Comme le titre l’indique presque, 4 avis sur le dernier EP de l’équipe Hyacinthe-L.O.A.S-Krampf. Parce que le 5ème avis est en couple avec Franck Ocean, du coup il n’est pas disponible actuellement.
(si jamais y’a des cons dans la salle, faut cliquer pour afficher les avis, hein)
Pour fêter l’anniversaire de la mort de Pimp C, un petit frenchie s’est allié à la team Fusils A Pompe pour sortir un nouveau projet : un EP de 9 titres de UGK remixés sauce 8TM, ingénieusement titré Smell My Cologne.
Etant depuis mon plus jeune âge un fervent croyant en Saint Butler, je ne pouvais pas m’empêcher de propager la bonne parole auprès de vos paroisses, pauvres pécheurs. Habituellement peu adepte de ce genre d’initiatives, surtout quand il s’agit de UGK (on ne blasphème pas avec la religion) j’ai été agréablement surpris par ce projet. 8TM a d’ailleurs l’air d’être un coutumier du fait. Je vous conseille au passage l’écoute de son précédent projet : Real Estate. Il y a quelque temps, toujours avec Fusils A Pompe, il avait sorti un remix de Slim Thug : Boss Hogg On Candy – OG Edition. Magnifique remix d’un rappeur que j’affectionne lui aussi depuis mon adolescence et que tout le monde semble ignorer ici au passage. Tas de cons. Le remix était fraichement débarqué dans mon lecteur de musique numérique portatif : la prod fait des bulles, douce comme du Sprite se déversant délicatement dans un gobelet rempli de… glaçons. D’ailleurs, le choix de Slim Thug n’est surement pas un hasard. Sa voix déjà lente et nonchalante en temps normal se prête parfaitement à ce genre de remix, dans la plus pure tradition Texane.
Smell My Cologne sort donc des mêmes machines. On retrouve quelques-uns titres les plus marquants de la discographie du groupe : Pourin’ Up, Knockin Doors Down ou encore la biblique Sippin’ On Some Sizurp avec nos amis du Tennessee. Ajoutez à cela une magnifique cover, toujours dessinée par le talentueux (et je pèse mes mots) dessinateur Hector Delavallée. Je vous recommande donc chaudement d’écouter ce Smell My Cologne sur souncloud ou en téléchargement.
J’ai cherché pendant de longues heures les raisons pour lesquelles une personne normalement constituée pouvait passer a coté d’un projet comme celui ci, en vain. Sois vous avez un minimum de bon gout et de lucidité, soit vous êtes définitivement un tas d’ignorants bornés et vous préférez continuez d’écouter de la musique de merde. Vous réglerez ça avec le patron quand il vous refusera l’entrée au parfais, c’est pas mon problème après tout, moi j’ai déjà mon billet première classe. Repose en paix Chad, veille sur nos pauvres âmes de la haut, ton eau de cologne ruisselle encore dans nos rues à jamais.
« De la neige, on en a pas vu comme ça depuis des années dans la cité. De la bonne neige, blanche, immaculée, qui enveloppe toute la grisaille des tours de béton et des squares sans arbre. De la neige qui fait le bonheur des petits pouvant enfin jouer à des jeux de gosses mais le malheur des paumés qui couchent dans les caves ou sous les porches gelés.
Cet hiver qui commence, est donc vraiment exceptionnel mais pas seulement à cause des chutes de neige impressionnantes qui recouvrent toute la région, non, il est exceptionnel pour moi parce que c’est maintenant que je réalise que les miracles, ça existe. Les miracles de Noël, comme dans un film américain bidon avec de vieux bonshommes et des petits enfants qui croient que le Père Noël existe.
Momo, c’était un drogué qui couchait dans la cave de mon immeuble. Il y a deux jours de ça, on l’a retrouvé raide mort sur les marches qui descendent à la cave. On a cru d’abord qu’il était mort de froid car le sous-sol de l’immeuble est très mal chauffé mais j’ai entendu dire qu’il était mort, en fait, d’une overdose. Une overdose d’héro.
Quand j’ai appris sa mort, j’ai d’abord hésité à venir vous parler. Vous comprenez, j’ai la reup comme on dit chez moi. J’ai peur. J’ai la certitude d’être le dernier à avoir vu Momo avant sa mort. Et maintenant que tout s’est passé comme ça c’est passé, je me rends compte que tout ce qu’il disait Momo, ça avait un sens. J’ai toujours pensé qu’il délirait, que toutes les histoires qu’il me racontait à chaque fois que j’avais le malheur de croiser son chemin, étaient le fruit des hallucinations générées par la shooteuse ou une surconsommation de 8-6. Vous savez ce qu’on dit, la 8-6, la bière des lascars, ça vous ramollit le cerveau.
