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Catégorie : Zombies et Nazis
The Walking Dead, Tome 18 : Lucille
Date de sortie : 4 septembre 2013
On reprend là où on en était. Lire la suite « The Walking Dead, Tome 18 : Lucille »
Manga : I am a Hero
En cherchant de nouvelles collections de manga plus adultes (seinen, pas hentai), je suis tombé sur une série sympathique qui pourrait être le pendant nippon de Walking Dead. Présentation.
La passion de la rédaction de Captcha pour les zombies n’est plus à démontrer. On vous a chié quand même une multitude d’articles sur le thème et on vous les a présenté sous tous les formats (cinéma, séries, comics, Japanime et même en rap). Mais il y a encore un média qui n’a pas encore été exploité, c’est le manga pur et dur. Celui que tu vas acheter quand tu es un mec bien, ou bien celui que tu récupères en scan parce que ça te fait chier de payer 7 euros pour un volume (je ne parlerai pas de toi petit enculé qui squatte les rayons de la Fnac pour bouquiner sur place comme si t’étais chez ta mère). Il y a quelques semaines, en me promenant dans une Japanexpo, une hôtesse de Kana m’a branché sur une série que je connaissais pas : «I am a Hero». Elle m’a garantit que la série était parfaite pour satisfaire mon envie de sujets matures et morbides, avec quand même une petite précaution : ne te contente pas du premier tome, prends les deux premiers minimum. Et évidemment, c’est un bon conseil, parce qu’on va pas se mentir, le premier volume est ultra poussif, jusqu’au cliffhanger final.
Evolution du récit

En gros, le premier volume nous plante le décor et nous présente le personnage principal en profondeur. Il s’agit ici d’Hideo Suzuki, un mangaka un peu looser (la figure classique des héros du genre). L’intérêt ici est de voir à quel point le perso pue vraiment la loose, un mangaka un peu parano, peureux, avec une copine qui le prend un peu pour de la merde.
La pression monte cependant au fil des pages, avec une présence de plus en plus oppressante de la menace. Cela se fait de manière subtile, les protagonistes n’y prêtent pas du tout attention, mais nous, lecteur avertit, sentons que ça va venir. Ça commence par des news qu’on entend en fond sonore, une femme qui mord son mari. Hop une autre affaire de cannibalisme le lendemain etc … Et une fois que l’invasion est vraiment là, le rythme accélère enfin au fil des volumes suivants.
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Une réalisation et un angle soigné

Tout d’abord au niveau des graphismes, c’est très propre. On est proche des codes du seinen, avec des personnages plutôt réalistes, idem pour les monstres. Il faut savoir qu’on n’est pas dans du zombie classique, ici, les monstres sont un tout petit peu conscients, prononcent des phrases en boucle, propres à leurs personnalités (exemple un facteur qui cherche à te bouffer en gueulant : «Voila le courrier ! Voila le courrier»).
Les modes de contaminations et la propagation restent par contre classique : un virus d’origine inconnue et une contamination par morsure.
Contrairement à une série comme Walking Dead où le héros découvre le monde après un coma, ici nous avons le déroulement étape par étape du chaos dans lequel se plonge le monde. Cela donne vraiment des doubles pages très belles. Le découpage des planches donne du rythme, et les décors sont très précis et maîtrisés.
Par ailleurs, on à souvent plusieurs doubles pages qui se chevauchent ce avec à chaque fois de petites modifications pour faire monter la pression.
Un exemple de l’envahissement de foule en 3 étapes :
Les thèmes abordés
Comme toute bonne œuvre de zombies pas trop voyeuriste, ce manga nous plonge dans tous les travers de la société japonaise. Une société finalement très individualiste, où on ne fait plus vraiment attention à son entourage. La scène au dessus l’illustre très bien : au milieu de la foule, des gens se font dévorer sans que personne ne semble y faire attention. Des tas de scènes de ce style sont présentes tout au long du récit, rappelant parfois les scènes les plus drôles de Shawn of the dead, qui décrivait les mêmes dérives.
Autre aspect du manga : la manière dont les persos sont tous plus au moins déjà zombies avant l’heure. Ils ne prêtent aucune attention aux détails, bouffent les informations sans les assmiler. Le mode de vie métro-boulot-dodo les a complétement lobotomisé : la ville a beau être à feu est à sang, leurs préoccupations restent terriblement terre à terre. Le héros se demande s’il risque de finir en prison lorsqu’il tue un zombie, d’autres s’interrogent sur leurs assurances par exemple (est ce que je serai remboursé ?). Contrairement à d’autres séries du genre, on peut quand même percevoir une lueur d’espoir dans cette série, avec le premier perso semi-contaminé. Une sorte de mi-zombie, encore à moitié-consciente de ses faits et gestes grâce à son attachement au héros.
Finalement une fois passé le cap du premier volume et de son démarrage poussif, on prend plaisir à suivre l’évolution du manga. Espérons maintenant que la suite soit à la hauteur, et qu’on ne s’éternise pas sur une série trop longue qui risque de faire perdre de l’intérêt au récit. Apparemment le mangaka n’a pas l’habitude de faire de longue série, dixit l’hotesse de Kana.
Ah ouais c’est du catch, des castings relativement emballants : KOFI KINGSTON

Aujourd’hui je devrais vous parler d’un catcheur charismatique qui pourrait interpréter Killer Croc au cinéma. Killer Croc c’est un homme crocodile super balaise qui tape sur Batman. Autant dire que c’est un grand marrant. Mais aujourd’hui on va voir un mec qu’a rien à voir avec tout ça. Et je ne suis pas très content. Mais j’ai plus le choix, Billy !
KOFI KINGSTON

-Mais c’est toi, ducon.
Un Jamaïcain qu’il est Ghanéen (Pourquoi ? Pourquoi pas ?)
Ce mec il est douloureux à voir parce qu’il a beaucoup de qualités et il est vraiment vraiment content de s’en prendre plein la gueule pour tous vous divertir. Il est sincère. Ça part de tous les bons sentiments possibles et imaginables. T’es un bon gars, au fond.
Mais seulement voilà… Le cœur ne fait pas tout. Sinon on serait tous devenus ce qu’on rêvait très fort de devenir étant tout petit. Mais non. Aussi grand soit ton cœur, un cœur gros gros comme ça ? Oui, oui, gros gros comme ça ! Au pays des bonbons et des caramels. Ça ne suffira pas putain de bordel de merde !
Rêver c’est beau, mais quand tu fais ce dont tu rêves, faut pas dormir. Faut être concentré ! Faut que tu penses « aigles » mec ! (Chiottes)
Alors arrête de te foirer dans les grands moments, arrête de te construire des personnages que t’arrives pas à tenir plus d’un mois. Sinon tu vas niquer ton rêve.
T’y es, t’y es là où t’as toujours voulu être. Et tu vas nous dire que tout ce dont tu rêvais quand t’étais gosse c’était d’y être et rêver que tu’y étais en songeant que peut être un jour, ce sera toi qui pourra y être pour pouvoir songer à toute les fois où tu y avais songé avant quand tu y étais pas encore ?
Tu fais mal à la tête, mec !
J’en ai des migraines.
Pourquoi t’es pas concentré ? Pourquoi t’es pas à ce que tu fais ? Pourquoi tu mets 3ans à sortir certains de tes mouvements et ton adversaire doit faire semblant d’être dépassé pendant de trop longues secondes ? Pourquoi tous les 6 mois tu nous fait croire que t’as changé tel un politicien véreux ? Pourquoi tu commences à enfin développé du caractère, un semblant de couilles qui te serais poussé dans ton petit slip ? Tu veux nous faire croire que t’es devenu plus focus qu’avant ? Que tu as appris de tes erreurs ? Que tu vas enfin incarner ce que tu prétends être ? Et pourquoi rien ne change ? Rien ne se passe ? Et que même les surnoms tout pourris que tu te donnes genre « Le chat sauvage » ou autre merde tu les lâches toi même 5 semaines plus tard ?

Mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?
Pourquoi tu veux pas ?
Quand t’es là et que tu prends enfin suffisamment confiance en toi pour accomplir quelque chose de bien sans te foirer et que le public t’acclame enfin pour autre chose que tes danses de gogoles et tes grands sourires de bondissants décérébrés, tu joues pas avec ça, tu esquives gentiment en disant que tu resteras ce grand neuneu tout content de ne jamais évoluer. Qu’au fond même toi on dirait que t’y crois pas et qu’à chaque fois que tu nous demandes d’y croire pour toi, on a envie de te demander 100balles pour la consultation et que c’est bien gentil, mais le psy, c’est en face, ici on vend des briques, alors il faut plus revenir.
Alors ressaisis toi !

Sinon tu finiras comme John Morrison ? C’est ça que tu veux ? Tu te souviens de John Morrison ? Non ? Personne ne s’en souvient.
Et bien moi je m’en souviens de John Morrison dit « Jo Mo » rebaptisé « Jo Mo Sexual »… Le mec était fasciné par lui et pensait qu’avec de la bonne volonté, nous pouvions nous aussi, suivre son exemple et devenir fasciné par lui. Et c’est vrai que le mec il en envoyait du bois dans un ring. Il a fait découvrir le phénomène « Yamakasi » à l’Amérique. Les commentateurs disaient de lui que c’était un « Traceur » qu’il faisait du « Parkour » c’est à dire cette « French discipline » cette discipline Frinçaise né dans le Val d’Oise, dans le Nord de la région Parisienne ! T’as jamais entendu ça à la télévision Kainry. Et bah Jo Mo il l’a fait. Le gars il faisait des pirouettes en tournant sur lui même et en faisant un super saut périlleux arrière après avoir puis a près sur la troisième corde… SUR LES CUISSES !!!!!
Le mec était une flèche.
Mais Jo Mo avait un terrible secret… Oh oui ! Un terrible secret !!!
Il n’avait AUCUN charisme ! Que dalle ! Niet ! Nada ! Walou !
Un jour, il prit le micro et il s’exprima en ces termes : « ………………. , ……….. . ……… ? …………. ! »
Et non, j’ai rien compris à ce qu’il bafouillait ce grand con. Il bredouillat des truc murmurés à voix baisse et tremblotante, j’ai cru qu’il allait craquer en plein milieu et fondre en larmes. Un bébé apeuré… C’est quoi ce puceau ? C’est lui le shaman of sexy ?
Le rêve était brisé ! À jamais !
Alors si même lui à jarté, tu vas y passer si tu te sors pas les doigts du cul.
Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : WRESTLEMANIA 29
C’est parti ! cette semaine je vous spoile tous les résultats de Wrestlemania ! Alors si tu l’as pas vu mais que t’as envie de te faire niquer tout le suspense, t’es à la bonne adresse. On trouve vraiment tout sur internet. Lire la suite « Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : WRESTLEMANIA 29 »
WRESTLEMANIA 29
Wrestlemania, c’est un bon gros show à l’américaine, avec des soldats, des pubs, des aigles, des drapeaux, et des interludes qui font pleurer. On a même eu droit à l’apparition d’athlètes paralympiques cette année. Plus de 80 000 spectateurs au Metlife Stadium, dans le New Jersey.
Alors bon, oui, je pense que vous l’avez compris, la WWE aujourd’hui, c’est plus du tout des combats à base de punaises dans le dos, de flaque de sang sur le ring. C’est plutôt un truc du genre Amour Gloire et Beauté, une série ultra complexe ou le mec sort avec une fille et qu’un gros malabar essaye de lui piquer, alors l’autre décide qu’il va lui casser la gueule etc. Mais c’est aussi et surtout un spectacle familial, et ultra mainstream, si bien qu’un combat entre The Rock et John Cena est capable d’enflammer les foules comme un PSG OM chez nous (Je ne révélerais pas qui est le PSG ou l’OM dans cette histoire là.).
Avant la grosse bamboula, y’a les amuses bouche. Le vin d’honneur de Wrestlemania, c’est ce pré-show, ouvert par le big boss à la démarche de Cow-Boy (ou de détenu malchanceux) : Vince McMahon, en vidéo. Bon, après les chichis, le spectacle peut commencer. Ah non, y’a eu plein de chichis en fait. Une apparition de Snooki en coulisses, qui discute avec The Miz de ses tweets et de son bébé. On s’en fout comme de l’an quarante. Ça parle aussi auto-bronzant, on a une experte là, mais on s’en fout aussi en fait.
Y’a plus important ce soir. D’abord, est-ce que Ryback, ce type qui dit tout le temps qu’il a faim, va défoncer la gueule de Mark Henry ? Est-ce que CM Punk va foutre une rouste à l’Undertaker et stopper son streak? Est ce que Triple-H va devoir achever sa carrière, une fois que Brock Lesnar lui aura pété les dents, la clavicule et les chevilles (référez vous à l’article sur Brock Lesnar, ce type pourrait être le videur d’une soirée en enfer.) ? Et surtout, est-ce que John Cena va enfin réussir à faire taire The Rock, le renvoyer smell ce qu’il cook chez sa mère après une défaite cuisante ?
Pour nous mettre en appétit, un match pendant le pré-show, Wayde Barrett, le mec qui est quand même une superstar, se voit dérobé de son titre de Champion Intercontinental par ce petit frimeur qu’est The Miz. Je suis déçue, je suis une femme, et l’accent anglais de Wayde Barrett me plaît beaucoup. Et The Miz a visiblement un penchant pour Snooki, qu’il a traitée de MILF.
DONC, Wrestlemania 29 va commencer là : un trailer de cinq minutes sur le New Jersey, pour dire que tout le monde est gentil là-bas et que dans l’adversité ils s’aident tous, un genre de générique de South Park, mais en long et chiant. On aperçoit enfin quelle tenue américaine a choisie Jerry Lawler cette fois. Il a mis un costard, mais il a fallu qu’il mette une espèce de diamant chelou à son col (déformation sexuelle, excusez moi).
La musique de Sheamus raisonne, superbe, j’adore ce type, surtout ses cheveux. Il doit se battre en équipe avec le Big Show et Randy Orton, contre The Shield (pas la série…), une équipe de mecs qui veulent du mal à tout le monde, les Morsay du catch. Ces derniers ont d’ailleurs remporté le match, avec un Spear de toute beauté. Mais c’est parti en couilles puisque le Big Show a décidé de se disputer avec Orton. Sheamus remonte sur le ring, le Big Show le remet en place avec un KO Punch, et il en profite aussi pour casser la gueule de Randy Orton. Tout va bien dans le meilleur des mondes.
Après ca, l’heure du combat entre Mark Henry et Ryback. Henry a foutu une grosse rouste à Ryback au début, et puis après, tout le monde s’est fait chier et le mot « BORING » a sonné dans tout le stade. Ryback se reveille et met Mark Henry par terre. Ensuite, les gars, un truc que vous n’arriverez jamais à faire dans votre chienne de vie, il soulève le gros Henry, qui pèse 200 kilos. Bon après ce qui est con, c’est qu’il perd parce qu’il tombe et qu’il se laisse écraser jusqu’à la défaite. CHEH. Il est par terre, des medecins viennent l’aider, mais Henry les chasse comme une sorte de répulsif automatique, c’est très impressionnant. Ryback se relève, réussit à soulever Mark Henry pour lui faire son Shell Shocked.
