10. Ginger Wine (Sélection naturelle) : Big-Up à Nessbeal qui milite avec Booba pour la réhabilitation des gros culs. Big-up aussi pour le clip. Je n’entrerai pas dans le débat sur Debrouya, perso je trouve le morceau meilleur sans lui.
9. Gunshot (Sélection naturelle) : Déluge de punchlines, ambiance lourde, beat sale. Dinguerie.
8. Autopsie d’une tragédie (Roi sans couronne) : meilleur morceau du second album de Ness.
7. Tout ce qu’on connait (BO Taxi 3) : Booba est tellement haut qu’il est difficile de tenir la comparaison. Et pourtant, Nessbeal est bien là, et enchaine surtout un deuxième couplet absolument monstrueux (« ça baise pas sans gingembre », « nouer le dialogue, impossible comme un CRS sans son litron », « jamais tourner le dos à une seringue », « la rage j’ai depuis que j’suis embryon »)
6. Amnezia (RSC Sessions perdues) : ce qui était, selon la légende, un simple freestyle enregistré sous l’effet de différentes substances, avec clip à l’arrache sur un parking en plein hiver, se retrouve propulsé en haut de la liste des classiques d’un artiste finalement très hétéroclite.
5. De larmes et de sang (Dicidens feat Lunatic, HLM Rezidants) : Un violon et un beat + deux groupes mythiques (soit cinq emcees au top -même si Booba au dessus du lot-) = un classique intemporel.
4. La nébuleuse des aigles (Sélection naturelle) : Quand je disais que Nessbeal savait parfaitement intégrer les voix féminines dans ses morceaux … en voila l’illustration parfaite. Isleym est sublime, on croirait entendre la Wallen de la grande époque. Elle pose même encore mieux qu’elle. Ne2s quand à lui est au diapason. Tellement sombre et funeste qu’il en devient suicidaire (« au huitième mois j’ai voulu me pendre avec le cordon ombilical »), la mort accompagne chaque mesure (« six pieds sous terre », « j’vais partir d’un ulcère », « marre de jouer à la roulette russe », « j’porte le deuil, plante médicinale ») … Officiellement ghostwritté par la Faucheuse.
3. L’oeil du mensonge (La mélodie des briques) : « Mieux vaut perdre la vue que la raison ».
2. Le sang des tours (Dicidens, Street Lourd Hall Stars) : Rien que l’instru.
1. Cellule Autonome (La mélodie des briques) : « Moi j’ai jamais été Hip-Hop ». Nessbeal pose les bases tout de suite. Il enchaine une performance extraordinaire qui pue la rue et la saleté, un texte sombre et violent, une série de punchlines qui laisse l’auditeur sur place, avec l’impression de s’être fait boxer sans interruption pendant une heure par Muhammad Ali. Quand on peut enfin reprendre son souffle, on se rend compte que seulement 2 minutes 30 sont passées. Cellule autonome, c’est un 33 tonnes qui fonce sur toi à toute vitesse : t’es figé sur place, et en une seconde qui semble elle aussi figée dans le temps, t’as le temps de revoir toute ta vie passer.

Faire un top Nessbeal sans « Poussière d’empire », on en parle ou pas ?
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T’es sérieux, on l’a zappé ? J’avoue c’est honteux.
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autopsie d’une tragédie pas une semaine passe sans que je l’ecoute dope!
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Râââh, ça fait des année que je milite seul pour Nessbeal dans mon cercle de potes. Un super classement (même si je marche pas trop pour les voix féminines perso).
« Aissa Dermouche, premier préfet issu de l’immigration]
Un pendentif pour l’Etat, une icône de la réinsertion »
BLAH !
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Céline a brisé la littérature, Nessbeal a retourné le Rap, de bonhommes de la même envergure.
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