Donc, si j’ai peur, c’est surtout parce que je crains qu’on me mette sa mort sur le dos. Je suis connu dans la cité pour refiler quelques doses à l’occasion bien que je préfère dealer du shit ou de l’exta que je considère comme des drogues douces et donc moins nocives. Enfin, c’est vrai qu’à l’occasion je refourgue un peu de coke et de l’héro. et bien sûr Momo fait. enfin, faisait partie de ma clientèle.
Croyez-moi ou pas, la veille de sa mort, je lui avais rien vendu tout bonnement parce qu’il prétendait qu’on allait le livrer. D’autres dealers, j’avais cru comprendre. C’est là que tout a commencé.
Intrigué et un peu mécontent que l’on vienne me choucrouter mes parts de marché dans mon secteur, j’ai commencé à cuisiner Momo au sujet de ces nouveaux revendeurs.
« Dis-moi, Momo ! Qui c’est ces connards qui vont te livrer ce soir ? Je lui demandais.
– C’est juste un mec. Mais le mec que tout le monde connaît, tu piges ?
– Non ! C’est qui ce mec ?
– Mais bon sang ! C’est Noël ! Tu piges pas ? J’ai fait un voeu et tu sais quoi ?. J’ai souhaité que ce soir j’ai la dose de ma vie, tu piges ?
– Vas-y, Momo, va pas te défoncer le soir de Noël, ça s’fait ap ! C’est sûr, je comprends que t’aies un coup de blues mais si ça peut te rassurer, moi non plus j’ai personne et je me retrouve seultout ce soir de merde ! T’as qu’à faire comme moi, fume-toi un oinj et va te pieuter. C’est le mieux à faire une nuit comme asse !
– Je peux pas, je t’ai dit ! J’attends le mec qui doit me livrer. »
Et j’avais beau le questionner mais il y avait rien à faire, j’arrivais toujours pas à savoir qui aller venir lui amener sa dose. Alors j’ai décidé de lui tenir compagnie au moins jusqu’à l’arrivée du dealer. J’avais de quoi le recevoir, du reste. Brad, mon pitbull garde du corps, que je tenais au bout d’une corde était là pour lui apprendre les règles du marché à ce voleur de clientèle et il était bien dans mes intentions de lui faire regretter son incursion dans le territoire d’Abdel. Vous me connaissez assez pour savoir que je suis quelqu’un de posé. mais bon ! J’ai mes limites, faut pas dépasser les bornes !.
Il était aux alentours de 11 heures du soir, on était installé sur un banc devant une aire de jeu déserte. On a attendu dans le froid. On a attendu une heure. Momo parlait peu mais des fois, il poussait de petits gémissements comme quelqu’un qui pleure, vous voyez, le genre dépressif à mort !
A minuit sonnante, je les ai entendues. Les clochettes.
C’était bien lui. Je dois bien admettre que je m’y attendais un peu. Momo me répétait que c’était le soir de Noël. Mais moi, ce genre de conneries, j’y crois pas. D’abord parce que je suis musulman et puis toutes ces histoires ont été inventées pour faire vendre de la camelote et s’empiffrer la gueule d’huîtres et de foie gras deux fois dans l’année.
D’accord, j’y croyais pas mais en levant les yeux, je voyais bien un homme en rouge avec une barbe blanche comme du coton, sur un traîneau tiré par quatre rennes qui faisaient tinter des clochettes. Et le tout flottant dans l’air. Une vision incroyable qui illuminait le ciel nocturne. Ouais, c’était le Père Noël qui passait au-dessus de nos têtes. Il s’est posé juste à quelques mètres de nous. Il est descendu de son traîneau et s’est approché. Mon chien s’est alors faufilé sous le banc et il a plus bougé comme pris d’une peur animale.
Le Père Noël a jeté un paquet cadeau à Momo en lui criant :
« Tiens, mon petit Momo ! Et bonne bourre ! » C’était une voix grave et pénétrante. Une voix de bon père, le père dont les enfants rêvent. Le père qui exhausse les voeux. Ensuite, il est reparti comme il est venu. À ce moment-là, j’étais comme anesthésié – peut-être à cause du froid. J’ai repris donc conscience comme on émerge du sommeil et je me suis levé précipitamment – mes jambes, engourdies, me soutenaient à peine. J’ai couru péniblement jusqu’à l’emplacement où avait atterri le traîneau et j’ai bien vu ses traces sur la neige gelée de la veille. Je me suis retourné pour demander des explications à Momo mais lui aussi, il avait disparu.
« Viens, Brad, on gicle ! »
La neige, lentement sur la cité, s’est mise à tomber. Et j’ai couru les yeux au ciel et j’ai gueulé dans la nuit blanche, silencieuse. Brad gueulait avec moi, dans sa langue de chien.