Ensuite, interlude émotion, y’a des athlètes handicapés qui viennent saluer la foule, la WWE s’annonçant partenaire des JO spéciaux de 2014. Malaise pour ma part, je ne vois pas absolument l’utilité de leur présence. Ils sont restés plantés là pendant une grosse minute, et Stéphanie McMahon les regarde avec un sourire figé de Miss Univers, ou de quelqu’un qui aurait vraiment envie de chier mais qui essaye de faire bonne figure.
Le Tag Team Championship Match peut commencer, Daniel Bryan et Kane contre Dolph Ziggler et son esclave Big E Langston. Ouais je dis que c’est son esclave car c’est un type qui ne sert à rien d’habitude, il marche juste derrière lui avec AJ, la meuf de Ziggler. C’est un peu une meuf polyvalente, on a tous connu une meuf comme ca, qui se tapait tout un groupe de potes à tour de rôle. Bah là c’est pareil. Elle s’est fait Daniel Bryan, Kane, John Cena, Cm Punk, et maintenant Ziggler.
Elle a pris cher, ENFIN BREF, on a enfin pu voir si Big E Langston savait catcher. Et ouais je dois avouer que ouais, mais il n’aura sans doute jamais un poste de superstar, il n’a pas commencé par le bon chemin. Ce match était pas mal à vrai dire, y’a eu un clin d’œil à WrestleMania 28, où Daniel Bryan a perdu son titre de Champion Poids Lourd de la manière la plus conne qui soit. Ce canard a voulu rouler une pelle à sa meuf en tournant le dos à son adversaire (Sheamus). Et là, il s’est mangé un Brogue-Kick dans la gueule, coup de pied de forain.
Le combat aura duré en tout et pour tout 18 secondes l’année dernière. C’est con pour les gens qui avaient payé un billet à 3000$ pour voir un combat de qualité entre ces deux mecs. A Wrestlemania 29, c’est Ziggler qui a roulé une pelle à AJ, et Daniel Bryan qui lui a mis un coup de pied, mais pas assez fort. Le match a donc duré, et ils ont quand même fini par gagner, pour garder leur titre de Champions en Équipe. Ces types ont l’air de psychos, et Daniel Bryan me fait penser à un de ces mecs bizarres qu’on peut croiser dans le métro parisien. Mais c’est un rôle qui lui va tellement bien, ça passe crème du coup.
Bon et le match d’après, ça me fait presque chier d’en parler. Un combat entre Chris Jericho (point mode: Ce type a toujours une veste avec des loupiotes, un fashion faux-pas.) et Fandango. Alors Fandango c’est le nouveau joujou de Vince McMahon, qui adore son personnage. Le personnage ? C’est un mec qui est danseur de tango à la base, et qui entre sur une musique horrible, avec une danseuse de tango à son bras, un personnage atroce, qui me sort par tous les orifices.
C’est pas que j’aime pas le tango, mais trop c’est trop. Un fail aussi énorme que le plus que raté personnage de Lord Tensai, qui était sensé être un espèce de guerrier asiatique, c’est parti en couilles en fait, et le gars fait aujourd’hui équipe avec Brodus Clay (pour l’anecdote, il est l’ancien garde du corps de Snoop Dogg, enfin Snoop Lion…), avec qui il danse sans rythme sur de la funk, un truc un peu weird, leur team s’appelle Tons of Funk, c’est drôle parce qu’ils sont gros. Je me suis encore laissée égarer.
Le plus triste dans ce match, c’est que le danseur de Tango a gagné, alors que Jericho méritait largement une victoire, tant il l’a frôlée à plusieurs reprises, mais c’est le jeu, le latin lover a gagné en pliant Jericho en Small Package. Par contre, on peut souligner le professionnalisme de Jericho, qui n’a plus aucune preuve à faire, qui est une star du rock (si, je vous jure), et qui a quand même accepté de venir se prendre une pâtée par un DANSEUR DE TANGO devant toute la planète.
Stop, la Terre s’arrête de tourner, P Diddy, Puff Daddy, Swag Diddy (haha merde) monte sur scène pour interpréter « I’m coming home », morceau choisi comme BO de ce Wrestlemania. Je crois que la WWE a un deal avec Bad Boys, ils avaient fait venir le jeune Machine Gun Kelly l’année dernière. C’est cool, ça fait un petit showcase sympathoche, il interprète même All About The Benjamins.
Et là, un truc un peu moins cool, une espèce de vidéo nationaliste, même raciste un peu. C’est marrant, mais aux États-Unis, quand tu dis que ce que tu diffuse n’engage que les auteurs, tu peux dire des trucs de nazi ou de nécrophile, C’EST OKAY. Alors là, Jack Swagger avec Zeb Colter, un gros plouc, qui hurlent leur amour de la Terre-Patrie, que les Latinos sont crades et qu’ils n’ont rien à foutre aux États-Unis, haha pétard, je suis choquée devant ma télé.
Colter affirme que les Grecs, Chinois, Italiens polluent les rues de New York et qu’ils sont sans papiers où je sais pas quoi. Alors qu’au final, rebeu, renoi ,babtou, chinois, et ainsi va la chanson … Pour ceux qui restent choqués par ce que je viens de dire, rassurez vous, Alberto Del Rio a gagné son match contre Jack Swagger et sa dégaine de Serafin vivant dans une caravane. Del Rio l’a terminé en lui mettant un Cross Arm Breaker dans la teuch, Swagger a du abandonner et perdre le match par soumission. (Il paraît que le personnage de Zeb Colter est caricatural des mecs du Tea Party, desquels la WWE a envie de se moquer un peu, mais bon, c’est pas un fait avéré.)
Club du troisième âge, salut, c’est l’heure du match de l’Undertaker, invaincu depuis 20 combats à Wrestlemania, contre CM Punk. Aucun suspense, après l’entrée du Phenom, longue comme le bras , un combat scénarisé pour enjailler le vieil Undertaker, qui rafle la victoire face à la mine déconfite de CM Punk, KO après une Tombstone. Le Dead Man va pouvoir récupérer son urne magique, que Paul Heyman, le larbin/avocat/agent de Punk trimbale depuis quelques semaines, bafouant l’âme de Paul Bearer, (larme de Jack au sol pour) le soss mort de l’Undertaker.
Avant dernier combat, un No Holds Barred. Tous les coups sont permis, même les coups de marteau, une version édulcorée des matches hardcores de l’Attitude Era. Shawn Michaels, Sexy Boy plus trop sexy, arrive habillé comme un clodo en santiags, un swag yolo-style (Purée j’ai réussi à placer ces deux mots.). Mais respect au HBK, qui vient soutenir son copain Triple H, qui devra rentrer chez lui en tant qu’ancien catcheur s’il perd son combat contre Brock Lesnar. Ça n’est pas chose aisée de gagner un combat contre Brock Lesnar. Une espèce de sanglier nourri aux OGM, croisé avec un bison.
Ça va, c’était bien chargé, y’a eu une table de cassée, encore la table des commentateurs mexicains, ils s’en prennent toujours plein la gueule les pauvres. Oui, Lesnar a jeté HHH sur la table, pourquoi pas. Voyant son pote en difficulté sur le ring, HBK a essayé de venir aider, mais le gringalet s’est pris un F5 dans la pomme. Le match a pris un putain de tournant a un moment assez incongru, HHH a mis une gifle à Brock Lesnar, dix fois plus humiliant que n’importe quel autre coup. Ah et aussi, il lui a mis un Low-Blow, autrement dit, un coup dans les valseuses…
Alors l’ancien champion de MMA est devenu tout rouge et a remis son adversaire en place avec un Kimura Lock. Malheureusement pour l’homme écarlate, HHH était ultra motivé, et il a fini par lui mettre bien méchamment dans la gueule avec une masse et l’écraser avec un Pedigree sur l’escalier en alu. Un, Deux, Trois, ding ding ding, victoire du Game.
