d’aisance. Johnny Niuuum ne meurt jamais pourrait être l’album qui lui fera franchir le cap en passant du statut de « peut-être futur bon rappeur » à « rappeur confirmé ».
Joe Lucazz – Album solo
et Buffalo Soldiers – Mixtape
2014 sera-t-elle enfin l’année de Joe « bonhomme de neige » Lucazz ? Après quelques mois passés derrière les barreaux, le boug semble déterminé à avancer dans le monde de la musique, et a annoncé une grande nouvelle pour tout auditeur de rap : l’arrivée prochaine d’un véritable album solo. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une nouvelle mixtape de Buffalo Soldiers devrait aussi voir le jour cette année. ALLELUIA
Diomay – Le gaucher
On a surtout connu Diomay pour ses collaborations avec les ex-dream-teams Neochrome et IV My People. Mais le boug a aussi et surtout sortit 5 albums entre 2004 et 2010, ainsi que 13 (!!) mixtapes -en solo ou en collaboration- entre 2006 et 2013. Un mec productif (il compte également une cinquantaine de clips), donc, qui va accoucher d’un sixième album studio dans quelques jours (avec notamment Driver parmi la liste des invités).
Youssoupha, Kery James et Médine – La Ligue des fils de putes
Nan je déconne, je préfèrerais encore un nouvel album de Fababy. Au moins tu rigoles en regardant les chiffres de vente.
LIM – Violences Urbaines vol.4
En 1994, LIM a quatorze ans. Il rappe déjà depuis quatre ans, et participe cette année à la tournée des Sages Poètes de la Rue. En 2014, LIM a 34 ans, et n’a pas bougé d’un iota. Même discours fait de rue et de délinquance, même envie de rapper. Entre-temps, il aura mis près d’une vingtaines de CD dans les bacs, participé à une centaine de featurings, et vendu des centaines de milliers d’albums. Prochaine étape : un quatrième volume de sa série de mixtapes Violences Urbaines. Aucune surprise n’est attendue : ce sera du LIM, de Tous Illicites, et qui l’a aimé en 1994, en 1999, en 2004 ou en 2009, l’aimera en 2014.
Moïse the Dude – Vol.2
Après un premier volume salué par la seule critique qui vaille le coup d’être lue, l’homme à la tête de Screw récidive, et nous embarque dans la suite de ses aventures dudesques. Toujours smooth, mais moins désinvolte, le sosie non-officiel de Jeffrey Lebowski devrait une fois de plus prendre un malin plaisir à nous embarquer dans son univers si particulier, à mi-chemin entre Gainsbourg et Doc Gynéco. 7 pistes produites par Monkey Green, The Grissom, Pernini9000 et Joachim De Lux, disponibles fin mars/début avril sur la page bandcamp du boug.
Spleenter au pays des lolcats
Spleenter a pu infiltrer le monde des chats suite aux événements récents … #SplinterCell ! Lire la suite « Spleenter au pays des lolcats »
Le mois de janvier du Rap US : 5 clips, 5 sons, et 5 remixs
On démarre 2014, et Maska a un grain de folie. Autant de raisons d’écouter du Rap US. Retour sur le mois de Janvier. Lire la suite « Le mois de janvier du Rap US : 5 clips, 5 sons, et 5 remixs »