« ATTENDS, MEC ! J’EN AI PAS FINI AVEC TOI ! REVIENS ! »
J’avais la haine comme on dit chez moi. J’avais la haine parce que je venais d’assister à quelque chose que j’ai toujours voulu nier, vous comprenez ? Dans ces moments-là, malgré les preuves, on persiste à refuser les faits. Et je me suis mis à gueuler à travers la cité : «
J’étais tourmenté, déboussolé et triste. Je me suis assis sur une bitte en béton sur le parking de mon immeuble, les yeux toujours accrochés au ciel, je serrais mon klebs dans mes bras et je me suis mis à chialer. Oui, à chialer comme quand j’étais môme. Et j’ai marmonné : « Si t’existes vraiment; vas-y, fais moi un signe ! » Mais il se passait rien. La neige tombait de plus belle. J’étais pas bien et je ressentais une envie forte de me branler ; ça m’prend la nuit, quand j’ai des angoisses ! Je me suis dit : « Allez, laisse béton la neige, rentre chez toi, fais c’que t’as envie de faire, ensuite t’iras te pieuter pour oublier toute cette foutue histoire !. ».
Les mains dans les poches de mon cuir, le nez dégoulinant, je reniflais rageusement en traînant la patte. Je me suis dirigé vers l’entrée de mon HLM. Brad s’est mis alors à pousser des aboiements bizarres. « Qu’est-ce t’as toi ? » je lui demande. J’étais sur le point de lui balancer ma pompe dans la gueule pour le faire taire mais c’est alors que j’ai reconnu l’odeur. La neige qui tombait sur moi fondait pas. En fait, c’était pas de la neige qui venait blanchir mon blouson, non ! C’était de la cocaïne, monsieur ! De la bonne dropou, de la coco, de la neige ! Imaginez ma surprise ! J’étais comme fou, un miracle, le soir de Noël ! Le Père Noël venait de me faire un signe, il venait de me faire cadeau de plus de 200 grammes de coke que je récupérais en secouant le blanc sur mon blouson, quand je suis rentré dans ma piaule.
Vous pensez que je suis fou, docteur ?. Ou alors, vous pensez que je suis un mytho comme on dit chez moi. Un gars qui raconte des histoires à dormir debout pour se rendre intéressant devant ses copains. Si c’était le cas, j’aurais pas pris la peine de vous amener la poudre. Au moins ça, vous pouvez constater que je l’ai pas rêvé. D’ailleurs, depuis ce soir et surtout depuis la mort de Momo, j’ai décidé d’arrêter de dealer ces trucs. Momo, on peut pas dire que c’était le genre de garçon sage. C’était bien un pauvre type irrécupérable. Pourtant, si le Père Noël est venu pour lui, c’est qu’il souhaitait vraiment canner avec son produit. J’ai ma philosophie au sujet des types comme Momo. Il faisait partie de ces mecs, des crèves comme on dit, des crèves la vie. Incapables de s’adapter au monde réel, malades de la vie et qui un jour finissent par trouver le remède. On les retrouve morts d’un over-shoot, d’une balle dans la tête ou d’une super facture GDF. La vie pour Momo, c’était un calvaire insupportable. Tout ça, c’est bien triste. Mais bon ! Moi, en ce qui me concerne, je stoppe là, vous comprenez. Je me contenterai de dealer du shit ou des petits bonbons à l’entrée des boîtes, c’est moins criminel, je pense. De toutes façons, je vous laisse la preuve de ce que j’ai vécu le soir de Noël. Je vous remercie de m’avoir écouté. Au revoir, docteur !
« Les obsèques de votre femme auront lieu Mardi 28. Il est vraiment désolant de mourir d’un accident de la route un soir de Noël.
– Oui, oui ! Christine avait insisté pour venir passer le réveillon à la maison avec les enfants. Vous saviez qu’on était en instance de divorce. Enfin, c’est la vie. »
Le docteur Xavier Morel repose le combiné de téléphone et reste un moment le regard fixé sur le sachet blanc posé négligemment sur son bureau. Son dernier patient vient de le laisser là et il n’y a pas touché depuis. Il sourit, tire un tiroir de son bureau pour en retirer une petite cuillère et un tube en plastique, ensuite il ouvre le paquet et, avec la cuillère, il étale un peu de poudre sur le sous main de son bureau. Le tube dans le nez, il se penche et aspire fortement le produit.
Oui, pense-t-il en savourant la sensation qui traverse son corps, les miracles de Noël, ça existe ! Il soulève la photo encadrée posée sur son bureau sur lequelle il figure lui et ses deux enfants : Jean et Noémie. Maintenant, il se sent libre. Libre de profiter pleinement de sa vie, avec ses enfants à lui seul. « Merci d’avoir exhaussé mon voeu, Père Noël ! » dit-il à mi-voix. À la différence de son patient, il trouve que la poudre n’a pas d’odeur particulière. Il s’empresse de tout ranger dans son tiroir afin de continuer à donner ses consultations. Son dernier patient attend dans la salle d’attente. Il veut finir tôt. Aujourd’hui, les enfants sont chez leur grand-mère, la soirée, il a décidé de la passer avec Laure, son amante – une ancienne patiente. Cette femme souffrait depuis l’adolescence d’un manque de plaisir sexuel avec des partenaires qui faisaient usage du préservatif tandis qu’avec les autres, ceux qui ne prenaient pas de précaution, tout semblait lui convenir. Grâce à une thérapie appropriée, le docteur Morel a réussi à lui faire reprendre confiance en elle et dorénavant, ses blocages, liés à sa névrose, sont réduits à néant. La vie, pour Xavier Morel, est belle.