Quelques minutes avant d’attaquer le Main Event, on nous présente les nouveaux venus du Hall Of Fame de 2013. Dedans, une femme, Trish Stratus, Booker T, ce bon vieux bûcheron Mick Foley, Bob Backlund, le très riche Donald Trump (un ami de Monsieur McMahon, jadis impliqué dans deux trois histoires.), et Bruno Sammartino, un vieux catcheur, champion WWE pendant presque 8 ans, de 1963 à 1971. Aujourd’hui il est le sosie officiel de Rim’K du 113.
Dernier match de ce WrestleMania. John Cena vs The Rock. On voit une sacrée bataille d’égo dans leurs regards, j’sais pas si c’est gerbant ou excitant.
Quoi qu’il en soit, peu d’ambiance dans ce match, vraiment dommage pour un Main Event, question performance, on sent un essoufflement chez les deux superstars… Sans surprise, John Cena gagne, on s’en doutait, puisque The Rock doit partir retrouver sa carrière hollywoodienne, il n’a pas le temps d’assumer davantage un rôle de Champion WWE. Ce combat m’a rappelé, avec un peu d’amertume et de nostalgie, ce match fort de café que nous avaient offert The Rock et Hulk Hogan pour WrestleMania 18
Donc voilà, John Cena est aujourd’hui Champion WWE, pour le plus grand bonheur de ses petits fans habillés de la tête aux pieds en bons soldats de la Cenation, mais bon j’vais lui faire une fleur, j’vais pas parler de sa marque de vêtements. The Rock, bon prince, lui a fait un petit câlin pour terminer, c’est la 11eme fois que Cena remporte cette ceinture.
Feux d’artifices, Rideau.
En résumé, j’ai été un peu déçue de ce WrestleMania, on dirait un peu un brouillon du prochain, le n°30, qui à mon avis s’annonce bien meilleur, fêté en grande pompe. Il m’en faut beaucoup, ouais je sais, une vraie gonzesse.
Mais bon, je suis pas non plus sans arguments. Il y a eu un manque d’organisation de dingue.
HHH a été blessé, pas au combat, mais pendant son entrée, il s’est pris de la neige carbonique sur le torse et s’est fait brûler. Ils ont même zappé un match, qui a finalement été programmé au lendemain. Ah, et aussi le livestream de l’événement qui ne marchait pas sur leur site, alors que c’est un Pay Per View à 18€… Par contre, un truc qui m’a fait plaisir, la WWE s’est enfin résignée à mettre de côté la division des Divas. Une bonne nouvelle pour terminer donc, puisque, effectivement, on n’a pas assisté à un seul match féminin cette fois-ci. Ils étaient devenus sans aucune utilité, sauf peut être à espérer apercevoir un téton ou deux par ci par là.
Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : ACES & EIGHTS
Cette semaine on continue sur Bully Ray. Y a 2 semaines on a vu comment lui et son frangin Devon sont devenu de vrais poids lourd dans l’industrie en équipe. La semaine dernière, je vous disais pourquoi Ray était vraiment un monstre même en solo. Cette semaine on va voir comment il est enfin devenu champion du monde.
Aces & Eights

Donc Bully Ray est devenue une valeur sure, un mec méprisable à bien des égards qui a su retenir l’attention avec toujours plus de créativité dans l’enculerie. De son côté, D-Von semble avoir plus de difficulté à s’imposer en gentil. Il est là, il met toujours des branlées à des connards. Il devient même Television champion qui est un titre moins important que champion du monde mais c’est toujours sympa à prendre. Le fait d’être trop gentil et exemplaire dessert Devon mais il prend son rôle très au sérieux et c’est donc tout naturellement que quand un gang de motards attaquent la TNA et surtout le patron Hulk Hogan, Brother Devon propose son aide. Son offre sera décliné par le manager général Hogan qui veut s’en occuper lui même.
Parce que pour Hogan, c’est personnel. Ces urluberlus sortis tout droit de Sons of Anarchy ont déboulé la première fois en frappant Sting par derrière. Sting le catcheur, pas Sting le chanteur. Sting qui est un des plus grands catcheurs de tous les temps. J’ai malheureusement pas vraiment la place ici de vous parler de Sting en détails, mais faut savoir que aucun catcheur avant lui n’avait atteint une telle popularité sans jamais avoir lutté à la WWE. Il n’a jamais fait partie de la plus grande compagnie mais pourtant tout le monde le connaît et le respecte. Toujours en très grande forme à bientôt 55ans, il était plus que temps de rendre hommage à ce gars. Et c’est pendant cet hommage qu’on découvre les Aces & Eights. Sortis de nulle part, à l’identité inconnue, ils tabassent Sting à plusieurs et repartent aussi vite qu’ils sont venus.
Le Stinger étant l’un des meilleurs et des plus vieux amis d’Hogan, ils entendent bien régler ça eux même.
Devon se sent mis sur la touche, il veut prouver au Hulkster qu’il peut aider en défiant les bikers du gang Aces & Eights, mais rien y fait. Hogan lui tourne le dos.
Devon veut alors renégocier son contrat, parce que ça suffit les conneries, c’est quand même Devon Dudley le mec ! C’est pas Joe le Clodo.
Là encore, il ne trouve aucun terrain d’entente avec Hulk, il décide alors de foutre le camp de la TNA.
Bully Ray est donc le seul Dudley encore actif à la TNA. Mais lui aussi se voit dépassé par les Aces & Eights. En effet, ce gang de motards masqués et tout de cuire vêtus lui vole la vedette : il n’est plus l’enculé number one de la compagnie.
Ces Satans de l’Enfer sont méchants, très très méchants. Ils sortent régulièrement de nulle part en grand nombre pour molester quiconque à grands coups de marteaux.
Ils séquestrent des gens et les torturent dans leur club house de vilains bikers. On rappelle que c’est du catch et donc il est légal d’enlever des gens et de les torturer en leur électrocutant les couilles (pourquoi pas).
Face à ces vikings du bitume qui ne respectent rien ni personne et s’en prennent à n’importe qui qui n’est pas de leur gang, même notre brute préférée Bully Ray est choqué. Il l’avoue pas mais il est choqué. Il se sait menacé au même titre que les autres. En tant que gros salopard, il sait qu’un gros salopard ne peut venir à bout seul d’une grosse bande de gros salopards solidaires. Il tente à son tour de convaincre Hogan de l’aider à défoncer ses empaffés cagoulés et cylindrés.
Hogan ne veut encore moins de l’aide de Ray que de celle de Devon. Déjà parce qu’il voulait régler ça à sa façon mais aussi parce que si il a pas accepté le noir sympa dans son camp c’est pour pour y accueillir son frère blanc qui est une sale race.
Mais Bully est une sale race, justement, il va harceler Hogan encore et encore, le provoquer, lui casser les couilles en toutes circonstances et même l’engueuler régulièrement en le traitant de noms d’oiseaux, parce qu’il faut être une buse pour refuser l’aide de Bully Ray. « Tu as besoin de moi Hogan ! Ce sont des sacs à merde ! je connais bien les sacs à merde ! je suis le plus gros sac à merde qui soit ! On combat le feu par le feu ! je représente ce feu ! » à force de ce genre de discours, Hogan finira par accepter. Les évènements ne lui laissent pas le choix non plus, d’ailleurs.
Hogan avait choisi Mr Anderson pour affronter les motards, mais ces fags tabassent Kenny Anderson à plusieurs dans les vestiaires (c’est vraiment dommage).
Hogan est dans le caca, Hogan est au pied du mur, Hogan a plus le choix, Hogan accepte à contre coeur l’aide du Bully.
Le jour de l’affrontement arrive et là, je vous passe les détails mais les motards d’Aces & Eights vont tricher et gagner.