Dehors, la neige qui tombe en rafale vient blanchir les trottoirs. »
« La cucaracha, la cucaracha,
Ya no puede caminar;
Porque no tiene,
porque le falta
Marijuana que fumar.
»Traditionnel.
Joe Arpaio n’est autre que ce petit homme qui ressemble ingénument à ton grand-père, c’est à dire nez/fraise bulbeux, goitre simple, bajoues de bouledogue et regard de vieux Border terrier dressé pour entrainer la meute, sauf qu’il ne fréquente pas les boulodromes et ne donne jamais à manger aux pigeons, enfin aux pigeons à la plume basanée gazouillant l’espingouin pour rester dans le domaine animalier. Ce natif de Springfield (Massachussets), en 1932, va fêter ses 82 piges le bougre, et se qualifie lui-même de « shérif le plus dur d’Amérique ! ». Non, Arpaio ne frime pas, il a passé l’âge. Il pourrait même la boucler tant les chiffres parlent pour lui. Ces chiffres précisément qui prouvent que le shérif de Phoenix (Arizona) possède des statistiques de réussite incontestables en ce qui concerne l’immigration chicano et la délinquance … Des preuves ? Alors que la criminalité a baissé de près de 20 % dans le Comté de Maricopa entre 2004 et 2008, cette baisse n’est que de 8 % dans le reste des États-Unis. A n’en pas douter des résultats à filer des complexes aux Ministres de l’Intérieur et autres tyrans les plus narcissiques de la terre entière, seulement ce sont les moyens employés qui dérangent chez José Arpaio accusé de se livrer à un profilage racial systématique en Arizona … Portrait.
Du désert jusqu’à Joe Arpaio : l’angoisse constante de La Raza.
Attention ! Il est dangereux voire mortel de traverser le désert du Sud de l’Arizona. Des croix blanches plantées à même le sol cendreux sont là pour rappeler aux chicanos téméraires les dangers encourus quand il s’agit de marcher pendant des jours et des nuits dans un four qui peut atteindre les 60 degrés Celsius. Pour les plus résistants, ceux qui arrivent à bon port, ils leur restent un ultime rempart à franchir et pas des moindres: il s’agit de l’indéboulonnable Joe Arpaio, élu shérif du Comté en 1992.
Après avoir été agent spécial au sein du Bureau of Narcotics pendant 25 ans (devenu depuis la D.E.A, récemment brutalisée par Maxo Kream dans « Lewinsky ») Arpaio est poursuivit pour discrimination raciale et sexuelle par un de ses collègues de la DEA en 1981. Seulement, Joe a les appuis nécessaires pour continuer à perpétrer cette politique du mépris et de la terreur depuis près de 50 ans sans que quiconque puisse politiquement l’abattre. Il y avait notamment ce suprémaciste blanc d’Arizona, un certain Jason Todd J.T. Ready, à la fois ex-marine, co-fondateur du Neo-Nazi Socialist Movement, mais aussi « recovering mormon », lequel assistait fréquemment aux meetings chargés d’antagonisme de Joe avant de se suicider après avoir tué sa fiancé et trois membres de la famille de celle-ci.
Célébration du 18ème anniversaire de Tent City Jail [Quartier des femmes]
C’est rien de dire que la chicanophobie pollue chacun des atomes de son corps flétri à ce Eugene « Bull » Connor des années 2000. Il y a vingt ans, Arpaio a fait construire Tent City, prison dans laquelle 2000 détenus vivent en permanence en plein désert sous des toiles de tente, contraints de casser des cailloux dans la chaleur asphyxiante. « Travaux forcés ! » et « Magazines pornos interdits ! » affichent les panneaux à l’entrée du bagne.
Les Fédéraux mais aussi Barack Obama ont bien tenté de lui mettre les bâtons dans les roues, pourtant le shérif n’abdique toujours pas : « Ces gens là seront quand même arrêtés, parce que nous avons des lois locales qui continuent à s’appliquer. S’ils croient que je vais abdiquer ils se trompent ! » martèle-t-il, chapeau de mexicain enfoncé sur la tête… Une sorte de Jean-Claude Gaudin sous amphètes capable de massacrer le refrain intemporel de La Cucaracha pour moissonner quelques votes.
D’ailleurs, Arpaio a déclaré la guerre à Obama, enquêtant sans interruption sur l’authenticité du certificat de naissance de l’actuel président américain, l’accusant d’avoir dénaturé la loi fédérale sur l’immigration par pure démagogie électorale, à vrai dire s’assurer le vote crucial des Latinos sans lequel il aurait eu beaucoup plus de difficultés pour se faire élire. Les rappeurs chicanos Avenue Gangsters, Serio, Chingo Bling, Lil’ Chico et autre Yung Ridah ont beau monter au créneau et qualifier Arpaio d’enculé sur des beats dirty, les choses sont immuables à Maricopa. Malgré que la proportion des habitants d’origines hispaniques ait fait un bond de 45 % lors de la dernière décennie, c’est l’argent appartenant aux banlieues réactionnaire blanches de Phoenix qui décide du pouvoir. Indéfendable sur le plan juridique, cette initiative de harceler et de multiplier les délits de faciès cartonne au niveau politique, car rengaine conspirationniste très prisée parmi ses électeurs d’extrême droite où l’âge moyen est de 73 ans.
En fait, Arpaio est très lucide sur sa réputation de shérif/chasseur de clandestins : « Les Hispaniques me détestent car ils ont peur de se faire arrêter ! »
Tent City ou ‘pudrirse en la carcèl’ en sous-vêtements roses.
Non, Trent City n’est pas une prison comme les autres. Rien à voir par exemple avec Angola (Louisiane) où les prisonniers, afro américains en grande majorité, se muent en comédiens et jouent des pièces sur la vie de Jésus afin de postuler à un hypothétique rachat, à la rédemption. Ici, à Tent City, on se fait traiter de « wet back » (dos mouillés), d’ « enculés, de salopes de Mexicains » et on casse des cailloux comme au bon vieux temps des chain gangs!
Évidemment, Arpaio a été visé par une procédure du ministre de la Justice pour une série de violations des droits de l’homme commises à l’encontre de son cheptel de Latinos. Bref, rien ne semble inquiéter Joe, lequel, en vieux roublard, a infligé quelques raids nocturnes afin de vérifier la validité des papiers des portiers chicanos de l’hôtel de ville occupé par George Gascon, chef de la police de Mesa qui lui cherchait des noises.
Pour rajouter un peu de piment à cette sombre affaire, Joe Arpaio oblige les détenus à porter des sous-vêtements roses sous leur tenue à rayures blanches et noires, une façon de mieux contrôler les vols des slips boxer blancs par les détenus … Si un slip ou un tricot de corps disparaissent, le détenu se doit d’enfiler ces dessous roses, humiliation ultime pour un macho de chicano.
« Le public est mon patron ! » claironne-t-il, méchamment égotiste, à qui veut l’entendre. Du coup, le caleçon rose, Arpaio en a fait un des ressorts burlesques de ses campagnes électorales successives qui sentent toujours autant le sapin pour les chicanos, running gag qui participe à cette médiatisation dont il est le principal bénéficiaire depuis la sortie de son livre : « American’s Toughest Sheriff » en 1996.
Un clown du cirque médiatique accroché à vie à son calibre 50
Pour répondre aux Fédéraux qui refusent de coopérer, pour marquer le coup, Arpaio arrête 500 clandestins de plus en cette année électorale 20012. Escalade dans la provocation qu’il justifie par : « Vote hispanique. Année électorale. Je sers de repoussoir ! ». Pourtant, montré du doigt pour avoir négligé plus de 400 crimes sexuels commis dans le Comté, puis dénoncé par un rapport interne évoquant des années de corruption et de comportement répréhensible, Arpaio s’accroche au gouvernail du pouvoir à la façon d’un cap-hornier syrupé en pleine tempête. Du coup, la Raza se met à espérer un chavirage de son rafiot réactionnaire car il a de plus en plus de mal à arrêter puis à expulser ceux qui n’ont commis aucun délit depuis que Obama a assoupli la politique d’immigration.
Malgré l’image entièrement négative que lui renvoie sans cesse la presse, Arpaio continue à jouer sa partition démagogique pour son seul public de rupins de Phoenix et ça fonctionne toujours aussi bien… Il a collecté pas moins de 7 millions de dollars pour sa campagne et se voit bien rester shérif du Comté de Maricopa jusqu’à 90 voire 100 piges, même assis dans un fauteuil roulant avec un calibre 50 chargé à portée de sa main tremblotante…
Après avoir réclamé des drones au gouvernement pour stopper trafic de drogue et contrebandes frontalières diverses, c’est le cœur sur la main (l’autre sur son calibre 50) que Arpaio a proposé un menu spécial aux détenus de Tent City afin de célébrer dignement Thanksgiving de novembre 2013 – repas payant bien entendu : 5 oz. of turkey soy casserole (24 cents), 1 cup of mashed potatoes (12 cents), 1 cup of glazed carrots (7 cents), half a cup of fresh fruit (8 cents), 1 cup of brownies (which were donated), a dinner roll (4 cents), margarine (1 cent).