Devoin n’a pas apprécier d’être mis à l’écart et encore moins d’être lourdé par la compagnie. Mais de voir son fils de pute de frère prendre sa place dans cette bataille ça a du être la cerise sur le gâteau Ni une, ni deux, il a rejoint les bikerz, enfilé un blouson en cuir et fait son come back dans le ring pour faire passer son reuf à travers une table et offrir la victoire à ses nouveaux copains.

La situation est donc inversée. Bully Ray se pose en défenseur des vestiaires de la TNA et entre en guerre contre les motards masqués menés par leur nouveau Sergent Chef, Devon le pas gentil.
Celà dit, Hogan ne fera jamais entièrement confiance à Gros Ray, il subodore une entourloupe, et à juste titre. Mais pas celle à laquelle on s’attendait. En fait, si Bully est devenu le chevalier servant pourfendeur du mal, c’est parce que ce couillon est tombé amoureux de Brooke Hogan, la fille du Hulkster. Visiblement, c’est réciproque et Bully Bull se sent pousser des ailes, devenant également bien plus sympatoche avec les gens.
Plus couillu encore en gentil qu’en méchant, Bully Ray va même jusqu’à commettre l’impensable : demander à genou Brooke en mariage sous les yeux révulsés de papa Hulk qui se trouve dans le même ring à cet instant précis. Parce que oui, les demandes en mariage aussi ça se passe dans les rings, au catch. Et d’ailleurs même les mariages ont lieu dans le ring.
Mariage saboté par les Aces & Eights. Les gangsters à mobylettes envahissent le ring et y tabassent tout le monde. C’est vraiment leur grand truc de faire ça. Hulk était déjà pas super jouasse d’être au mariage de sa fille avec un beauf mais en plus la bande du père à Litteul Kevin le laisse parterre en sang. Quant à Bully, c’est son frère Devon qui s’est occupé personnellement de lui foutre de grands coups de pots de fleurs en marbre dans la gueule. Ça c’est un joli cadeau de mariage, c’est beau l’amour fraternel.
Pour la première fois, beau papa Hogan et gendre idéal Bully sont sur la même longueur d’ondes : il faut péter les dents à ces petites putes en santiags. Ça a trop duré ces conneries.
Un nouveau défi est lancé au Aces & Eights. Rebelotte, re match. Mais cette fois ci, le clan Hogan mené par Bully Ray sort victorieux de ce pugilat.
Beau papa Hogan est vraiment impressionné par la détermination et la combativité du Bully. Et exempt de toute objectivité, il décide qu’il est temps pour le nouveau membre de sa famille de devenir le challenger numéro un pour le titre de champion du monde poids lourd de la TNA.
Bully Ray va donc retrouver Jeff Hardy pour un match en cage qui s’annonce barbare.
Jeff Hardy et Bully Ray ont écrit des pages de l’histoire du catch ensemble. Jeff c’était un des 2 Hardy Boyz. Donc il faisait partie des 2 autres équipe qui avaient, avec Ray et Devon, réinventés les matchs de tables, d’échelles et de chaises par équipe. Et Jeff est également passé de star par équipe à immense superstar. Il est ce que Bully Ray veut atteindre.
Malgré celà, le match se prépare et les 2 opposants n’ont de cesse de répéter tout le respect qu’ils ont l’un envers l’autre.
Le soir du combat, il était évident que les motards de l’As et du Huit allait venir casser toute cette bonne humeur désagréable.
Ils escaladent la cage dans laquelle Jeff et Ray sont en plein match. Dos à dos, le Bully et le Hardy sont bien prêts à en découdre avec tous ces péquenauds. Devon sort son marteau et… le lance… à son frère, Bully Ray… qui frappe Jeff Hardy avec à la nuque.
Quenelle de 160 !
Et comme y a pas de disqualifications dans ce genre de match, Bully Ray gagne donc le match comme ça.
Depuis le début, Bully Ray avait orchestré ce plan pour devenir champion du monde. Un plan qui a duré pendant plusieurs mois. Il a même tenu à tendre la main à son frère qui s’était retrouvé au chômage par la faute d’Hulk Hogan. Seul Ray a aidé Devon quand il était vraiment dans la merde. Réconciliés, Devon a pris part avec plaisir à ce plan pour offrir la ceinture de champion du monde poids lourd à son frangin.
C’est la grande accolade dans le ring, Bully Ray pleure de joie en serrant son frère fort dans ses bras « I love you, my brother ! » Il n’oubliera pas d’invectiver sa belle famille au passage. Les Hogans sont aux abords de la cage et sont restés interdits, brooke au bord des larmes, Hulk au bord de l’attaque cardiaque.
« HULK, JE T’AI MANIPULÉ ! BROOKE ! JE T’AI BAISÉE ! » Bros before hoe’s !
Et c’est sous une pluie battante de projectiles en tout genre que le public jette par le toit ouvert de la cage que les frère Dudley et leur gang de raclures célèbrent cette grande victoire.
C’est beau !
Alors OK, si tu connais le catch, tu l’as vu venir depuis des mois. Mais quand tu connais le catch, tu sais aussi que les plans changent et qu’il en faut peu pour que ça devienne vite extrêmement foireux et que rien n’est joué tant que ça s’est pas encore produit. Donc ce couronnement, même prévisible, reste un grand événement pour les supporters des Dudleyz en général et de Bully en particulier. Surtout que pour un truc qui s’est déroulé en 9 mois, ça reste presque cohérent et Dieu sait qu’on a vu des story lines bien plus extravagantes
* Petite note : Pour ceux qui ont suivi tout ça, vous savez déjà que The Icon Sting a pris une part très importante à toute cette histoire. j’en parle peu ici pour simplifier et aller à l’essentiel mais on l’oublie pas.
Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : Bully Ray
Cette semaine on retrouve nos 2 frangins Brother Ray et Brother Devon. Maintenant que vous situez à peu près ce duo de fous furieux en cavale, on va voir Ray en solo, comment le futur champion du monde de la TNA devint un poids lourd en solo. La semaine prochaine on détaillera un peu plus ce couronnement. Dans les 2 cas, Devon n’est jamais loin, c’est ça qu’est beau, la famille.
BULLY RAY
Alors comment devient on quelqu’un de crédible en champion du monde dans le catch ? Comme dans beaucoup d’autres disciplines, en le méritant. Mais comment on peut mériter dans un milieu où tout est planifié à l’avance ? En se faisant remarquer. En marquant son empreinte. En devenant le type que les gens viennent voir (ou au moins, l’un des types que les gens viennent voir). Ça passe bien évidemment par proposer des combats intenses avec des trucs qui coupent le souffle comme sauter avec son adversaire depuis une rampe de 2 mètres de haut sur des tables, par exemple. Question spectaculaire, on a déjà vu que les Dudley Bros se posent là.
Mais un beau match, c’est encore mieux quand la foule en attend vraiment le dénouement. Quand elle se sent vraiment concernée, en aimant vraiment le gentil et en détestant vraiment le méchant. Il faut être l’enculé number one. C’est un travail de longue haleine d’être le plus détestable dans ce bizness. Des bons enculés, y en a partout. Faut se démarquer. Pour ce faire, Bubba Ray dispose toujours de sa grande gueule. Mais reprenons.
Les Duleyz sont donc l’équipe la plus titrée de tous les temps ce qui, finalement, n’aide pas à les considérer en tant que catcheurs solos. Faut déjà remédier à ça et la recette est connue de tous. Comme d’hab avec une équipe, il faut la dissoudre avant de rentrer dans le vif d’une carrière individuelle.
Donc y en a 1 des 2 qui devient con et tape l’autre. Un gentil vs un méchant, dans la plus pure tradition.
Et généralement, y en a qui s’en sort mieux et l’autre disparait assez vite. Rien de bien folichon Et c’est exactement ce qui s’est passé pour eux, hélas. Dans un premier temps.