Atlanta continue sa route dans la course de la ville la plus prolifique de ce rap jeu. Qu’on aime ou pas le son de Géorgie, force est de reconnaître que l’effervescence perpétuelle de cette scène est fascinante. Il y a toujours des nouvelles modes, des nouvelles prods, des nouveaux flow, des nouveaux rookies. ATL bouillonne comme de la coke au bain-marie et c’est tout benef’ pour les amateurs de bonne musique que nous sommes.
Il y a à peine un an, je présume que très peu d’entre vous avaient déjà entendu des noms comme Migos, Young Scooter, Young Thug ou Peewee Longway. Toute cette joyeuse marmaille est en fait plus ou moins les derniers rejetons de la grande famille Bricksquad. Sorte de clan Corleone aux multiples entités, mais avec des dreads et de l’herbe dans les poumons.
Le tragique et définitif divorce entre les clans Ice Cream Cone et Waka Floqué n’ont heureusement pas eu trop d’influence sur les sorties, ni sur la qualité des différents projets des membres les plus éminents … ouf. Gucci et Waka devront se disputer la garde de Wooh Da Kid et consorts, mais quoi qu’il arrive, il y aura toujours des choses à se mettre dans les oreilles. Gucci étant d’ailleurs réputé comme étant un scout redoutable dans le sud : Waka, Scooter, Future, Zaythoven sont autant de noms que Gucci a plus ou moins poussé dans le grand bain, avec un sans faute à chaque fois. Les deux prochains de la liste sont Peewee Longway et Young Thug…
Si je devais vous expliquer qui est Young Thug, ou ce qu’est Young Thug en moins d’une minute, je vous dirais que c’est un genre de clone dégénéré de Future qui a trempé dans l’acide trop longtemps, comme Double-face. Sauf que lui, en plus de lui avoir grillé les neurones, ses cordes vocales ont aussi des grosses séquelles, ce que vous remarquerez à la première écoute. Sa voix si particulière fait que même sans connaître sa musique sur le bout des doigts on le reconnait parmi 1000. D’ailleurs, sa voix a une autre particularité : elle semble camoufler un léger accent qui à mon avis prend racine beaucoup plus bas que l’État de Géorgie. Ça ne m’étonnerait pas qu’il soit originaire d’un pays des caraïbes, d’après mes informateurs secrets, il serait originaire Haïtienne. L’intéressé explique que son « slang » est dut aux nombreuses femelles de différentes espèces qu’il a fréquenté… En tendant bien l’oreille d’ailleurs, dans son flow, son attitude et sa diction, on reconnaît des similitudes avec la musique jamaïcaine moderne, celle qui se rapproche le plus du rap. Sizzla et Capleton ne font pas partie de le même école que Vybz Kartel, pour vous donner une idée.
Refermons cette parenthèse culturelle et revenons-en aux faits. Le jeune natif de Jonesboro zone 3 a donc tout un arsenal d’armes blanches quand il rentre dans la cabine pour enregistrer. Il peut et sait quasiment tout faire. Le génial Loaded avec Peewee Longway (son alter-ego), Danny Glover extrait de la mixtape de Southside et TM88 (ces deux là ne font pas que boire du thé non plus au passage) : un mélange de nonchalance et une voix aiguë plaintive, presque comme des gémissements. Young pue la rue par tous les pores de sa peau, et en même temps on a l’impression que sa musique vient d’une autre planète. L’effet produit est un peu le même que celui quand on écoutait Future la première fois. Je me demandais qui était ce gars qui chantait sur ces refrains (seul Z-Ro avait ce privilège) fan de Jimmy Hendrix et qui ne jurait que par l’immensité de l’espace et le sirop pour la toux. Young Thug est un autre genre d’ovni mais tout aussi fascinant à écouter. Ça part vraiment dans tous les sens, des cris, des bruits on ne sait même plus vraiment : on frôle le génie et la folie pure at the same damn time. Il n’est définitivement pas tout seul dans sa tête. On sent que le bonhomme ne maîtrise pas tout ce qu’il dit ni ce qu’il fait, et je le soupçonne de prendre autant de drogue que Gunplay dans sa grande époque -des quantité astronomiques-. J’avais déjà évoqué le côté tribal voodoo de Chief Keef avec des titres comme Go To Jail : Thug, véritable tête de crackhead, boxe un peu dans la même catégorie.
Sans prendre le moindre risque on pourrait dire que Young Thug ne percera probablement jamais à grande échelle comme un Rick Ross ou Jay-Z , mais il est fort probable que son infini potentiel soit un jour exploité et maitrisé au mieux et que cela lui rapporte une grande quantité de benjamins franklin. Young Thug risque de tous nous péter à la gueule dans les prochains mois, et internet l’attend avec impatience. Rattrapez votre retard car c’est pour très bientôt. Prions pour que la sainte mère du Trap continue à mettre au monde des mutants aussi fascinants et atypiques, par amour pour la science et la bonne musique.
Je vous conseille l’écoute de sa dernière mixtape en date, 1017 Thug. Pour le reste, j’ai cuisiné un court mix d’inédits récents. Disponible en streaming sur soundcloud ou en téléchargement, directement prêt pour vos iTunes. L’artwork est fait pas le Garçon Emeraude Holos Graphein , as usual.
Kevin Gates est décidément bon partout ou il passe. Ce petit gravi les échelons rapidement, interdiction de s’endormir dessus. On aura surement l’occasion d’en reparler plus longuement …
En vérité y’a que 4 avis, mais comme la rubrique s’appelle « 5 avis sur », il faut lire cet article en imaginant un cinquième avis-fantôme qui est caché entre les lignes de cette page. Lire la suite « 5 avis sur l’album des Casseurs Flowteurs »→
Koh-Lantwitch, c’est la contraction de Koh-Lanta, et de Blair Witch. Un jeu de mots de grande qualité, comme seul ton webzine préféré sait en faire. Tu trouves cette intro rincée ? Alors ne lis pas la suite, car elle est du même acabit.Lire la suite « Siberia : Koh-Lantwitch »→
People ain’t been educated on fightin’ back unless it’s some street shit, like fighting your neighbors or beating up… fighting your family members, killing your best friend. And nobody like… fightin’ the government, the city. “What you mean, fight the city? You mean like… Houston against me?” – Willie D / Geto Boys
1/ « Mind Playin Tricks On Me » par Geto Boys
Titre emblématique des Geto Boys paru chez Rap-A-Lot (1991). A cet instant le rap est une affaire strictement new yorkaise. Les Geto Boys ont compris qu’il leur faut frapper fort pour se faire entendre au beau milieu de cette déferlante nordiste. Surfant sur le concept de l’errance mentale d’un déséquilibré déjà entrevu dans « Mind Of A Lunatic » les Geto Boys scrutent cet excès de schizophrénie à la loupe et entrent au pied de biche dans l’Histoire !(Depuis, samplé ou bien référencé dans le texte par Prodigy, The Notorious B.I.G, The Insane Clown Posse, The Clipse, The Game, Outkast, Lil’ Wyte etc… le titre a été classé au 45ème rang des « 100 Greatest Songs of Hip Hop ».)
2/ « Pimp Tha Pen » de DJ Screw Feat Lil Keke.
« Just pop in yo grey cassette / Turn up yo fuckin deck / Lend me your ear becuz the southside fina reck. » Lil Keke pousse la ritournelle pendant que le pygmalion du screwmix boulonne et déboulonne les encéphales syrupés. « Time don’t stop when you live by the clock. Seconds are hours, minutes are days. Screw slows them down. Mysterious ways. » explique-t-il au sujet de sa philosophie rap. Alchimie exclusive qui est en train de faire les beaux jours de la cassette grise, support à bande qui anticipe la mixtape et que l’on se passe de main en main, qui voyage de projects en projects, élevant titre après titre DJ Screw au rang d’icône .
3/ « One Day » de U.G.K. (1996)
Particule de l’album Ridin Dirty qui reste la meilleure vente du duo texan (distribué par Jive Records). « One Day » c’est la voix doucereuse de Ronnie Spencer qui survole le refrain et cette façon infiniment sudiste d’énumérer un à un les dangers de la rue et de demander aux parents de rester vigilants … Déontologie proche du « Christian rap » ou « Gospel hip hop » aujourd’hui totalement désuète dans le mainstream.
4/ « Psycho Thug ! » de Ganxsta NIP (1999)
Aucun doute, Ganxsta NIP est le Souverain de l’Horrorcore rap, le Prince du « Psycho sound ». Au tout début, Juicy J l’a admiré et plagié comme personne, aussi 3-6 Mafia lui doit tout ou presque … Présentement, le Raider Klan devrait lui élever une statue ! Après avoir bâti quatre albums essentiels réalisés chez Rap-A-Lot et frôlé le dépôt de bilan le jour où on a trouvé une de ses cassettes dans l’autoradio d’un jeune thug qui vient d’abattre un flic, Ganksta NIP change son pseudo initial en « Ganxsta » et décide voler de ses propres ailes … Non, pas de retournement de veste chez NIP, c’est pas le genre de la maison, il est toujours un résident de ce South Park chaud comme l’Enfer et continue à explorer le concept Psycho qui l’a élevé au rang de Légende texane … Psycho 4 Life 4 NIP !
5/ « Sittin Side Wayz » de Paul Wall Feat. Big Pokey (2005)
Après avoir tenté l’aventure avec son ami d’enfance et compère de Color Changin Click, Chamillionaire, Paul Wall retourne la queue entre les jambes chez Swishahouse et sort son premier projet : The People’s Champ.