Ayant fait le tour de la question par équipe, la Team 3D décide de livrer un dernier match pour toi public. Mais ça sera pas un match tout pourri, non. Ce sera un match pour le championnat par équipe, ils méritent au moins ça. Les tag team champions de la TNA d’alors acceptent volontiers ce challange. Parce que les champions c’étaient les Motors city Machine Guns, 2 white trash casse cous de Detroit. Autant dire des jusqu’au boutistes qui ne reculeront devant rien pour maintenir le titre même avec tout le respect qu’ils doivent à Bubba Ray & Devon.

Pour les Dudleys, gagner ce dernier match leur permettrait de se retirer en tant que 24 fois champions du monde, toutes compagnies confondues, à travers les décennies et les continents. Rien que ça.
Ce match s’annonçait très ouvert et très serré, il le fût. Il s’annonçait également très barbare et spectaculaire, il le fût.
Hélas, Ray et D repartiront brocouilles comme on le dit dans le Bouchonnois. Ils ne demeureront QUE 23 fois champions du monde par équipe. Ray étant le plus caractériel et le plus mauvais perdant va rejeter la faute sur son frère et le lyncher en traître. En traître mais aussi en public, c’est mieux. Le postulat de départ est posé, Devon est le gentil qui cherche rétribution tandis que Ray est hué comme le salaud qu’il est. On y est, l’équipe n’existe plus et Ray est un vilain pas beau plein d’ambitions égoïstes. Il va donner très vite la pleine mesure de tout son talent d’enculé. Non seulement tabasser son frère au moyen d’armes prohibées comme des grands coups de chaines dans la gueule était une bonne façon de s’introduire en tant que baltringue mais c’est pas fini du tout. Il va ensuite chercher les fils de Devon, donc ses propres neveux, dans le public en leur reprochant d’être aussi faible que leur daron. Il les traîne sur le ring pour les éclater à travers des tables devant le regard de leur père impuissant.
Bubba Ray est une ordure finie, une brute épaisse de la pire espèce. Il décide même de changer son nom en Bully Ray. Ray la Brute.
Perfide, lâche, vicieux, traître fourbe, brutal, violent, irrespectueux, vulgaire, de mauvaise foi absolue, rancunier, méprisable, grotesque, Bully Ray va vraiment donner tout ce qu’il a dans ce rôle, pour notre plus grand plaisir.
Il est encore plus méchant que l’Orangina Rouge, il sera odieux H24 avec une constance et une rigueur professionnelle qui force le respect. Même en coulisse quand la délicieuse Christy Hemme veut juste lui demander son état d’esprit avant son match du soir.
« Mon état d’esprit avant le match ?! MON ETAT D’ESPRIT ??!! Tu crois que j’ai peur de mon adversaire ? Tu crois que j’ai quelque chose à foutre de ce sac à merde ? C’est vraiment la question que tu veux me poser ? Demande moi plutôt pourquoi je réponds jamais à tes coups de fil, la nuit, quand tu te sens seule ? Quand tu m’appelles en chaleur parce que ton marie fait pas le boulot et que tu veux un vrai mec. Mais le vrai mec ne veut pas de toi, vieux steak pourri ! »
Oui, Bully Ray est le boss au micro. Il n’hésite pas non plus à profiter de son temps de parole pour insulter les gens qu’il n’aime pas, même en dehors du catch. Ainsi les kardashians se verront traités de troupeau de dégénérés aux meurs légères, comme ça, gratuit, pour l’amour du sport. Tout le monde y passera, en particulier les utilisateurs de twitter qui seront qualifiés tour à tour de geeks, de gros puceaux ou tout simplement d’abrutis se nourrissant de leurs propres excréments. Mais tout ça, bien entendu, c’était avant que Ray craque et fasse ce qu’il disait qu’il ne ferait jamais : se faire un profile sur twitter. Pendant plusieurs semaines, toute communication avec cet abruti sera alors fortuite, ses interlocuteurs se faisant irrémédiablement éconduire par un « Ferme ta gueule, je twitte ! »
Devenu accro, il ne lâche même plus son smartphone pour descendre la rampe d’accès qui mène au ring. Ignorant le public qui ne l’en conspue que d’avantage. Il s’offre même le luxe de twitter à quelques mètres du ring, puis hurle sans micro (mais tout le monde l’entend quand même) « Je suis en live et je twitte ! C’est ça qu’on appelle un livetweet, bande de connards ! »
Parmi ses autres entrées folkloriques, on peut aussi citer les fois où il s’est associé à Scott Steiner, un ancien reconnu pour avoir les bras les plus dessinés et monstrueux de tout le métier. Pour ne pas être en reste à côté de son partenaire en crime du moment, Bully beugle à qui veut l’entendre (c’est à dire personne) et aux autres (c’est à dire tout le monde) qu’il a les mollets les plus musclés du monde en engueulant le cameraman « Shoot my calves ! I am Calvezilla !! » Pourquoi pas ?
Faut savoir que cet esprit dérangé et surtout dérangeant, il l’amène en plein combat. Et pas seulement en se faisant régulièrement disqualifier pour tricherie en tous genres (mais surtout les plus ignobles).
Quand il a l’avantage pendant un match et que son adversaire se roule parterre tandis que lui se dresse encore fièrement sur ses jambes, là, à ce moment là, il estime qu’il est maintenant grand temps de cracher en l’air et de rattraper son crachat avec sa bouche pour le ravaler. Et si il rate son tire, il se débrouille quand même pour récupérer son glaviot du plat de la main pour se la lécher ensuite. Pro.
Y a le passage obligé pour un bon catcheur complet, monter sur les cordes et sauter sur son ennemi qui esquive au dernier moment, en gros s’écraser au sol comme un caca. Toujours plus pro, Bully apporte ici aussi sa petite touche appréciable. En enfilant un short aux coutures sensibles prévues pour se déchirer au moment où il s’écrase lourdement sur le cul, laissant apparaître un caleçon orange à poids jaunes. Toujours le même. Une vraie brute ne change pas de calebard.
C’est la grande force de Ray le Brutos, passer pour un gros con mais toujours avec cet air trop sérieux qui empire les choses.
Ce mec est excellent, sur toute la ligne. Si on excepte CM Punk, dans un autre registre, à la WWE, Bully Ray est sans conteste l’enfoiré numero uno du catch à l’heure actuelle. Le plus vil, le plus sale, le plus méprisable. Il s’est transcendé tel Son Gohan face à Cell et si quelqu’un mérite bien la reconnaissance pour son oeuvre, c’est lui.
Cependant, le public de la TNA c’est pas des putes, ils n’ont jamais oublié l’autre frère Dudley. Tant et si bien que dans les premiers temps, chaque fois que Bully faisait quelque chose, les gens criaient en choeur « We want Devon ! » mais Devon ne brille pas particulièrement en gentil. Il a pris le contre pied total de son frère ennemi en se posant en brave héros en peu trop lisse et trop propre. C’est donc sans surprise mais quand même assez triste qu’au bout de plusieurs mois de pas grand chose, on apprend que le D a été licencié de la compagnie… à moins que… À suivre…
Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : DUDLEY DEATH DROP
Cette semaine, j’ai un candidat idéal pour faire un Killer Croc plus vicieux que nature. Bully Ray correspond parfaitement au rôle, mais je ne peux pas parler de cette grosse brute comme ça. Si on parle de Ray, on parle de son frère Devon. J’y tiens. Lire la suite « Ah ouais c’est du catch, des putains de castings : DUDLEY DEATH DROP »
CM Punk et le renouveau du catch moderne
Alalala … Le catch, cette science inexacte… Sport ou divertissement ? Puéril ou sérieux ? Ephèbe ou vieillo ? Comédie ou réalité ? Telles sont les questions. Dans le catch, tout est dans l’immédiat. Les prises ne sont que conventions, et ne sont que simple mise en scène, scriptée par des scénaristes en coulisse. Comme au temps des gladiateurs, on hurle pour l’un avec adoration, on hurle pour l’autre avec répugnance. Il n’y’a pas de juste milieu, tout est scénarisé (ou presque) pour confronter le bien face au mal, le héros face au vicelard. Personne n’est crédule, le catch n’est pas un sport à proprement parler, c’est un divertissement sportif qui met en scène, d’abord, des athlètes, mais aussi des showman. Le catch n’est donc pas à regarder comme une perfomance sportive, mais plutôt comme une série télévisée ou un spectacle de magie.
A voir l’article d’initiation au catch par Teobaldo :
http://captchamag.net/2013/03/01/ah-ouais-cest-du-catch-des-putains-de-castings-le-retour/
« Le catch, c’est pas faux, c’est juste du catch, depuis la nuit des temps c’est comme ça, les catcheurs existent, les prises, le ring, l’arène aussi… simplement c’est comme au cinéma, un vrai film, est un film avec des acteurs qui jouent un rôle, tandis qu’un faux, c’est de filmer à l’improviste une scène que l’on voit.
Les catcheurs sont là pour te raconter une histoire, te divertir, tu les aimes ou tu te casses, tu vas quand-même pas gueuler « C’EST CHIQUE » quand tu vas au théâtre »
Christophe Agius, commentateur de catch sur AB1/RTL/NT1
Bien que des scénaristes, ou plus techniquement des « bookers », sont payés par chaque fédération de catch, et notamment la plus importante, à savoir la WWE, il est légitime de se demander jusqu’où la mise en scène, l’improvisation, et le fictif s’acheminent. Il faut savoir qu’il n’y’a jamais une totale improvisation ni sur le ring ni lors des altercations au micro, il y’a toujours un schéma scénaristique à respecter pour que le spectacle se déroule sans imprévus. N’y’a t-il donc aucune part de réalité dans le catch ? C’est en effet ce que l’on aurait pu penser, toutefois, un seul homme est passé outre ce code.
Alors qu’il n’était à ce moment précis qu’un catcheur sur qui les officiels ne comptaient pas réellement, preuve en est que son contrat avec la World Wrestling Entrainement allait finir, Phil Brooks, de son pseudonyme CM Punk, a définitivement répondu à cette question le 27 juin 2011 en distillant un speech au micro, ou une bombe artisanale (autobaptisé « Pipe Bomb ») qui aura en premier lieu fait mouvoir l’univers du catch, mais qui aura également métamorphosé le mode de pensée du « catcheur » autant pour les spectacteurs que pour les promoteurs.
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CM Punk
CM Punk a des attributs physiques et moraux assez spéciaux et nous allons nous empresser de les découvrir, avec tout d’abord son goût pour les tatouages.
Nous allons faire simple, à côté, Michael Scofield est un enfant de coeur. Punk est recouvert de tatouages absolument partout sur le corps, que ce soient sur les bras, sur le torse et même sur la nuque…
Disons que c’est un choix esthétique comme un autre, mais là ou le bât blesse, c’est que CM Punk a décidé, à un moment dans sa vie, après je ne sais quel traumatisme urinaire, de se tatouer le logo de Pepsi sur l’épaule gauche. L’idée la plus fils de putesque jamais imaginée après celle de Gucci Mane et son tatouage en forme de cornet de glace.

A l’instar de Paulie Gualtieri dans The Sopranos, CM Punk parle, CM Punk parle beaucoup trop, il parle certainement plus qu’il ne lutte. Branchez-vous au moins une fois sur NT1 un samedi soir vers 1h du matin (OUI ! 1H du matin, car NT1 a eu l’idée formidable de diffuser un programme familial à une telle heure) et vous observerez par vous-même.
Vous observerez qu’à tout simplement chaque épisode de WWE RAW, CM Punk parle pendant au moins une bonne quinzaine de minutes. Cela n’enlevant rien au fait qu’il est de loin le meilleur orateur de la WWE, nous pouvons tout de même remercier avec grâce le Dieu tout puissant de ne pas avoir fait de CM Punk une sorte de Jacques Santini 2.0… ce dernier étant reconnu pour parler avec une extrême lenteur.
Pour les biens de cet article, nous avons profité de notre partenariat avec France Télévisions pour organiser un débat portant sur la question existencielle de « Qui a lancé la carrière du rappeur Sultan ? » entre CM Punk et Nicolas Sarkozy, illustration :
Le personnage actuel de CM Punk, parce que, oui, les catcheurs peuvent passer de « gentil » à « méchant » ou de « méchant à gentil » à souhait afin de renouveller les rivalités, a un penchant pour l’infamie. Son personnage ayant été de nature sympatoche (on appelle cela un « face ») pendant une longue année, le public n’avait cesse de l’acclamer et il était dans le devoir des scripteurs de renverser la tendance, car le rôle d’un personnage mesquin (ou « heel) est d’être haï et littéralement conspué par le public, c’est pourquoi on a fait de lui une sorte de son of a bitch, irrespectueux envers tout le monde et se prennant réellement pour un dieu.
L’idée a été donc, non seulement de faire de lui un tricheur qui ne peut conserver son titre que par intervention frauduleuse d’un autre catcheur, mais surtout de dépasser les bornes en se moquant du commentateur Jerry Lawler par rapport à une crise cardiaque qu’il avait fait quelques semaines auparavant, ou pire encore, et plus récémment de Paul Bearer, manager du bien connu Undertaker (que CM Punk affrontera justement au plus grand show de catch annuel : Wrestlemania)
CM Punk est resté pas moins de 434 jours consécutifs, possesseur du prestigieux titre de la fédération : le WWE Championship, ce qui constitue le plus long règne de l’ère moderne.
Ce dernier a donc conservé la ceinture pendant plus d’un an, en prenant le dessus sur le ring(souvent avec malhonnêteté) la plupart des catcheurs les plus en vue de la WWE. Justement… Parlons de cette ceinture, ou plutôt de ce produit Mattel … Illustration :
Nous nous permettons de dériver rapidement sur les images que vous pouvez voir ci-dessus… Voici la ceinture que CM Punk a conservé pendant pas moins de 434 jours. Une question subsiste… Par quel grâce divine a t-on pu créer cette merde ? Je soupconne très fortement le directeur artistique de la marque Distinct d’avoir contribué à la conception de cette ceinture.
Mais qu’est ce qui ne tourne pas rond dans cette entreprise ? Via quel code marketing peut-on définir un TEL prix ? Je pense que rien ne va auprès du département commercial de la WWE, je veux bien croire qu’un commercial issu d’un baccaulauréat STG ait du mal à faire tourner ses neuronnes, mais comment peut-on parler de « faux diamants » dans la description ci-dessus pour justifier un prix aussi exhorbitant ? Le « Limited Edition » est également une honte, c’est le Munster qui dit au roquefort qu’il pue de la gueule, rien d’étonnant jusque-là que ce produit soit limité en quantité au vu de cette disgrace esthétique, merde quoi, même le casque de Petr Cech est plus classe. Autant dire que cette ceinture est tout simplement dégueulasse, et rien d’étonnant vu que c’est John « Machopeur » Cena lui-même qui a apporté sa touche personnelle à son design.
Reprenons, CM Punk n’en a que faire de ce que les gens peuvent penser, expert en dérapage sur le ring comme en dehors, on le ressent avant tout sur Twitter, provocation sur provocation, réglements de comptes et autres moqueries, rien ne l’arrête. Les exemples pleuvent : lors de la nouvelle élection de Barack Obama, il n’a pas pu s’empêché d’envoyer des pics envers le Republican National Convention (RNC), rien d’étonnant étant donné qu’il vient de Chicago, soutien inconditionnel du parti démocrate . Plus récémment, il a retweeté un tweet à connotation nazi, un fan de la WWE lui a fait remarquer que ce genre de commentaire était limite pour un employé de la compagnie et Punk lui a répondu : « Oh et puis, le Pape était nazi non ? »
Nous allons mettre l’accent sur un « beef », ou tweet fight, qui est survenu il y’a de cela un peu plus d’un an, entre CM Punk et Chris Brown :
La réponse de CM Punk ne s’est pas faite attendre, préconisant le format vidéo plutôt que le format écrit à 140 caractères

Allez, pour te récompenser, un pénis bien rigide dans la chatte à ta mère, un !