En fait, Wall est blanc, porte des grillz et rappe aussi bien sinon mieux que n’importe quel rappeur Noir de H-Town … Jusqu’à « Sittin Side Wayz » les rappeurs blancs sudistes n’étaient pas légion. Nul doute que Paul Wall a décomplexé tous ces gamins à la face de craie qui rêvaient timidement de se confronter aux Ogres couleur corbac du Dirty South … Autant le géorgien Bubba Sparxxx a souffert de son image de redneck mal embouché, autant Wall bénéficie d’une telle aura qu’il va faire sauter les verrous de la chiourme qui maintenait le lobby blanc en détention. Depuis, d’autres ont franchi les barbelés de l’anonymat : Lil Wyte, Yelawolf, Rittz, Riff Raff etc …
6/ « Ridin’ » de Chamillionaire Feat. Krayzie Bone (2006)
1er du Hot 100, 7ème du Hot R&B/Hip Hop Songs, N°2 du Hot Rap Tracks …
Autant dire, un vrai miracle pour Chamillionaire qui pensait pourtant avoir raté le bon wagon en cette fin d’année 2005. En effet, Swishahouse, son label formateur, a explosé à la face du monde et c’est en solitaire que Cham a sorti The Sound Of Revenge comme d’autres sortent leur pitbull pour le faire pisser. Et là, un truc totalement imprévu se passe : « Ridin’ » qui ergote sur le profilage racial et les flics corrompus cartonne, se vendant à coup de millions pour les sonneries de portables. Éclipsant du coup tous les héros de la ville qui avaient fait le buzz l’année précédente — notamment Paul Wall. Une leçon de rap, mais aussi une leçon de vie pour tous ceux qui se pensaient à l’abri dans l’ombre étouffante de leurs prestigieux labels.
7/ « No Help » Trae Feat Z-Ro (2006)
Les parcours de Trae et Z-Ro sont indissociables. A la fois cousins de sang et membres fondateurs de Guerilla Maab et de Assholes By Nature (ABN), les deux mastodontes connaissent mœurs et vicissitudes du jeu local comme le fond de leurs poches. En 2006, ils sont devenus ces héros de la jungle houstonienne, néanmoins dépendants de leurs petits tracas journaliers … C’est à dire se retrouver (enfin) seuls pour fumer quelques têtes bien grasses, compter les biftons et rapper à la vitesse d’une voiture de flic lancée, sirène-gyrophare hurlant, à pleine allure sur la North Sam Houston Tollway …
8/ « Leanin’ » de Slim Thug Feat UGK (2009)
Ici, le Boss of The Bosses pose avec les ol’ tymers libertaires – Bun B et son acolyte Pimp C qui a lâché la rampe en 2007 – Autant dire que cette passation de pouvoir ne se fait pas dans l’acrimonie, dans la nostalgie. Pour l’occase, on a sorti flonflons, cocktail pourpré qui rend pseudo-cool, weed, chromes rutilants et rimes badines … D’ailleurs Slim Thug confirme qu’il appuie sur le champignon car putain d’urgence il y a : « Drank and dro got me floss mode, doin’ 100 on the toll road / Pimp and Bun runnin’ right behind, pieced up with the grill shine. »
De son caveau de Greenlawn Memorial Park, bien qu’embaumé au Banana Split, nasillard, C le Pimp s’autorise une dernière petite saillie : « Smelling like Bar 9 cologne, gotta billion dollars out my microphone / Slab crusha, dome busta / Promethazine mixed with the tussa / We call it banana split, choose a pimp ho I’m legit. »
Quant à Bun B, il nous rappelle qu’il est ce bon vieux gladiateur encore capable de se jeter dans la fosse aux lions … Montrant à ceux qui ferment impunément les yeux que respect et hiérarchie, galvaudés ailleurs, feront toujours partie des fondements du Leanin’ Rap made in Screwston : « You’ll leak coming out the candy, die where you standing simple and plain / I’m a gangsta baby not a baby gangsta, I’m overgrown it’s understood. »
9/ « What I Be On » de Devin The Dude (2010)
Rien depuis ses débuts avec Odd Squad chez Rap-A-Lot [Fadanuf Fa Erybody !! 1994] n’a jamais pu faire dévier Le Dude de son chemin. Évidemment, Le Dude s’est toujours assis sur toutes ces histoires de faux gangsters, préférant s’épancher sur les plaisirs simples de la vie : la fesse, le gorgeon et la weed ! Que dire de plus qui n’a pas été dit concernant cézigue ? Sinon que le génie de Devin « Back Door Man » The Dude réside dans ces bribes de What I Be On « I stay on my Ps and Qs / I stay on my weed and booze … » Flegme absolue, second degré, humour potache, Le Dude enfume tout son monde avec l’élégance, la poésie et l’espièglerie de cet éternel gamin du hood qui a décrété que « rien n’est vraiment sérieux dans ce bas monde » !