Dans la vidéo ci-dessus, CM Punk attaque verbalement Chris Brown. Il semblerait que le catcheur veuille rendre la monnaie de sa shneck à Chris Brown qui a été reconnu coupable d’avoir frappé son ex-actuelle copine Rihanna (on est jamais sûrs de rien avec ce duo de décérébrés mentaux atteint d’herpès génital) il y a maintenant 3 ans. Il précise qu’il ne fait pas ça pour faire de la promo pour la WWE ou qui que ce soit car il explique qu’il n’a ni besoin de manager ni d’assistant ni de garde du corps ni d’un attaché de presse et ni de l’accord de cette pucelle pour lui dire quand et quoi tweeter. Il conclut la vidéo en disant que Christine Brown n’est pas un homme et qu’il sait pertinemment qu’un jour, quelqu’un, quelque part lui donnera la leçon qu’il mérite.
La WWE a bien évidemment tiré profit de ce beef et les commentateurs, que sont Michael Cole et Jerry Lawler, ont invité durant 2 ou 3 épisodes les téléspectateurs à en savoir plus à propos de cette guerre du tweet sur le site officiel de la fédération. En conséquence, c’est une nouvelle fois que CM Punk immisce, indirectement, une part de réel dans ce spectacle qu’est le catch. Notons également que Chris Brown accuse le catcheur qui s’autoproclame « Best In The World » de prendre des stéroïdes anabolisants, problème récurrent dans l’industrie du catch et qui a causé la mort, entre autres, d’Eddie Guerrero. CM Punk se défend en niant en bloc l’utilisation de stéroïdes, lipides considérés comme drogues, puisqu’il se dit straight edge.
Aussi surprenant que cela puisse paraitre, et malgré son allure flasque et son visage cerné, CM Punk est en effet straight edge. Cette culture issue du punk hardcore, est basée sur la non-consommation pure et dure de tabac, d’alcool, ou autres drogues. Entretenant ce mode de vie sur le ring comme en dehors, vous ne risquez donc pas de le voir dans un état second. Jean Poiret n’a qu’à bien se tenir…
Et pas que…
En septembre dernier, mais cette fois-ci de manière involontaire, CM Punk a une fois de plus défrayé la chronique en alimentant les médias du monde entier d’un incident survenu durant un show somme toute classique. En effet, le scénario impliquait que CM Punk devait fuir le ring pour se diriger vers le public, et étant à cet instant précis le méchant numéro un de la compagnie, les spectateurs ne se sont pas gênés pour le bousculer pendant qu’il écoutait le président de la WWE, Vince McMahon, lui adresser un petit message au micro.

Les opinions sont divergentes, en revanche ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est que le mec de la sécurité est définitivement un fils de pute. Je pars du constat que ce petit enculé à la calvitie frank leboeufienne est payé par l’arène hôte ou a lieu le show, qu’il est payé pour éviter à tout prix ce genre de mésaventures, merde quoi, le mec est hostile envers le public, il les insulte à la longueur d’épisodes, qu’est ce qu’il y’a de réellement étonnant à ce que les fans le titille ? Bref, il s’agit là encore d’un petit morceau de réalité incrusté dans du fictif, pour le coup on s’en serait bien passé.
Concluons la série dérapage, avec un énième, et sans doute l’un des plus loufoques :
Sans la moindre vergogne, Punk, équipé de sa moustache hitlerienne level 99, insulte violemment un spectateur présent aux abords du ring. On remarque que le dialogue est chaud comme la braise, puisque le catcheur de Chicago, Illinois, ne va pas hésiter à faire des remarques sexistes et homophobes. Dans la dispute on retiendra un mythique : « You have a vagina ! », littéralement « tu as un appareil génital féminin », vagina venant du latin « shneck » qui signifie abri-bite. On retiendra également un simpliste mais efficace « Jolie coupe de cheveux espèce d’homo ».
Finissons en beauté …
Speech de CM Punk le 27 juin 2011, marquant le début d’une ère nouvelle dans le catch moderne
Dans cette vidéo, CM Punk exécute une promo. Dans l’univers du catch, on nomme « promo » ce qui s’apparente au speech d’un catcheur s’adressant au public. Et il s’agit là très certainement de la promo la plus intéréssante dans l’ère du catch moderne. Jamais fiction et réalité ne s’étaient autant juxtaposées dans l’histoire du divertissement sportif. NBC, ESPN et la plupart des médias américains, et même du monde entier, se sont empressés de contacter le catcheur pour en savoir davantage sur ce discours, jugé, à juste titre, bien trop virulent pour être scripté. Effectivement, chose assez rare pour le souligner, et CM Punk nous le confirme sur son DVD documentaire, cette promo était une totale improvisation. D’ailleurs, ces enfoirés de Rap Genius sont même allés décrypter la promo sur le lien suivant : http://rapgenius.com/Cm-punk-pipe-bomb-lyrics
Tout a toujours été clair dans la tête de Vince McMahon, promoteur de la WWE, le modèle made in WWE du catcheur qui réussit et qui est susceptible d’être vendeur, c’est un catcheur dôté d’un physique massif à la Dwayne The Rock Johnson, c’est un catcheur incarnant la domination et la puissance, qui sait s’exprimer au micro et faire réagir les foules.
Avec cette prédisposition à briser le quatrième mur comme durant cette pipe bomb, et même à choquer, CM Punk est le seul personnage à alimenter la fiction avec de la vraisemblance. En 2011, alors que son contrat avec la WWE était sur le point de prendre fin, il critiqua semaine après semaine les rouages de la fédération de Vince McMahon. Il parvint, justement, autour d’une rivalité avec le visage de le fédération John Cena, à installer un climat nouveau dans l’ère du catch moderne.
Par le biais de cette promo, et les suivantes, tout aussi corrosives et tranchantes, CM Punk a contribué à un réel changement en mettant l’accent sur le mérite. Ainsi que sur l’aptitude des catcheurs provenant du circuit indépendant (toujours décrié, lui comme les catcheurs du circuit indé en général, comme étant sans charisme par les hautes instances de la WWE) à fournir un travail encore meilleur que la plupart des catcheurs en place de la fédération. Punk a de ce fait amener Vince McMahon a opérer différemment, sans amalgames, en ce qui concerne le recrutement et la gestion des talents.
En terme de catch pur, CM Punk est l’une des superstars les plus talentueuses à être monté sur un ring de la WWE. Il peut user de n’importe quel style de lutte, que cela demande de la technique ou de la force physique; que ce soit dans les airs ou au sol… Coups de pieds circulaires, prises de soumission, coups de genou… Il sait tout faire, il est apte à mettre en valeur n’importe quel adversaire, en toute sécurité, afin de réaliser un match au moins correct (ceci n’est pas valable pour le grande merguez pakistanaise The Great Khali, car personne ne peut faire un bon match face à ce vendeur de marrons).
En plus de toujours avoir été connu pour ses talents d’orateur, dès les premiers jours ou il mettait en avant son mode de vie Straight Edge, à son historique « shoot » promo à RAW, il a cette façon unique de partager son point de vue de manière intéressante et créative en brouillant les lignes entre ce qui est illusoire et ce qui est réel.





























